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Emglev Kevredel Breizh
Alliance Fédéraliste Bretonne

Difenn ar boblañs Vreton
Promoting the Breton people
Défense et promotion de la population Bretonne


ABP

lannAn AFB-EKB a-enep da wanaat al Lezenn an Aod

[C'hwevrer 2017]

Istor al lezenn
Lezenn an aod a zo bet votet a unvouezh gant parlamant c’hall d’an 3 a viz genver 1986. Heuliañ a ra un nebeut esaeoù evit mestroniañ ar sevel kêrioù war an aod hag a oa bet votet en amzer kent; met an aeseoù-se ne aotre ket enebiñ ouzh dielloù ar se vel kêrioù. Hervez sontadurioù nevez embannet (sontadur IFOP 2014 embannet er gelaouenn Sud Ouest Dimanche) e vefe war-dro 90\% a c’hallaoued a vefe a-du evit ma chomfe lezenn an aod evem m’emañ hiziv.

Al lezenn-se en deus lakaet harp da raktresoù divent sevel tier pe porzioù. Diwall a ra hiziv an deiz an aodoù eus ar sevel kêrioù fall-mestroniet. Lakaet en deus war well pennreolennoù a-bouez evel saveteiñ lec’hioù naturel, nac’hañ pikouzadur ar vro pe c’hoazh implijañ an douaroù en un doare arboellus. Dalvezout a ra al lezenn d’ar c’humunioù arvorek eus ar morioù, ar meurvorioù, an aberioù, ar morc’haoloù, da lennoù sall hag eus tachennoù dour amuioc’h a 1000 hektar a c’horread.

Astennadur ar sevel kêrioù a c’hell bezañ graet e doareoù disheñvel hervez al lec’hioù :

  • bandenn a 100 m en diavezh eus ar takadoù kerieket : Difennet eo sevel savadurioù a bep seurt
  • takadoù dija kerieket : aotret eo da reneveziñ, gwellaat hag adsevel savadurioù dija graet
  • astennadur ar sevel kêrioù : astennadur ar sevel kêrioù a dlee bezañ graet e kendalc’h ar c’herioù hag ar c’heriadennoù hag a zo anezheo pe a c’hell bezañ graet dre keriadennoù bihan nevez enframmet e-barzh an endro gant ma vo doujañs ouzh an endro
  • astennadur bevennet ar sevel kêrioù e-barzh takadoù tost eus an aod : an astennadur-se a dlee bezañ diskleriet e bal er PLU dre ar rak hag ar perak bezañ tost eus an aod

Ar pezh a zo c’hoarvezet nevez zo
Al lezenn kinniget nevez zo gant ar PS diwar-benn reizhañ takadoù an aod ouzh cheñchamant an hin a zo bet enkemmet gant ar senad d’an 11 a viz genver 2017 :
An enkemmad kentañ a aotre bremañ da sevel savadurioù nevez war tachennoù douar libr eus ar c’herioù hag eus ar c’heriadennoù.
An eil enkemmad a aotre staliañ obererezhioù an avor tost eus an aod ha astenn ar sevel kerioù en diavezh eus ar bourkoù ha keriadennoù a zo anezho.
Ur sinadeg en-linenn a-enep an enkemmadoù-se en deus rastellet muioc’h a 150 000 sinadur en ur ober un nebeut devezhioù.
En despet eus se en deus kadarnaet ar parlamant an enkemmad kentañ d’an 31 a viz geñver.

O vezañ a-du kreñv evit difenn an efedusañ possubl an aodoù Breizh, an AFB-EKB a jomo skoazh-ouzh-skoazh gant ar gevredigezhioù o enebiñ ar c'humunioù o dije c'hoant gwanaat al Lezenn an Aod.

L'AFB-EKB refuse les tripatouillages de la Loi littorale

[février 2017]

Historique
La Loi Littoral a été votée par le parlement français à l’unanimité le 3 janvier 1986. Elle fait suite à des tentatives de maîtrise de l’urbanisation littorale votées antèrieurement mais qui n’avaient pas la capacité de s’opposer aux documents d’urbanisme. Selon des sondages récents (sondage IFOP 2014 paru dans Sud Ouest Dimanche) environ 90\% des français sont favorables au maintien de la loi littoral telle qu’elle est. Cette loi a ainsi apporté un frein aux grands projets immobiliers ou portuaires. Elle représente aujourd’hui l’intérêt de protéger les côtes d’une urbanisation mal maîtrisée. Elle a fixé des principes fondamentaux : la sauvegarde des espaces naturels, le refus du mitage du territoire, ou encore l'utilisation économe de l'espace. La loi s’applique aux communes riveraines des mers, des océans, des estuaires, des deltas, des étangs salés et des plans d’eau de plus de 1000 ha. L’extension de l’urbanisation peut se faire de manières différentes selon les zones du littoral :

  • bande des 100 m en dehors des zones non urbanisées : interdiction de toute construction et installation nouvelle
  • espaces déjà urbanisés : sont autorisés la rénovation, la réhabilitation, l’amélioration et la reconstruction de l’existant
  • extension de l'urbanisation : L'extension de l'urbanisation doit se réaliser en continuité avec les agglomérations et villages existants ou en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement, sous réserve de respecter ces espaces.
  • extension limitée de l'urbanisation dans les espaces proches du rivage : l’extension doit être justifiée dans le PLU par l’obligation de se situer à proximité du rivage

Développements récents
La nouvelle loi proposée par le PS concernant l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique a été amendée par le sénat le 11 janvier 2017 :
Le premier amendement autorise dorénavant les constructions dans les dents creuses des villages et hameaux.
Le second amendement donne la possibilité d’installer des activités nouvelles dans les zones proches du rivage» et autorise «l’extension de l’urbanisation en dehors des bourgs et villages existants.
Une pétition en ligne contre l’introduction de ces amendements a recueilli plus de 150 000 signatures en quelques jours.
Malgré cette pétition l’assemblée nationale a validé l’introduction du premier amendement le 31 janvier 2017.

Parce qu'elle entend défendre et protéger un littoral breton trop souvent défiguré, l'AFB-EKB s'opposera, avec les organismes sensibilisés sur cette question, aux municipalités qui remettraient en cause cette Loi du littoral.

lannPour un redécoupage des Régions

[Janvier 2017]

L'AFB-EKB partage entièrement les vues du Président des Géographes de Bretagne, Jacques Lescoat, telles qu'il les a exprimées dans le Télégramme du 21 janvier. Le découpage en 13 régions imposé par la présidence Hollande, sans aucune concertation préalable des représentants des territoires concernés, n'a aucun sens ou plutôt n'avait pour seul objectif de faire perdre leur identité aux régions et donc de les affaiblir face au pouvoir central : l'inverse d'une régionalisation réussie.

Les cas de l'Alsace et de la Bretagne sont particulièrement significatifs. La première se retrouve dorénavant noyée dans un ensemble hétéroclite où son nom ancestral disparaît. La seconde, amputée de son département le plus peuplé et le plus puissant sur le plan économique se retrouve au dixième rang des nouvelles régions avec un PIB inférieur de moitié à celui de la région parisienne. Décidée par de hauts fonctionnaires et des politiques de l'entourage Hollande, la manœuvre était limpide : éviter à tout prix l'émergence d'une Bretagne cohérente et unie, manœuvre devant laquelle Jean-Yves Le Drian, contrairement à la présentation biaisée présentée à l'opinion publique bretonne, s'est prêté : s'opposer à la fusion des 4 départements bretons et des Pays de la Loire n'est pas œuvrer sérieusement pour une Bretagne réunifiée.

Les prochaines élections présidentielles sont le moment propice pour annuler le découpage Hollande et travailler à une nouvelle carte des régions en accord avec les réalités géographiques et la volonté des populations concernées.

pluennChantiers STX Saint-Nazaire : lettre aux présidents de la région Bretagne et du département de la Loire-Atlantique

[Octobre 2016]

Messieurs,

Vous avez, sans nul doute, appris récemment que l’actionnaire coréen majoritaire des Chantiers STX à Saint Nazaire (ex-chantiers de Penhoet) se trouve dans l’obligation de vendre ses participations. Trois consortiums se sont, à ce jour, déclarés intéressés. Il s’agit, en Europe, du groupe néerlandais Damen et du groupe italien Fincantieri. Un troisième acquéreur potentiel, basé en Asie et majoritairement chinois, s’est aussi manifesté.

Vous savez aussi que ces chantiers ont un carnet de commandes bien rempli pour les dix prochaines années, grace à la construction de navires de croisières. Il faut noter que la construction navale occupe, juste après les industries agro-alimentaires, la seconde place de l’export breton. Elle constitue de ce fait un pôle stratégique majeur.

Il ne vous a pas échappé non plus que le tribunal du district central de Séoul, chargé de désigner de nouveaux acquéreurs pour le site de Saint Nazaire, vient de reporter sa décision au 11 novembre prochain.

En qualité de premiers responsables de la vie économique dans notre région, ces évènements, sans nul doute, ne vous ont pas laissé indifférents. Aussi ne pensez vous pas qu’il serait opportun pour vos deux entités d’étudier ensemble les modalités rendant possible une entrée au capital de STX Saint Nazaire ?

Ce serait là une façon de projeter au niveau international une image très valorisante des milliers de salariés bretons employés sur ce site et ne pourrait qu’avoir des retombées positives pour la Bretagne toute entière.

Enfin nous saisissons l’opportunité de ce courrier pour vous demander de réactiver la commission mixte chargée de renforcer, par des réalisations communes, les liens entre vos territoires respectifs. Nous y verrions là un signal concret, en réponse aux souhaits maintes fois exprimés par la majorité de nos compatriotes, en faveur du processus de réunification de la Bretagne.

Dans l’attente de connaître rapidement vos intentions, nous vous prions, Messieurs les Présidents, de croire à l’assurance de notre parfaite considération.

lannEntrer au capital de STX : une opportunité pour la Bretagne ?

[Octobre 2016]

On vient de l’apprendre, l’un des principaux actionnaires coréens des Chantiers STX à Saint Nazaire -ex-chantiers de Penhoët- est dans l’obligation de vendre ses parts. Or ces chantiers ont des commandes pour les dix années à venir.

Déjà un consortium néerlandais et un autre italien sont sur les rangs.

Nous faisons un appel auprès du Conseil régional de Bretagne pour qu’il s'associe à celui de Loire Atlantique (premier des départements bretons par sa démographie et son poids économique, faut-il le rappeler) afin d’étudier ensemble quelles modalités pourraient prendre une entrée au capital de cet emblématique chantier qui, grace au savoir-faire et au talent de sa main d’œuvre, concourt à la renommée mondiale de la péninsule bretonne.

L’AFB-EKB, dans un prochain courrier, va s’adresser aux Présidents Jean Yves Le Drian et Philippe Grosvalet pour connaître leurs intentions.

lannL'enseignement du breton connaîtra t-il la "Falaise de Sénèque" ?

[Octobre 2016]

Si on se réfère aux chiffres de la rentrée 2016, la progression des effectifs dans l'enseignement du breton peut donner un faux sentiment de satisfaction.
Un examen plus détaillé doit, cependant, nuancer ce jugement parce que, bien que les effectifs augmentent légèrement, cette croissance est en décélération permanente depuis le début des années 2000. La courbe verte traduit ce phénomène.

Les symptômes sont là. Nous devons déceler les facteurs qui pourraient anéantir tous les efforts accomplis depuis 40 ans. La décennie 90 a vu une progression des effectifs de 18% en moyenne. Sur la décennie 2000 elle est de 8.7% et sur la période 2010 à 2016 elle fléchit à 4%.

Le graphique ci-dessus indique donc cette tendance de perte de vitesse sur les 15 dernières années et si on extrapole l'"effet Sénèque1" est à craindre, lequel traduit un rapide déclin.

C'est sur ce risque que la société civile entend interpeller vigoureusement les élus en charge de la politique linguistique et culturelle au Conseil Régional.

L'AFB-EKB partage entièrement les craintes de Breizh Impacte présentées dans le journal Le Telegramme du 04/10/16. Elle soutient ses propositions pour une vigoureuse relance d'une politique linguistique en faveur de la langue bretonne, seule option pour nous hisser au niveau des régions citées. Trois axes majeurs doivent inspirer cette relance :

  • Vote par l'Assemblée Régionale de Bretagne de la Charte Européenne des Langues Minoritaires,
  • Mise en route d'un plan médias grand public accessible sur l'ensemble de la Bretagne,
  • Régionalisation de l'enseignement.

1L'effet Sénèque ou falaise de Sénèque est une notion utilisée dans la dynamique des systèmes, les données historiques ont montré l'effet Sénèque dans l'effondrement d'une civilisation, d'une société ou encore d'une ressource.

lannExtraction de sable coquillier : emblématique de la mal-gouvernance parisienne

[Septembre 2016]

Le feuilleton de l'extraction de sable-coquillier sur le site de Tossenn ar Gorjegoù au large de Trebeurden est emblématique de la façon dont la France est gouvernée.

En effet, sans chercher à se situer dans un camp ou dans un autre, on se doit de noter que cette question qui ne concerne que les Bretons aurait du être traitée sur place par une concertation avec toutes les parties concernées. Au lieu de celà on a assisté à une confiscation du sujet par le pouvoir central pour le confier aux "bons soins" des cabinets ministériels où règne l'Enarchie. Cette façon de faire est la négation de ce que devrait être une gouvernance démocratique basée sur le principe de subsidiarité.

Ce qui étonne c'est de constater que nos élus s'empressent à conforter ce système en se rendant à chaque fois à Paris pour "avoir un entretien avec le ministre et lui faire part de nos préoccupations". Ainsi après avoir rencontré l'un (M Macron, pour le nommer) ils s'apprètent à rencontrer l'autre (Mme Royal) qui nous dit déjà sa totale opposition avec les décisions de son ex-collègue. On croyait pourtant savoir, qu'il y a peu, ils siègeaient, dans le même gouvernement. Bel exemple de solidarité gouvernementale à la sauce Hollande !

Notons au passage que ces allers-retours Tregor-Paris-Tregor n'aident certainement pas à faire des économies dans un temps où on incite le contribuable à être vertueux, autrement dit à supporter une fiscalité exhorbitante.

Faut-il que la Bretagne rabougrie1, réduite si on considère le PIB à une pitoyable dixième place sur la liste des 13 nouvelles régions instituées, sans concertation aucune, continue à courber l'échine ? Pourtant son histoire, sa culture originale, son potentiel économique et humain, devraient lui faire légitimement jouer un rôle de premier plan dans le concert des nations européennes. Redonner aux régions, à la Bretagne en tout premier lieu, des pouvoirs de décision et une assise financière conséquente doit constituer l'un des enjeux2 de l'élection présidentielle de 2017.

1 "rabougrie" depuis le décret Pétain de Juillet 1941 qui en a détaché son département le plus industrialisé et le plus peuplé, la Loire Atlantique.
2 relance vigoureuse de l'emploi, sécurité sont tout autant des enjeux majeurs.

lannCrise latière

[Août 2016]

L'Alliance Fédaraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh apporte son soutien aux producteurs de lait sur l'ensemble de la Bretagne engagés dans un bras de fer avec Lactalis pour obtenir, non pas des subventions, mais une juste rémunération de leur travail.
En fixant arbitrairement le prix du lait à 257 € les 1.000 litres le groupe Lactalis les accule à la faillite alors que dans le même temps son chiffre d'affaire atteint les 17 milliards € et qu'il se refuse à publier ses bénéfices.

Cette crise liée à une surproduction européenne doit être traitée au niveau européen. Les agriculteurs bretons doivent donc aussi alerter le Conseil de l'Europe pour mettre en place une harmonisation des charges et des taxes qui régissent la profession ainsi qu'un organisme commun de régularisation de la production.

Nous constatons que pour l'heure le Président de la Région, Jean Yves Le Drian, ne s'est encore pas manifesté pas plus que son collègue de Loire Atlantique, Alain Grosvalet.

lannFIL, cru 2016

[Août 2016]

Dimanche 14 août, 20 heures 55, devant FR3 et une bonne "Britt" à la main, nous voilà parés pour assister en direct à l'Abadenn Veur de ce cru 2016 avec comme invités d'honneur, les Aussies*.

Tout le monde n'était pas à Lorient.

D'emblée je tiens à prévenir mes lecteurs que les appréciations qui suivent n'engagent que notre personne et... celle d'une nièce breto-danoise qui en connait un rayon sur l'Andro, la Ridée, le Rond de St Jean ou encore le Kas a-barh puisqu'ayant passé toute sa jeunesse en Presqu'île guérandaise en tant que l'un des piliers indéfectible des deux cercles celtiques du coin. Je dois aussi avouer qu'à l'opposé de son tonton adoré elle possède l'oreille musicale.

Nous voilà donc, bien avachis, dans nos sofas prêts à apprécier cette soirée bénie par une météo admirable qu'annonçait depuis deux jours le bon vent de suet, le vent qui fait mûrir le Muscadet et permet aux bancs de Sardines de venir fôlatrer sur les côtes du Bro Gwened avant de mettre cap droit au nord sur la Cornouaille brittanique à la longitude de Lokemo.

Mon billet se voulant sans façon, nous vous donnerons nos impressions sans bien se soucier de l'ordre chronologique ni trop entrer dans les détails. La succession des " Britt" nous met évidemment dans un état d'apesanteur où le déroulement des minutes n'existe plus : nous sommes pleinement dans l'instant ! Du coup on ne raffine plus.

Tiens, voilà le Pipe Band venu tout droit du nord de l'Irlande : tenue impeccable, tout le monde avec son drapeau au couleur de l'Irlande ...euh non, quelques uns portent la croix rouge de Saint Georges sur fond blanc avec un petit truc supplémentaire. Mais oui, on a compris : c'est à cause du Brexit ! Mais pas le temps de creuser la question parce que déjà des danseuses écossaisses avec des chaussettes bleues, brunes, rouges sacrément bien accordées aux couleurs de leur petites vestes courtes et cintrées. Dis donc, j'aimerais bien avoir des chaussettes pareilles pour aller à la Bécasse, l'hiver prochain. Er du sikker paa at det er en af pigerne du skulle ikke ud efter paa i neste vinteren, Tonton** ?

Andy Gills and co.

Cyril Feraud, le jeune et talentueux présentateur, a déjà démarré sur autre chose : cette fois-ci c'est du "lourd", Andy Gills le grand champion de la Cornemuse accompagné de sa femme rencontrée lors d'un FIL précédent, de la petite dernière*** en chaussettes rouge bordeaux et veste itu et du fils, tambourin bleu sous le coude. Cyril a l'astuce de nous donner un avant goût du spectacle à venir en demandant à la petite de se lancer dans une danse "scottish" rythmée par son frère et déjà en quelques secondes on sent là que la famille Gills ne nous décevra pas.

À propos de déception, et on vous garde la plus grande pour le presque final de cet article, ce sont les Asturiens qui ont déclenché nos commentaires dévalorisants, pas trop quand même. D'abord, comme a dit la nièce, est-ce que les Asturiens sont des Celtes ? C'est que, attention en Scandinavie, on a les idées bien claires là dessus ; on sait de quoi on parle parce que c'est chez les "vrais celtes" que les Vikings se fournissaient en esclaves. Les Vikings n'étaient pas fous, ils choisissaient les meilleurs, ikke sandt ? Or les annales viking ne mentionnent jamais l'Asturie. C.Q.F.D.. Non, et puis "ils dansent un peu foutoir" tandis que que les Galiciens, ah eux c'est autre chose. Que ce soit Lume de Biyoei, Cantigas de Frores ou Malante on ne peut pas les confondre avec les espagnols, drôlement bien "pur jus" leurs chants, leur accompagnement par un ch&eolig;ur de femmes aux tambourins-chamanique, leur agencement des couleurs et leur coordination impeccable.

Et on remet celà avec un Pipe Band style Highlanders virils prêts à fondre sur ces Anglais fourbes et jaloux ou sur une forteresse Pathan au fin fond de l'Indou Kouch. Ah, le grand moustachu avec son "Quick, march" et là entre le tonton, la tante et la nièce il ya eu divergences graves : "Quick, march" ça veut dire "marche ,rapide" a dit le Tonton. Mais non ,mais non ont tenté d'expliquer la tata et la nièce, ça annonce que le Pipe-Band va bientôt lancer un air. Une autre bière Tonton ?

Mélange des cultures réussi chez les Kiwis.

Fini d'ergoter, voilà les invités d'honneur du Festival, les Australiens et... les Kiwis (ça c'est pour les inconditionnels du Rugby). Là encore, énergie, fidèlité à l'esprit des origines et puis une belle surprise que les "politiquement corrects franco-intello" préconisent tant : le mariage des cultures. Une chanteuse couverte par un long manteau de cérémonie maori fait de plumes lance une ballade entourée d'un essaim de jeune danseuses-papillons aux grandes ailes d'or qui se déploient, virvolent et se referment tour à tour. Le chant est ample entraine à la rèverie magnifiée par l'accord de la musique et les fées tourbillonnantes. Tout le monde tombe d'accord : quelle nouveauté, quelle classe. On est pas des ploucs dans la famille celte ! La Highland Dance Company avec son lot de gentils minois au top vient confirmer son immense succès sur les scènes de l'hémisphère sud et lors de leurs déplacements ailleurs dans le monde.

Re Pipe Bande avec Andy Gills, accompagné à l'unisson par l'excellent Brass Band An Oriant pour entamer une dynamique et mélodieuse "A march toward Gilbraltar". Pas facile pourtant. Andy une fois encore montre toute sa virtuosité et son immense talent.

Et puis Orla, qui était peut être passée avant ou après les Kiwis peu importe. Là encore c'est du brut de décoffrage, une belle femme avec une voix qui porte la langue gaëlique, loin des "minauderies à la Carla", et qui nous transporte dans le Connemara, amas de rocs grandioses, air du large et âpreté des espaces.

Mélange des cultures, façon "bidochons".

Mais on commençait à être trop gatés, on avait pas eu l'occasion de nous déchainer. Heureusement la Kevrenn des Indes nous a tout de suite mis dans le bain nous fournissant une bonne pinte de bile, bien noire. Là le dénommé Fabrice a sorti le gros calibre avec sa pompeuse "création Soleil d'Orient". Ah l'ambitieux mélange des cultures qui prétendait nous ballader de l'Afrique de l'est à l'Inde du Sud en passant par la Réunion et Madagascar. La chose nous fut précédée d'un porte étendard cacochyme à l'allure égarée, sanglé dans une serpillère dorée, s'égaillant de-ci de-là, pas de doute sous l'effet d'une consommation exagérée de chouchenn. Derrière lui une masse cacophonique informe plus ou moins vociférante aux injonctions d'un petit Indou "ken treut hag un orjalenn"****, se voulant réminiscence des délicieux petits orchestres nomades du Radjasthan. On pouvait distinguer dans ce maelstroem**** des coeffes lorientaises portant, au lieu de leur tablier ouvragé habituel, un morceau d'étoffe jaune saffran ou rose, hag er joej ! et puis de grands gars habillés de tenues blanches comme lors des fêtes de la San Fermin à Pampelune sauf que leurs ceintures au lieu d'être rouges tiraient sur l'or-safran ou l'inverse. Eux aussi courraient dans tous les sens (pennoù-diboell) avec des mouvements saccadés des bras d'avant en arrière du genre que font les karatekas ou les girls de Patrig Sébastien dans son show du samedi soir : "ah, s'qu on est serrés dans cette boîte, disaient les sardines, disaient les sardines etc...". On se gardera d'oublier un percussioniste (très bon d'ailleurs) qui essayait de dominer le vacarme ambiant sur un rythme de Maloya qui désarçonnait totalement nos porteuses de coeffes et les incitait à tenter des roulements de hanche aussi réussis que peut le faire un balais. La nièce est allée frénétiquement sur Google et nous a donné le nom de la chorégraphe qui avait entrainé ces demoiselles et leurs galants : une certaine Florence Boyer. Du coup le contenu du canapé a explosé : "grotesque, prétentieuse singerie, divalo, elle est où la sensibilité bretonne dans ce barnum boursouflé et franchouillard ? etc...etc.... Et tout le monde a plaint le bagad embarqué dans cette mascarade. On a été obligé d'ouvrir une bouteille de jistr, pas du c'hwer, du bien jaune et bien sec, celui du cousin de Sant Avoye dans le Bro an Alre pour refaire tomber la pression. On voulait quitter, dame !

Le monde celte vibre encore.

On a quand même bien fait d'attendre un peu parce que quand le Bras Band An Oriant, les Pipe Bands, le Bagad de Lann Bihoué, l'Aber Valley Male Chor (et là il a donné toute sa mesure), le majestueux Andy et un tas d'autres encore ont repris dans un ensemble parfait, ou terme encore plus approprié en communion parfaite, l'Amazing grace, dans la lumière bleutée de l'énorme chapiteau du Moustoir, le moment a été magique. La nièce s'est déclarée vraiement contente de se retrouver en Bretagne ce soir là. Ya, vi er allesamen et rigtige keltiske folk. Skaal, Yec'hed mat !

*Australiens
**Es-tu sûr que ce ne serait pas plutôt une des écossaises que tu voudrais emener à la Bécasse l'hiver prochain,Tonton ?
***devenue la mascotte du Festival pour avoir crânement "assuré" en tête du groupe Keltica tout au long de la Grande Parade.
****aussi maigre qu'un fil de fer
***** nom d'un tourbillon créé par un très fort courrant en Norvège.

lannDisparition de Michel Rocard

[Juillet 2016]

L’Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh se déclare attristée par la disparition de Michel Rocard. Elle salue le grand politique honnête, non conformiste, intègre et innovateur.

Elle tient à rappeler son rôle majeur dans la résolution de la grave crise politique survenue en un temps en Nouvelle Calédonie. C’était aussi un ardent défenseur de la décentralisation qui avait tenté, ce que l’opinion publique bretonne ignore, d’imaginer aux cotés de bretons (le Professeur Person, grand africaniste entre autres) qui partageaient ses vues, un nouveau statut pour la Bretagne. Sa résidence à Montsarrac, au bord du Golfe du Morbihan lui avait permis de mesurer la singularité du peuple breton. Malheureusement il devait, dans les circonstances que l’on connait, abandonner son poste de premier ministre.

Nous saluons aussi le partisan convaincu d’une Europe plus fraternelle et plus juste qui se refusait aux postures simplistes et caricaturales.

Nous adressons à sa famille nos respectueuses salutations.

lannIssue de la consultation Notre Dame Des Landes

[Juin 2016]

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh se félicite du résultat de la consultation qui s'est déroulée en Loire-Atlantique au sujet de l'aéroport de Notre-Dame des Landes.

Avec une bonne participation, la voix du peuple s'est clairement exprimée avec plus de 55 % de votes favorables à cet équipement. La démocratie participative, tant vantée par les opposants, a tranché. Il serait incompréhensible que ceux qui s'en réclament à longueur de discours n'en n'acceptent pas l'issue.

L'AFB-EKB réaffirme que Notre-Dame des Landes est en Bretagne et demande que cet aéroport porte le nom de "Anne de Bretagne / Anna Breizh International Airport".

Elle s'adressera prochainement aux présidents Jean-Yves Le Drian et Bruno Retailleau pour leur demander de relancer au plus vite le processus de réunification de la Bretagne.

lannConsultation Notre Dame Des Landes

[Juin 2016]

L'AFB-EKB parce qu'elle

  • a toujours considéré que cet équipement est structurant pour le territoire breton,
  • rejette tout soutein à des zadistes qui n'ont jamais montré une quelconque solidarité pour les intérêts économiques de notre péninsule,
  • se refuse à venir conforter l'aéroport, déjà gigantestque, de Roissy,
  • se refuse à cautionner 37 milliards d'\EUR~ d'investissement pour le Grand Paris,
  • partage l'avis de tous ceux qui estiment que la croissance du traffic aérien se poursuivra encore,

demande à la population de la Loire-Atlantique de voter OUI le 26 juin prochain.
Elle souhaite, par ailleurs, que cet aéroport porte le nom de Anne De Bretagne / Anna Vreizh.

lannAffaire Le Divenah ou comment l'Etat français coule une PME bretonne

[Avril 2016]

Les faits : comment des Bretons sacrifient une entreprise bretonne.

L'entreprise de transports Le Divenah, fondée en 1957 à Pluvigner, voyait 80% de son activité basée sur le transport scolaire, essentiellement sur le triangle Auray-Vannes-Pluvigner. Elle employait 35 personnes basées sur les communes de Landaol, Brec'h et Pluvigner ; Cette entreprise était saine. Trop, sans doute pour certains. Tout celà appartient désormais au passé à la suite d'un vote majoritaire des nouveaux conseillers départementaux (19 voix pour, 4 contre) qui vient de confier au groupement Keolis, filiale de la SNCF, cette activité avec pour conséquences la mise au chômage de 10 employés, le reste (les chauffeurs) étant transférables. Ces derniers devront dorénavant, pour la majorité, se rendre à Vannes pour prendre leur service.

Comment en est-on arrivé à ces absurdités ? C'est là tout le mystère de la commission des marchés, présidée par le conseiller de Quiberon Gérard Pierre, qui a donné la préférence à Keolis à la suite d'une négociation étalée sur 12 jours permettant à cette dernière société d'abaisser ses prix de 0,2% (4.500euro) par rapport à son concurrent. On peut légitimement se poser la question si l'élue, contrairement aux règles en ce genre d'affaire, n'a pas eu connaissance entretemps de l'offre de l'entreprise bretonne ?

Des chiffres implacables.

Keolis est une filiale de la SNCF qui depuis quelques années fait le forcing pour élargir son réseau en Bretagne. Elle est déjà implantée sur Quiberon-Karnag et dans d'autres régions de la péninsule. Est-ce un hasard ? Ou n'est ce pas plutôt la résultante du déficit colossal de cette même SNCF qui vient d'atteindre près de 12 milliards pour l'année 2015. Sa dépréciation se monte à 2,5 milliards pour SNCF Mobilités (TGV,et gares) et 9,5 milliards pour SNCF Réseau (voies ferrées). Ce déficit a entrainé le départ en février dernier de Jacques Rapoport président de SNCF Réseau faute d'avoir obtenu du gouvernement Hollande des assurances financières suffisantes pour non seulement la remise à niveau des lignes mais aussi terminer les nouvelles lignes TGV (Tours-Bordeaux, déjà prévue comme déficitaire) ou en projet (Lyon-Turin). Outre l'enveloppe annuelle de 2,5 milliards versés par l'Etat, la compagnie ferroviaire attend toujours la confirmation d'engagement de ce dernier sur 10 ans. On a là un bel exemple de la façon calamiteuse* dont ce même Etat, au travers de hauts fonctionnaires irresponsables**, gère des entreprises publiques. Dans ce contexte plus que tendu, la SNCF fait pourtant des bénéfices au travers de sa filiale KEOLIS, bénéfices réalisés essentiellement en dehors de l'hexagone. On comprend bien que pour la compagnie ferroviaire il n'y a pas de petits recettes et que toute entreprise dont le marché est stable est bonne à mettre dans son escarcelle. Et quoi de plus stable qu'un réseau de ramassage scolaire ?

Responsabilité de l'assemblée départementale du Mor-bihan.

Il est quand même étonnant, sinon scandaleux, de constater que la majorité de cette assemblée n'ait pas vu les conséquences de sa décision : la fermeture d'une entreprise familiale bretonne implantée de longue date et la mise au chomage de 10 personnes. Bien sur ils ne manqueront pas de se réfugier derrière les règles des marchés publiques : cet argument, on l'a lu en début de cet article, peut être contesté. Et c'est ce qu'a fait l'entreprise Le Divenah en posant un recours devant le tribunal administratif. Seulement, voilà, la réponse ne sera pas donnée avant 18 à 24 mois ! Quoi qu'il en soit ces élus ont introduit le loup dans la bergerie et vu l'envergure de KEOLIS rien n'empéchera dorénavant cette entreprise de renforcer un monopôle qui lui permettra d'augmenter les tarifs quand bon lui semblera. En attendant le contribuable mor-bihannais verra sa contribution (pour l'heure de 1000euro comme tout un chacun) s'alourdir pour combler les pertes de la SNCF tandis que l'Etat hypocrite s'opposera à une revalorisation des tarifs avec comme pudique prétexte "de vouloir protèger nos concitoyens".

* Démonstration de la faillite française de l'Etat-gestionnaire: la perte de valeur des participations depuis un an se monte à 23,9 milliards passant de 84,1 milliards en mars 2015 à 60,2milliards en mars 2016 !
** On en trouvera une démonstration implacable dans l'ouvrage de Jean Peyrlevade " Histoire d'un sauvetage"-Editions Albin Michel

lannCrise agricole: les propositions de l'AFB-EKB

[Février 2016]

A-Les faits

Depuis la mi janvier on assiste en Bretagne à une reprise des manifestations agricoles de plus en plus "musclées" avec pour objectif premier : mettre la pression sur le gouvernement. Blocage des nœuds routiers avec comme arme imposante, les tracteurs et leurs bennes chargées de pneus, fumiers et autres gravats divers avec incendies spectaculaires de quelques rond-points stratégiques. Résultats immédiats : une pagaille monstre avec la grogne du citoyen lambda et secondaires, une note à payer qui s'allonge pour le contribuable (déja 4 millions d'Euros). Depuis une semaine ce sont les centrales d'achat des grandes surfaces qui sont visées.

La crise de la fin de l'été n'avait donc pas suffi à calmer le désarroi des producteurs et des éleveurs. Pas étonnant puisque leur revendication majeure est d'avoir un prix correct pour leurs productions. L'État, parant au plus pressé, vient à nouveau d'annoncer une rallonge de 290 millions d'euros et plus récemment encore l'allègement des cotisations. À noter en passant que Stéphane Le Foll n'hésite pas à se défausser sur l'Union européenne en lui reprochant les sanctions contre la Russie. Comme si la France n'avait pas eu sa responsabilité dans cette décision !

Pas sur que celà suffise puisque les manifestants n'ont qu'une idée en tête: les prix.

B-Au delà des slogans et des apparences.

Pour tenter d'y voir plus clair il faut revenir un peu en arrière et tenter de lister les causes de la crise. Pour faciliter la compréhension on les scindera en deux parties: les causes non imputable à la profession et celles relevant de la responsabilité des producteurs.

Dans le premier groupe, le premier facteur à prendre en compte est la SURPRODUCTION. Déjà l'été dernier la Commission européenne s'en était inquiétée et avait demandé aux principaux producteurs de "geler" plusieurs dizaines de milliers de tonnes. Le Danmark, la Hollande, l'Espagne et l'Allemagne avaient répondu présents et s'étaient engagés pour 50.000 tonnes chacun. Le gouvernement français, lui, pour...2000 tonnes! On peut le soupçonner d'avoir voulu profiter de l'engagement de ses partenaires pour regagner des parts de marché. On a là un bel exemple de "solidarité européenne" telle qu'on peut l'entendre à Paris!

Autre facteur : l'EMBARGO sur les productions alimentaires décidé par Moscou en réponse aux sanctions européennes liées à la crise ukrainienne et à l'affaire de Crimée1. Notons que là encore Paris avait été en pointe pour exiger ces sanctions.

Autre handicap entièrement de la responsabilité de Paris : la MULTIPLICATION DES CÔNTROLES ET EXIGENCES allant au delà des normes édictées par l'Europe.

D'autres facteurs conjoints, illustrés par le tableau comparatif ci-dessous, contribuent à aggraver les handicaps des producteurs bretons. En prenant comme exemple le Danmark et en considérant les facteurs démographiques, de surface, de nombres de producteurs concernés, de conditions climatiques peu éloignées, voici le constat.

Pays
DanmarkBreizh
Syndicats agricoles19
Taux de syndicalisation90%7%
Nombre d'abattoirs153
Abattoirs controlés par profession100%0%
Nombre de porcs abattus20.7 Millions14 Millions
Organisme chargé de l'export10
Taux exportation production90%30%

Ce simple tableau montre clairement que la filière porcine danoise est totalement entre les mains des producteurs sur un mode pyramidal. S'y ajoute, grâce à Danish Crown, une formidale force de frappe orientée vers l'export qui place le Danmark au second rang mondial.

À ce qui précède s'ajoute une "culture" totalement opposée pour tenter de résoudre les problèmes de la profession. Au Danmark on ne sort pas les tracteurs, on négocie. Il n'y a aucune subvention. Ici on se retourne contre l'Etat écrit avec un grand E avec comme premier argument le chantage au chaos. Pire ces derniers temps on assiste à une véritable régression vers la protestation style années soixante alliant rareté des manifestants porteurs de Gwenn Ha Du, rejet des non agriculteurs, culte de la violence alors que les effectifs ont considérablement fondu. Il est aussi permis de s'interroger sur le rôle de la Cooperl. Cheval de Troie en puissance ?

On ajoutera, pour être impartial, une particularité spécifique aux consommateurs hexagonaux à savoir leur addiction au jambon, consommation qui constitue près de 80% de la matière vendue. Corollaire : la nécessité pour les industriels de l'agroalimentaire d'importer pour satisfaire la demande.

C-Esquisses de solutions.

Pourtant des solutions pérennes existent pour les producteurs bretons. Elles ne font que découler de la précédente analyse.

En priorité le REGROUPEMENT sur les 5 départements en une seule organisation de producteurs. Elle seule aura le poids et donc l'autorité suffisante pour négocier avec les grands réseaux de distribution et les services de l'état central.

Seconde condition d'ORDRE PSYCHOLOGIQUE : se reconnaitre sans complexe, non pas comme chargé d'assurer la sécurité alimentaire de la population française (nous ne sommes plus au temps du Général de Gaulle), mais comme une entité bretonne face à la réalité de la mondialisation.

Il faut aussi cesser de se présenter comme victime de l'Europe.

Quant à l'accès aux marchés internationaux, il faut bien intégrer le fait que les intérêts bretons ne coincident pas forcément avec l'appartenance à un syndicat présidé par Mr Xavier Beulin.2

Autre objectif : viser la qualité du produit (ce que recherche le consommateur) pour être en mesure de partager, avec la grande distribution, la plus value. Avec cet objectif il est du devoir du pouvoir politique d'accompagner les producteurs dans la période de transition.

Enfin point essentiel, il leur faut se doter d'un SEUL ORGANISME EXPORTATEUR qui travaillera en symbiose avec l'Assemblée régionale. Un tel organisme sera alors capable d'être moins à la merci -quand la conjoncture l'exige- des aléas induits par les décisions de politique étrangère prises à Paris.

Il appartient donc aux producteurs bretons de changer de logiciel afin de se donner les moyens de défendre au mieux leur profession. Ils pourront alors contredire la seule perspective que vient de leur offrir Jean Yves Le Drian : se préparer à leur reconversion et à l'enterrement de ce qui fait encore la force et la fierté de la Bretagne, son Agriculture.

1 lire notre article paru dans le N° 519 de Breizh Da Zont
2 tout à la fois président de la FNSEA et du groupe agro-industriel AVRIL. La FNSEA, quant a elle, adhère au lobby européen COPA-COGECA.

lannÉlections régionales 2015, second tour

[Décembre 2015]

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh voit en ces élections régionales un énorme gâchis politique. Le choix proposé aux Bretons au second tour ne peut que laisser sans voix.

D'abord la liste socialiste mené par l'actuel ministre de la défense qui siègera – en cumulard –, en cas de victoire, derrière le rideau, puisqu'occupé à faire la guerre et jouer un rôle actif dans la vente d'armes.

Ensuite la liste les républicains, malgré l'engagement de son leader pour la Bretagne, adopte pour l'occasion une posture régionaliste qui n'est qu'un faire valoir. L'AFB-EKB n'y a décelé aucune volonté claire de conduire une politique innovante et audacieuse pour notre pays qui l'obligerait, le cas échéant, à engager le fer avec les instances parisiennes LR.

Enfin, le Front National avec un programme économique inepte dont les premières victimes seront les plus modestes qui auront voté pour lui, en total opposition avec la pensée fédéraliste qui reconnait la diversité des peuples et des cultures.

En conséquence, l'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh, après avoir écouté ses adhérents, invite à l'abstention pour le second tour des élections régionales 2015.

lannParticipation à la liste «Choisir nos régions et réunifier la Bretagne»

[Novembre 2015]

L'Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh (AFB-EKB) et la branche bretonne du Parti Fédéraliste Européen (PFE-BZH), réunies au sein du Pôle Fédéraliste Breton, déclarent leur plein accord avec la Charte Fondatrice de la liste bretonne menée par Gilles DENIGOT.

En conséquence ils ont décidé de participer à cette liste intitulée Choisir nos Régions et réunifier la Bretagne.

Ils voient dans cette liste une démarche innovante fondée sur une claire volonté de rassemblement et d'innovation démocratique en dehors des appareils partisans.

Seule une Bretagne entière, confiante en elle-même, sera en mesure de relancer un «dynamisme économique indispensable» pour lui assurer toute sa place en France, en Europe et dans un monde ouvert.

Jean-Louis Le Mée
Président de l'Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh

Jean-Jacques Page
Président du Parti Fédéraliste Européen - section Bretagne

lannAppel à la manifestation de soutien pour Ai'Ta le 14-10 à Vannes à 14h30

[Here 2015]

L'AFB-EKB appelle à manifester devant le Commissariat de Police de Vannes le 14 octobre à 14h30 afin d'apporter son entier soutien à Ai'Ta, collectif de défense et de promotion de la langue bretonne.
Elle dénonce la posture de la présidence de l'UBS qui a porté plainte contre Ai'Ta alors que les statuts de cette même UBS se targuent de défendre l'identité de son territoire.
Tous les défenseurs de la pluralité linguistique, qu'ils soient britophones ou non, ne peuvent que s'insurger contre l'ostracisme dont souffre quotidiennement la langue bretonne sur sa propre aire linguistique. On se doit de constater que les autorités françaises persistent à ne pas respecter les traités et conventions qui au niveau international ont pour objet le respect et l'usage des langues dites "minoritaires".

An AFB-EKB a zo c'houlenn moned da vanifestiñ dirag an Ti-polis e Gwened d'ar 14 a viz Here da 14e30. Ar vanifestadeg-se a zo savet evit harpañ Ai'Ta, ur gevredigezh o stourm aveid difenniñ ha brudañ ar Brehoneg.
Ni zo aheurtet gant an doare-ober renerezh UBS hag he deus savet ur c'hlemm ouzh Ai'Ta hag er memes koulz a zispleg he deus c'hoant difenn an talvoudegezhioù he ec'honder tro-dro. Tout ar re, kar dezho difenn al liesterezh yezhourel, a zo heuget gant an dismegañs e vez gwelet bemdez ouzh ar Brehoneg ar an ec'honderioù lec'h vez preget. Ret eo anzav ar pennoù bras Bro C'hall a zo derc'hel da nac'hañ an emglevioù etrevroadel o soursiañ ouzh an doujañs evit implij ha brudat ar yezhoù "minorelezet".

lannL'AFB-EKB a réuni ses instances dirigeantes à Pontivy le 1er Août.

[Août 2015]

Un bureau renforcé a été officialisé.

Après avoir fait un tour d'horizon sur les évènements marquants de l'actualité bretonne, les participants ont tenu à dénoncer le bilan très négatif du Parti Socialiste en Bretagne [non réunification, crise agricole majeure résultante directe d'une politique étrangère impactante sur les productions de notre région, abandon total de l'économie maritime, taxes et impôts en croissance exponentielle sur les classes moyennes et les PME-PMI, crise de l'emploi liée aux facteurs précédents, bilan catastrophique de la scolarisation en langue bretonne]. Un seul secteur prospère: la poursuite de l'urbanisation des côtes à vocation touristique. Dernier exemple en date, la main mise par les promoteurs sur le domaine des Rimains en Cancale.

Autre mauvais signal : la décision prise hier par le Conseil d'État de s'opposer à nouveau à la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires, démonstration éclatante de la volonté au plus haut niveau de maintenir la France dans le camp des tenants de l'intolérance linguistique et du ringardisme. Les Alsaciens, les Basques, les Bretons et les locuteurs des nombreuses autres langues au sein de la République apprécieront !

Les élections régionales prévues pour les 6 et 13 décembre ont bien sûr fait l'objet d'échanges et il a été convenu de communiquer sur nos alliances et notre positionnement lors d'une nouvelle réunion en septembre prochain.

lannAn AFB-EKB deus bodet e renerien e Pondi d'ar 1 a viz Eost.

[Eost 2005]

Ur vurev startijennet a zo bet zichennet.

Goude bezañ eskemmet mennozioù hag evezhiadennoù diwarbenn an darvoudoù erruet en devezhioù-mañ er Vro-ni, an izili o deus bet c'hoant da lavarout pegen divalo eo bet oberenn ar Strollad Sokialour evit ar Vretoned [nac'hañ ober an adunvaniezh, krizenn mantrus evit ar menajerien liammet war-eeun ouzh al linenn politikel estrenvroel divizet gant ar skipailh Hollande, domani ar mor laosket da goll, tailhoù a pep seurt o kouezhañ ken aze war chouk ar c'hlassoù-krenn hag an imbregerezhioù, kresk disehan an dilabour, bilañs divalo ar c'helennerezh (var. an deskadurezh) en Brezhoneg]. N'eus met un dra hag zo yac'h splann : an saverezh-tier war an aodoù evit an douristed. Ur skouerenn nevez-flamm : ar promoterion o lakaat o krabanoù war an domani Rimains, 'tal kichen Kankal.

Ur seblant fall ouzhpenn a zo bet roet dimp gant an disklaeriadenn ar C'huzul Stad evit enebiñ adarre ouzh Karta Europeel ar Yezhoù Bihan. Ar Stad gall a ziskouez splann he a jom daou-ha-daou gant an enebourien al liesterez yezhourel hag ar speredoù strizh. Peadra da heugiñ an Elsasiz, ar Vasked, ar Vretoned hag ar gomzerien o implij yezhoù all er Republik !

Komzet 'zo bet ivez diwarbenn an dilennadegoù rannvroel, 6 ha 13 a viz Kerzu. Ni zo kouezhet a-du evit disklaeriañ e miz Gwengolo, da geñver ur vodadeg all, peseurt joej (var. dibab) a vo graet gant an AFB-EKB.

pluennLettre à Charlie Hebdo

[Juin 2015]

Monsieur,

Suite à la parution dans votre journal d'une caricature signée par Riss, nous tenons à vous faire part de notre indignation. En effet ce dessin, affublé d'un encart qui se veut "spirituel", est injurieux pour la population bretonne parce qu'il laisse accroire que les écoles où est enseignée la langue bretonne seraient un repère de personnes non seulement "ringardes" mais aussi bêtement racistes. Ce qui est tout le contraire de la réalité puisque, et c'est clairement dit dans leurs statuts, ces écoles accueillent les enfants sans aucune référence ni à leur origine sociale, ethnique ni au type de croyance pratiqué ou non dans leurs familles.

Ce dessin cultive aussi la bêtise puisqu'il incite à penser que les "petites langues" ne mènent nulle part alors que bien au contraire elle participent à la richesse culturelle de l'Humanité puisqu'il est admis par les gens éclairés que chaque langue, si restreint que puisse être le nombre de ses locuteurs, présente une conception du monde. La multiplicité linguistique est une richesse. On assiste d'ailleurs actuellement à une prise de conscience au plus haut niveau dans de nombreux pays et à un regain d'intérêt pour non seulement maintenir mais revivifier cette pluralité linguistique.

Si votre dessinateur avait eu une vision un peu moins courte, moins provinciale des choses, il aurait su que rien qu'en Europe la plupart des pays, à l'exception de la France et de la Grèce, ont ratifié la Charte Européenne des Langues Minoritaires. Il aurait aussi su, pour prendre un exemple, que la Norvège (laquelle a largement démontré qu'elle chérissait la liberté d'expression) reconnait dans sa constitution trois langues nationales : le Nynorsk, le Bokmaal et le Same. Ce dernier idiome ne compte que 45.000 locuteurs et pourtant cette minorité linguistique bénéficie du même statut, et donc des mêmes outils linguistiques (écoles, vie publique, radio, télévision) que les deux autres. Il aurait même pu savoir que tout récemment vient de se tenir à Washington (U.S.) un important colloque réunissant des politiques, des linguistes, des professeurs issus des plus prestigieuses universités américaines pour relancer les langues amérindiennes. La langue bretonne, elle même, vient de faire sa rentrée dans les programmes de l'une de ces université où l'on cultive l'excellence — Harvard.

Et on trouvera bien d'autres exemples dans le monde.

La France, quant à elle armée d'une constitution qui ne reconnait aucune altérité, reste en queue de peloton. Chaque fois qu'il est question d'en finir avec un dogme datant de Robespierre (cf. l'article récent de Mr Claude Hagège dans le Monde), on crie en haut lieu au péril communautariste ! Les autorités françaises si promptes à donner des leçons aux autres peuples devraient faire preuve d'un peu plus de modestie. Elles s'honoreraient en reconnaissant enfin aux langues qu'elles ont stigmatisé les moyens indispensables, non pas à leur maintien en coma assisté, mais à leur plein épanouissement.

Les Bretons n'ont pas à faire la démonstration qu'ils sont tout autant que d'autres attachés à la liberté d'expression dont vous prétendez être l'étendard. Mais cette liberté d'expression ne vous autorise pas à insulter et à dénigrer les gens qui ne demandent qu'une seule chose : que leur soit reconnue la libre expression de ce qui fait leur singularité. Il n'y a que les tyrans du genre Robespierre et leur héritiers contemporains du genre Pol Pot qui ont eu pour ambition, sous couvert d'égalité, de "régénérer" à la façon que l'on connait la personne humaine.

Aussi invitons nous votre journal et certains de vos collaborateurs à méditer cette phrase de Camus "La liberté n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité".

Salutations bretonnes.

lannHommage à Jean-Yves Cozan

[Juin 2015]

Nous apprenons avec tristesse la disparition de Jean-Yves Cozan.
Nous tenons à rappeler qu'il fut un vaillant combattant de la cause bretonne sachant allier sous une présentation non conformiste de solides convictions bretonnes à une réelle habileté politique.

Nous adressons à sa fille et à ses proches notre amical soutien.

lannPour un corps européen de garde-côtes le 9 mai 2015

[Mai 2015]

Après 30 ans d’affirmation de sa nécessité et face aux drames qui touchent les immigrants en Méditerranée, le moment est venu de relancer l’idée de la création d’un corps européen de garde-côtes.

Le Parti Fédéraliste Européen - Bretagne (PFE-BZH) et l'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh (AFB/EKB) soutiennent la pétition qui sera lancée à Brest le 9 mai à l’occasion de la Journée de l’Europe en faveur de la création d'un corps européen de garde-côtes.

Cette pétition sera adressée au Conseil européen et à la Commission européenne, et pourrait se transformer en Initiative Citoyenne Européenne (ICE).

Ce corps européen de garde-côtes permettra un véritable contrôle européen afin de renforcer la sécurité et la protection du littoral de l'Union Européenne.

lannBassin granitique de Dinan : une aberration économique

[Ebrel 2015]

L'annonce de la fermeture d'une troisième carrière de granit dans le pays de Dinan constitue une aberration économique. Dans le même temps, on importe par les ports bretons du granit en provenance d'Inde et de Chine.

En dépit des bonnes paroles prononcées par nos dirigeants (préfets compris) il y a quelques mois, une trentaine d'emplois disparaît.

C'est par la mise en œuvre d'une politique de proximité, et le transfert des compétences au niveau régional que nous pourrons protéger et développer l'emploi en Bretagne

lannVidange du lac de Guerledan : une opportunité à saisir

[Ebrel 2015]

À l'occasion de la vidange du lac de Guerledan, l'AFB-EKB réitère sa demande pour la construction d'un ascenseur à bateaux au niveau du barrage.
Ce nouvel équipement permettra de relier sans interruption Nantes à Brest par la voie fluviale.
On aura là un outil supplémentaire d'importance pour revivifier l'économie de la Bretagne intérieure.
Cette demande n'a rien d'utopique puisque l'Écosse, l'Allemagne et la Belgique ont construit de tels équipements récemment.

lannHommage à Henry Lecuyer

[Mars 2015]

Le bureau de L'Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh se déclare attristée par la disparition de Henry Lecuyer. Cet ancien commissaire européen fut un ardent défenseur de la Bretagne. Européen convaincu, non conformiste et homme d'action tout à la fois, ses analyses argumentées et percutantes ne pouvaient que déranger un personnel politique centralisateur trop enclin à se défausser sur Bruxelles.

À son épouse, Brigitte, et à sa fille nous adressons nos affectueuses pensées.

lannHommage à Hervé Bouché

[Février 2015]

Le bureau de L'Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh est attristé par la disparition de Hervé BOUCHÉ. Nous saluons le militant engagé très tôt dans la défense de la cause bretonne et qui sa vie durant est resté fidèle à cet idéal. Nous garderons le souvenir d'un homme dont l'engagement fut tout à la fois marqué par la fermeté des convictions, le sérieux dans l'action et une grande modestie dans le comportement.

Nous adressons à sa fille toute notre sympathie et nos meilleures salutations.

lannLa liberté d'expression assassinée

[Genver 2015]

L'Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh exprime son intense émotion suite à l'assassinat collectif survenu à Paris de journalistes et de policiers par des adeptes du Djihadisme, vision dévoyée de la religion musulmane.

Elle exprime sa compassion auprès des familles des victimes. Elle réaffirme son attachement aux valeurs de liberté, de respect des croyances et de tolérance et déclare son entier soutien aux défenseurs de ces valeurs.

Notre émotion ne doit pas pourtant paralyser notre raison. En tant que défenseurs de la cause bretonne, et donc au delà de l'altérité, il importe plus que jamais de promouvoir les valeurs portées par le fédéralisme pour contrer la montée de l'intolérance et des fanatismes meurtriers.

lannHetoù bloavezh mat

[Genver 2015]

L'Alliance Fédéraliste bretonne-Emglev Kevredel Breizh adresse ses meilleurs vœux pour l'année 2015 à ses adhérents, ses sympathisants et au delà à tous ceux engagés sous une forme ou une autre dans la défense des intérêts de la population bretonne.

Cette année 2015 sera marquée par deux échéances électorales cruciales (départementales et régionales). Nous rappellons aussi que la lutte pour la réunification n'est pas abandonnée, loin s'en faut. Aussi il importe de ne pas laisser les adversaires de notre cause monopoliser le débat et le plus sur moyen de servir la cause bretonne est d'être présents dans ces combats avec comme argument explicite : " les Bretons savent faire ".


An Alliance Federaliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh a zo 'hetiñ Bloavezh mat d'he izili, d'he mignoned ha d'an holl dud o labourat tu pe du evit difenn interessoù ar boblañs e Breizh.

A-hed ar vloavezh 2015 e vo dioù dilennadeg a-bouez kenañ : ar re departamantel hag ar re rannvroel. Ret eo menegiñ, ivez, an emgann evit adunvanidigezh ar Vro n'eo ket peurachuet. Ze zo kaoz arabat laosk hon enebourien monopolizañ ar breujoù. Evit difenn ar grog vreizhad, an doare efedusañ a vo derc'hel perzh er stourmoù-se gant an arguzenn hollek-mañ :"Ar Vretoned a oar ober". Dimp dezhi.

lannValls en Bretagne : recours aux bonnes vieilles ficelles

[Décembre 2014]

Un tableau idyllique.

Le vendredi 19 décembre Ouest France, dans son rôle habituel de «voix de son maître», fait sa une avec une annonce choc : trois millards pour la Bretagne. Le lecteur moyen ne peut que se féliciter de la générosité de Paris. En fait comme on le lira plus loin cette présentation biaisée des chiffres recouvre trois sources de financement : l'Europe, le contribuable breton et l'état central. En page intérieure du journal cité, le feuilleton continue avec «la visite surprise» du premier ministre à Josselin aux établissements Gad pour réparer la gaffe de Macron. Auparavant, lors de son passage à Brest, Valls confirmait le transfert du siège d' ifremer d'Issy les Moulineaux à Plouzané (se souvenir quand même que ce déménagement avait déjà été annoncé par Ayrault en 2013 et que depuis rien n'a bougé) en laissant ensuite prendre le relais des déclarations lénifiantes à son ministre des armées. Ce dernier laissa entendre que les effectifs des personnels de la marine seraient maintenus et que, cerise sur le gâteau, l'état prendrait en charge les personnels enseignants de Diwan à partir du 18ème mois suivant l'ouverture d'une nouvelle classe¹. Le tout fut clôt par un discours où le catalan a voulu démontrer que la Bretagne ne peut vivre sans la France et réciproquement en s'appuyant sur une figure historique bretonne qui a fait le «buzz» en 2014 : Anne de Bretagne, pas moins. Pas géné pour un sou notre premier ministre alors que son gouvernement vient de refuser la réunification bretonne² ! Il n'y a que les mauvais bretons ou les esprits dérangés qui percevront cette tournée du Père Noël avant le 24 décembre comme le réemploi des mêmes recettes, qui ont fait leurs preuves, pour tenter d'étouffer la colère bretonne et, mine de rien, de préparer le retour de Le Drian afin de conserver au PS au moins un territoire dans la grande raclée électorale qui s'annonce.

Les insolents se rebiffent.

Il a y pourtant eu au cours de cette visite plusieurs «couacs» qui ont fait ombre au tableau.

Les chiffres d'abord : sur trois milliards annoncés pour la période 2015-2020, il fallait comprendre qu'on en espérait un milliard de l'Europe, un milliard de l'état central mais aussi un milliard de la poche des Bretons. Or en considérant que sur 100 euros d'impôts versés par le contribuable breton, seuls 46 reviennent en Bretagne. On voit là qu'il convient de mettre quelques bémols au pactole ministériel en ajoutant qu'il faut inclure dans ces sommes des capitaux déja engagés.

La contestation aussi est venue des rangs mêmes du PS. Ainsi Pierrick Massiot, le président de la Bretagne administrative a-t-il hardiement rappelé qu'il n'y avait à ce jour encore aucune décision concernant les transferts de nouveaux pouvoirs à la région. Il a aussi voulu rappeler à François Hollande son engagement pour ratifier la charte Européenne des Langues Minoritaires. En contraste total avec la persistance de cet esprit jacobin et autoritaire qui toujours règne dans l'autoproclamé pays-des-droits-de-l'homme, le Royaume Uni s'apprète à donner plus de pouvoirs à l'Ecosse, au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord. Conséquence directe du référendum écossais, une commision vient de remettre ses propositions à Cameron. Elle prévoit entre autres de confier au parlement écossais le contrôle de l'impôt sur le revenu et des prestations sociales. Ces dispositions feront l'objet d'une loi qui sera votée au Communes en Janvier 2015. Carwyn Jones³, premier ministre du Pays de Galles vient par ailleurs de demander la mise en place d' «une souveraineté partagée» sur le modèle canadien en ajoutant « la décentralisation ne peut pas se faire via des sous-comités qui se réunissent en catimini à Londres». Notre jumelle celtique, s'apprète donc à rentrer dans un processus de discussions avec Londres pour élargir ses pouvoirs .

Autre ombre au tableau : la présence massive d'un dispositif policier à Rennes qui, en prenant en otage tout le périmètre du centre ville, a certes évité que le premier ministre et sa suite ne se trouvent directement confrontés aux 200 manifestants de Bretagne Réunie, mais a par contre entrainé une paralysie totale des transports urbains.

Un autre troublion, l'un des leaders des Bonnets Rouges Thierry Merret, a tenu aussi à se rappeler au bon souvenir du pouvoir parisien en déclarant qu'il n' était pas en mesure de certifier que dorénavant la quiétude règnerait en 2015 au pays de la Duchesse.

Et si on mettait des lunettes bretonnes ?

Ce tableau contrasté fait la démonstration que, plus que jamais, les méthodes de gouvernement "à la française", liées diront certains au caractère monarchique et autoritaire de la constitution de 1962 qui donne carte blanche à l'éxécutif ou consubstancielles diront d'autres à l'esprit jacobin qui continue de règner à Paris, sont en totale inadéquation avec ce qu'est une démocratie moderne et l'évolution du monde. Dans l'esprit de nos gouvernants plane toujours l'idée que la Bretagne et son peuple sont un danger pour la pérennité française. Il leur faut donc tout faire pour l'affaiblir, l'infantiliser en lui rognant les ailes (amoindrir son territoire et limiter au maximum son autonomie financière) et la cantonner dans un rôle de fidèle servante⁴ apte à reproduire les clichés utiles au maintien de sa sujétion : espace de jeux et de vacances (notre belle Bretagne), espace indispensable pour héberger les symboles de la puissance hexagonale avec Enez hir pour la FOST et le centre de recherche pour la guerre électronique à Bruz, territoire où les «grands élus» pour la plupart jouent double jeu, territoire vers lequel le pouvoir central s' adresse à intervals réguliers avec des discours paternalistes et biaisés, quitte à jouer les révisionistes grossiers de l'histoire bretonne. Deux gazettes, en situation de quasi monopôle, sont là pour complèter et véhiculer quotidiennement la bonne parole auprès des lecteurs de la péninsule.

Tout le contraire de ce qu'il conviendrait de faire : accepter le principe de l'altérité et à partir de là instituer un échange serein et constructif entre des partenaires. A ces conditions seulement, le peuple breton pourrait ne pas se sentir menacé. Allons nous nous laisser faire ? Hag er choej, evel vez laret e Bro Gwened.

¹ Il faut en moyenne un an d'efforts pour arriver à ouvrir une nouvelle classe Diwan. Un calcul rapide (12+18) montre que cette annonce n'engage guère le gouvernement Hollande puisque dans la meilleure des hypothèses la date d'application tombera en...juin 2017 ! encore un joli coup de Bonneteau du P.S...

² Après l'adoption-trahison de la carte des 13 régions, la Bretagne administrative se situe au 10ème rang avec un PIB à 83.507 millions d'euros à comparer avec les 101.229 des PDL et les 1.110.000 de l'Ile de France ! C'est ce que nos députés «bretons» qui ont voté pour ce charcutage appellent une «victoire» ! Nous, nous appelons celà la dégringolade d'un peuple.

³ Dans un entretien à un groupe de journalistes européens dont Le Monde. On imagine mal le Président de la région Bretagne tenant une conférence devant la presse allemande et scandinave pour stigmatiser le centralisme forcené de l'état français.

⁴ On aura une idée des clichés sur la Bretagne qui règnent encore dans les têtes d'une partie de l'intelligentsia française à la lecture d'un article de Gilles Kepel sur les dangers du djihadisme. Ce spécialiste de l'Islam n'hésite pas à dénoncer les conversions sur YouTube en se référant aux « petites Bécassines de Quimper qui partent pour l'aéroport d'Istanboul comme celles d'hier partaient pour la gare Montparnasse». Le Point, jeudi 18 et 25 décembre 2014. On attend toujours les réactions indignées de SOS Racisme !

lannCynisme gouvernemental

[Novembre 2014]

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh exprime toute son indignation à la suite du vote du projet de loi validant une carte territoriale à 13 régions.

Il est particulièrement navrant de constater que les députés élus en Bretagne, à l'exception de dix d'entre eux1, ont par leur vote ou leur abstention, trahi l'immense espoir de la réunification de la Bretagne lui restituant ainsi sa dimension européenne.

Par ce reniement ils démontrent leur cynisme qui leur fait ignorer la volonté des électeurs et leur médiocrité qui leur fait manquer un rendez-vous avec l'Histoire. Il ne nous reste dorénavant qu'à les combattre.

1 Annie Le Houerou, députée de Guingamp, Jean Luc Bleunven, député de Ploudalmezau, Marc Le Fur député de Loudeac, Thierry Benoit, député de Fougères, Isabelle Le Callennec, députée de Vitré, Gilles Lurton, député de Saint Malo, François De Rugy, député de Nantes, Paul Molac, député de Ploermel, Christophe Priou, député de Guerande, Philippe Le Ray, député d'Auray

lannManifestation à Nantes le 27 septembre 2014 : Réunification de la Bretagne

[Septembre 2014]

Le Parti Fédéraliste Européen (PFE) et l'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh (AFB-EKB) appellent les Bretons et les amis de la Bretagne à venir nombreux au rassemblement en faveur de la «réunification de la Bretagne».

Le samedi 27 septembre 2014 à 14H00 Place de la petite hollande à Nantes- Naoned
Une Bretagne réunifiée pour :
  • Constituer une région maritime de poids à l'échelon européen.
  • Affirmer un positionnement géographique central dans le monde de demain.
  • Bâtir une vraie région européenne.
  • Confirmer le vote du Conseil régional à Rennes en août 2012 en faveur retour de la Loire-Atlantique en Bretagne administrative.
  • Favoriser le potentiel économique de la Bretagne.
  • Créer des emplois.
La réunification de la Bretagne, c'est le refus d'un «grand ouest technocratique».

Les délégués régionaux du PFE :

Vincent Lancien (Guingamp)
Jean-Jacques Page (Vannes)
Jean-Noël Rebora (Nantes)

Les représentants de l'AFB-EKB :

Jean Louis Le Mée (Président)
Mikael Rémond (Délégué régional)
Gwenael Kaodan (Secrétaire)

lannEn réponse à Jean-Jacques Urvoas, président de la commissions des lois

[Juillet 2014]

Dans une déclaration (cf. Ouest France du 21 juillet dernier) cosignée avec sa collègue trégorroise Corinne Erhel, Jean Jacques Urvoas, député PS du Finistère et président de la commission des lois, à propos de la carte des 13 nouvelles régions, juge que pour la Bretagne "l'essentiel avait été préservé", parlant même de "victoire symbolique" à propos du statut quo qui a exclu le retour du département breton le plus méridional (la Loire atlantique) dans la famille bretonne.

Et pourtant Jean Jacques Urvoas s'était antérieurement déclaré à plusieurs reprises pour la réunification. Il est vrai qu'alors il siégait dans l'opposition.

Son nouveau positionnement, pour ne pas écrire reniement, est inacceptable pour des raisons tant morales qu'économiques et humaines.

Raisons morales: en cautionnant une des décisions du régime de Pétain qui par un simple décret avait séparé la Loire Inférieure (actuelle Loire Atlantique) de l'ensemble breton, lui et les autres députés socialistes "bretons", à l'exception du député de Pontivy Jean Pierre Le Roch, font la démonstration qu'ils ont abandonné toute éthique pour satisfaire des "baronnies". Dorénavant la preuve est faite que les intérêts de parti passent avant les convictions. Ils font aussi la démonstration qu'ils restent sourds aux souhaits maintes fois exprimés des collectivités, des organisations politiques ou culturelles, des personnalités, bref du peuple, qui depuis des décennies ont demandé la réunification. Le 28 juin dernier près de 20 000 personnes défilaient une fois de plus à Nantes pour que la Bretagne retrouve sa taille originelle. Jean Jacques Urvoas était absent.

Raisons économiques: le département de Loire Atlantique pèse 40% du P.I.B. breton. Le port de Nantes Saint Nazaire est de loin, avec un trafic avoisinant 35 millions de tonnes, le premier port breton devant Lorient et Saint Malo. L'Université de Nantes fut fondée sous la Duc Jean V en 1460 et le grand Laënnec y fit sa médecine. Nantes est depuis le début du 20ème siècle jumelée avec Cardiff. Plus de 3 millions de passagers sont passés par l'aéroport de Chateaubougon en 2013. C'est à Nantes que se trouvent plus d'une dizaine de consulats. Ce département marie avec bonheur production vinicole (le Muscadet), production maraichère, industrie lourde (chantiers navals de Penhöet, consortium Airbus) et témoins emblématiques de l'histoire bretonne (Château des Ducs, Guérande, Châteaubriant) etc...

Raisons de visibilité européenne : une Bretagne intégrale avec 4,5 millions d'habitants et une surface équivalente au Danmark ou aux Pays Bas se situe dans le peloton de tête des régions européennes et par son histoire, ses caractères physiques et humains, est parfaitement identifiée à l'international. Tout le monde situe " Brittany " en Europe et au-delà. Ce qui est loin d'être le cas pour la construction purement technocratique des Pays de la Loire dont les dirigeants dépensent des centaines de milliers d'euro, au frais du contribuable, pour tenter de lui donner cette indispensable visibilité à l'international.

Raisons humaines: à l'heure où les populations européennes se trouvent confrontées aux défis de la mondialisation, l'attachement à une identité -à la condition de refuser toute dérive sectaire- est un atout essentiel pour impulser confiance en soi, dynamisme et souplesse d'adaptation. Les Bretons, habitués depuis des siècles au grand large et dotés d'une jeunesse hautement éduquée (cf. leurs résultats au Baccalauréat), constituent le type même de population entrant dans ces critères pour faire bonne figure dans le concert des nations. Le seul obstacle à lever pour libérer les énergies est le rejet total de cette conception jacobine de la gouvernance qui fait de la France, avec des corps intermédiaires inexistants, une déplorable exception comparée à ses partenaires européens.

Le président de la commission des lois, auteur d'un opuscule racoleur pour une Assemblée bretonne, aurait du montrer un peu plus de cohérence. Faute de courage politique sa prétendue "victoire symbolique" ne trompe personne. Les seuls termes qui s'imposent sont:"capitulation en rase campagne".

Nul ne doute qu'en participant en masse à une nouvelle manifestation à Nantes le 27 septembre prochain, la population bretonne fera la démonstration qu'elle veut privilégier, la cohérence à l'emfumage politicien, la clarté à l'ambiguité, l'ambition à la médiocrité.

lannEn réponse à Corinne Erhel, députée de la 5ème circonscription des Côtes d'Armor

[Juillet 2014]

Dans une déclaration (cf. Ouest France du 21 juillet dernier) cosignée avec son collègue finistérien Jean Jacques Urvoas, notre députée, à propos de la carte des 13 nouvelles régions, juge que pour la Bretagne "l'essentiel avait été préservé", parlant même de "victoire symbolique" à propos du statut quo qui a exclu le retour du département breton le plus méridional (la Loire atlantique) dans la famille bretonne.

Or antérieurement elle s'était déclarée pour la réunification.

Ce positionnement, pour ne pas dire ce reniement, est inacceptable pour des raisons tant morales qu'économiques et humaines.

Raisons morales: en cautionnant une des décisions du régime de Pétain qui par un simple décret avait séparé la Loire Inférieure (actuelle Loire Atlantique) de l'ensemble breton, les députés socialistes "bretons", à l'exception du député de Pontivy Jean Pierre Le Roch, font la démonstration qu'ils ont abandonné toute éthique pour satisfaire des "baronnies". Ils font aussi la démonstration qu'ils restent sourds aux souhaits maintes fois exprimés des collectivités, des organisations politiques ou culturelles, des personnalités, bref du peuple, qui depuis des décennies ont demandé la réunification. Le 28 juin dernier près de 20 000 personnes défilaient une fois de plus à Nantes pour que la Bretagne retrouve sa taille originelle.

Raisons économiques: le département de Loire Atlantique pèse 40% du P.I.B. breton. Le port de Nantes Saint Nazaire est de loin, avec un trafic avoisinant 35 millions de tonnes, le premier port breton devant Lorient et Saint Malo. L'Université de Nantes fut fondée sous la Duc Jean V en 1460 et le grand Laënnec y fit sa médecine. Nantes est depuis le début du 20ème siècle jumelée avec Cardiff. Plus de 3 millions de passagers sont passés par l'aéroport de Chateaubougon en 2013. C'est à Nantes que se trouvent plus d'une dizaine de consulats. Ce département marie avec bonheur production vinicole (le Muscadet), production maraichère, industrie lourde (chantiers navals de Penhöet, consortium Airbus) et témoins emblématiques de l'histoire bretonne (Château des Ducs, Guérande, Châteaubriant) etc...

Raisons de visibilité européenne: une Bretagne intégrale avec 4, 5 millions d'habitants et une surface équivalente au Danmark ou aux Pays Bas se situe dans le peloton de tête des régions européennes et par son histoire, ses caractères physiques et humains, est parfaitement identifiée à l'international. Tout le monde situe " Brittany " en Europe et au-delà. Ce qui est loin d'être le cas pour la construction purement technocratique des Pays de la Loire dont les dirigeants dépensent des centaines de milliers d'euro, au frais du contribuable, pour tenter de lui donner cette indispensable visibilité à l'international.

Raisons humaines: à l'heure où les populations européennes se trouvent confrontées aux défis de la mondialisation, l'attachement à une identité-à la condition de refuser toute dérive sectaire- est un atout essentiel pour impulser confiance en soi, dynamisme et souplesse d'adaptation. Les Bretons, habitués depuis des siècles au grand large et dotés d'une jeunesse hautement éduquée (cf. leurs résultats au Baccalauréat), constituent le type même de population entrant dans ces critères pour faire bonne figure dans le concert des nations. Le seul obstacle à lever pour libérer les énergies est le rejet total de cette conception jacobine de la gouvernance qui fait de la France, avec des corps intermédiaires inexistants, une exception comparée à ses partenaires européens.

Notre députée, avec un peu de courage, aurait pu s'inscrire dans une autre vision.

Nul ne doute qu'en participant en masse à une nouvelle manifestation à Nantes le 27 septembre prochain, la population bretonne fera la démonstration qu'elle veut privilégier la grandeur à la médiocrité.

pluennVotre déclaration contre le tripatouillage jacobin / ihre Meldung gegen Jakobinische Handlung

[Juillet 2014]

Monsieur,

L'Alliance Fédéraliste bretonne - Emglev Kevredel Breizh exprime son entière solidarité avec les Alsaciens dans leur volonté de ne pas laisser diluer leur belle singularité dans un ensemble complètement technocratique et ceci sans concertation aucune des populations concernées.

Par contre elle juge complètement absurde et contradictoire l'argumentaire de votre pétition qui valorise la mise en place d'un grand ouest, lui aussi totalement arbitraire et antidémocratique, par fusion des pays de la loire (création du régime de Pétain, faut-il le souligner) et la Bretagne privée de son département le plus méridional, la Loire Atlantique.

Jamais depuis que cette partition a été faite, par un simple décret, la population bretonne n'a accepté ce dictat. Pas plus qu'elle n'accepte le reniement du pouvoir socialiste qui place les intérêts de ses barons avant les considérations éthiques.

Nous espérons que vous voudrez bien, après avoir mieux pris connaissance de la situation bretonne, revoir l'argumentation de votre pétition.

Recevez, Mr Rottner, nos salutations fédéralistes et bretonnes.

lannRetour de la Loire-Atlantique chez elle

[Juin 2014]

Depuis plusieurs semaines au lieu d'une réforme territoriale, nous assistons à une lutte des barons du Parti Socialiste pour garder leurs fiefs sans tenir aucun compte de l'avis des populations concernées.
Plans-coms, twitts et autes SMS n'ont d'autres effets que de «ballader» les citoyens.

Depuis plus de 60 ans, en dépit d'une propagande mensongère et dispendieuse (aux frais du contribuable), la mémoire collective bretonne n'a jamais oublié son département le plus méridional.

Nous l'avons retenu avec nos griffes. Maintenant nous allons le récupérer avec nos dents !

L'Alliance fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh appelle ses adhérents et sympathisants à rejoindre la manifestation à Nantes le 28 Juin 2014.

Rendez-vous le 28 Juin 2014 à Nantes, 14h00 devant la préfecture, 6 quai Ceineray.

lannL' Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh soutient l'appel de Rostrenen

[Juin 2014]

Soucieuse d'aller à l'essentiel à un moment crucial pour l'avenir breton, l'AFB-EKB déclare son entier soutien à l'appel lancé à Rostrenen contre le charcutage territorial présenté par François Hollande.

Sans tenir aucun compte des avis maintes fois exprimés tant par les populations concernées que par les assemblées communales, départementales et du conseil régional de Bretagne, le pouvoir socialiste entend imposer sans vergogne l'héritage de Vichy. Un comble !

Nous notons la peu courageuse position de Jean Yves Le Drian qui feint de croire que la carte n'est pas le sujet principal et qu'il lui suffit de s'être opposé à un futur Grand Ouest pour s'octroyer à peu de frais son brevet d'ardent défenseur des intérêts de la Bretagne.

En conséquence nous répondrons aussi présents le 18 Juin prochain au Palais Bourbon pour rencontrer les 38 députés des cinq départements afin de leur exposer que seule une Bretagne intégrale peut constituer une entité parfaitement crédible et identifiable sur le plan européen par sa capacité économique, son poids démographique, sa cohérence territoriale, le respect de son histoire et son dynamisme culturel.

Cette volonté des Bretons de ne pas se plier à un diktat de bas étage, animé par une défiance incompréhensible entretenue depuis des décennies par Paris, se traduira par une manifestation d'envergure à Nantes le 28 juin prochain.

lannProjet de réforme territoriale : Une rasade de carnaval jacobin

[Juin 2014]

Le projet de réforme territoriale, bien malgré lui, à mis au devant de la scène une injustice que les Bretons n'ont jamais oublié et comptent bien obtenir réparation.
Jusqu'ici nous n'avons opposé aux blocs adverses que des poussières d'individus, en ce moment où l'Histoire se concentre il est temps pour les Bretons de faire corps en vue de l'effort collectif.

L'emballement et la surenchère de ces derniers jours traduisent d'un côté la longue mémoire historique des Bretons, de l'autre la mise en abîme d'un système.

Des bâtisseurs de ruines tels les maires de Nantes, Rennes, Brest et Saint Nazaire habillés de leur bonne conscience ne font que révéler leur animosité à l'égard des réalités humaines et historiques. Il leur est désormais impossible de proclamer avec beaucoup de sentiments et de rhétorique qu'ils aiment les hommes, qu'ils travaillent pour eux, et en même temps de tolérer qu'ils soient humiliés et écrasés.

La sortie de l'histoire d'un président de région artificielle sans laquelle il lui sera impossible de justifier son existence et sa fonction. Comme une puce devenue folle, le voici tourbillonnant pourvu que la Loire-Atlantique ne retrouve pas l'ensemble breton.

C'était sans compter sur les charcutiers de l'Élysée, un découpage absurde qui caractérise le schéma de pensée d'hommes influencés par l'idéologie. Ils refusent de mettre en doute leurs architectures, alors qu'il suffit de confronter celles-ci avec le réel pour s'apercevoir de leur stupidité. Pour ces gens, lorsque le système ne fonctionne pas, ce n'est pas le système qui doit être revu, mais c'est l'homme qui est obligé de changer.
Si le bon sens inspire certaines réflexions, la réponse est de culpabiliser ceux qui les expriment.

Il ne tient qu'à nous que l'Histoire rende justice au temps écoulé. Avec le retour de la Loire Atlantique chez elle, c'est-à-dire dans la Région Bretagne qui est son territoire géographique et historique aussi naturel que légitime. Au-delà de sa place éminente et incontournable dans le destin de la Bretagne, la Loire Atlantique représente 40% du potentiel économique breton. C'est pourquoi seule une Bretagne intégrale constitue un ensemble cohérent capable de défendre, au niveau européen, sa singularité et ses intérêts.

lannMadame Royal a encore frappé

[Mai 2014]

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh approuve totalement l'analyse de Bretagne Réunie et ne peut que s'y associer, en faisant écho à ce bruit de fusion entre Pays de la Loire et Poitou-Charentes.
Madame Royal - qui joue toujours "perso" - tente encore là un coup médiatique du même genre que sa déclaration contre l'"écotaxe punitive" dans laquelle elle donnait "une solution irréalisable" pour cause de Droit européen. On a pourtant vu une partie des "gogos bretons" se féliciter de sa proposition.

En fait, dans cette toute dernière déclaration, madame Royal utilise un écran de fumée pour écarter le risque de voir sa région - dont elle n'exerce plus la présidence - en partie démantelée au profit de l'Aquitaine.
Elle et son compère Auxiette jouent la même partie et il est donc logique qu'ils s'épaulent mutuellement.

Toutes ces manœuvres démontrent que notre combat pour la réunification bretonne est loin d'être gagné et qu'il nous faut encore augmenter nos forces pour renforcer notre pression.

lannDéclaration commune de l'AFB-EKB PFE

[Mai 2014]

Constatant que le PARTI FEDERALISTE EUROPEEN lutte clairement contre la conception jacobine de l'État en prônant une Europe Fédérale basée sur le renforcement des pouvoirs régionaux et la lutte contre le dumping social, l'ALLIANCE FEDERALISTE BRETONNE-EMGLEV KEVREDEL BREIZH a décidé d'apporter son soutien à la liste menée par le Guingampais Vincent LANCIEN.

Elle se réjouit par ailleurs du soutien, sans ambiguité, apporté par le PARTI FEDERALISTE EUROPEEN à la réunification de la Bretagne et à la suppression de l'écotaxe qui lèse gravement son économie.

Enfin, pour mettre fin aux tensions actuelles observées en Ukraine, nos deux organisations préconisent d'en faire un Etat fédéral.

Les Co-présidents du PFE à Bruxelles,
Pietro DE MATTEIS, Yves GERNIGON

Le Président de l'Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh à Nantes,
Dr. Jean-Louis LE MEE

lannEuropéennes 2014

[Avril 2014]

Démenti

Contrairement à ce qui a pu être annoncé dans les médias ici et là, l'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh n'est pas partie prenante dans la liste emmenée par le maire de Carhaix.

En effet nous ne pouvons nous retrouver dans sa dérive populiste et autocratique qui le conduit à faire fi de tout engagement antérieur avec notre organisation. Ce comportement à la "Pepe Grillo" ne peut que nuire au désir d'union des forces qui luttent avec conscience et sincérité à l'installation d'un statut de "self-government" pour la population bretonne. Enfin nous trouvons pour le moins curieux de retrouver sur cette liste le nom du maire de Ploumagoar, lequel maire intente un procès à Diwan.

Reizhadur

Amañ hag ahont eo bet skrevet an Emglev Kevredel Breizh a oa derc'hel perzh el listenn pennrenet gant maer Karaez. Ur fazienn eo.

E wirionez ne c'hellomp ket bout a-du gant e zoareoù ober rust ha disfeal e keñver hor strollad. Ar stumm-ober se, re hini ur "Pepe Grillo" breton, a ra 'met gwanaat ar c'hoant unvaniezh-labour dispartiet etre an nerzhioù politikel hag a zo stourm en ur spered digor-galon ha leal evit zichenniñ ur galloud emrenerez evit ar Vretoned. En tu hont da se, ni a gav "iskis" awalc'h gwelout war al listenn-se anv maer Plouvagor. Hennez, evel ma ouier, a zo oc'h ober ur broses ouzh Diwan.

lannNantes, un succès indéniable

[Avril 2014]

L'Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh considère que la manifestation pour la Réunification de la Bretagne qui vient de se dérouler à Nantes le 19 avril est un succès indéniable. Avec un cortège de plus de 10 000 participants qui ont sur éviter tout dérapage et toute provocation.
La démonstration a été faite que la population bretonne ne conçoit pas son avenir sans le RETOUR de la Loire Atlantique dans un ensemble territorial solide et cohérent. Loin d'être "étriquée" la Bretagne intégrale constitue une entité de taille européenne tant sur le plan économique que démographique.

Nous tenons aussi à saluer la qualité et le ton positif des interventions faites lors du colloque qui s'est déroulé le matin à la Maison des Syndicats.

Ainsi le premier Ministre connait-il dorénavant la réponse dénuée d'ambiguité de la Bretagne à sa volonté de revoir les découpages des régions en France.

lannManifestation pour la réunification de la Bretagne

[Avril 2014]

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh appelle ses adhérents et sympathisants à participer à la manifestation pour la réunification de la Bretagne le 19 avril 2014 à Nantes.

Rendez-vous Place de Bretagne à 15h00.

lannUkraine : L'Europe à la remorque des USA... ?

[Avril 2014]

Le référendum d'autodétermination en Crimée a provoqué de vives tensions diplomatiques entre la Russie et les Occidentaux. Dans ce concert d'imprécations et d'incantations, bien peu d'observateurs lucides ont pu exprimer un avis nuancé. Qu'en est-il exactement.

On a assisté en moins de trois semaines à une brutale accélération de l'Histoire en Ukraine. Suite à un référendum, 97% des russophones, largement majoritaires en Crimée, ont dit clairement leur volonté de retour dans la Fédération de Russie. à la suite de quoi les autorités européennes, par la voix de leur responsable des affaires étrangères, la baronne Ashton, ont crié au scandale et dénoncé ce référendum comme illégal et contraire aux lois internationales. L'Europe, déclarait-elle, allait prendre des sanctions économiques et interdire de visas 21 dirigeants russes et ukrainiens se gardant bien toutefois de mettre Poutine et Lavrov, ministre à la tête de la diplomatie russe, dans le lot.

Le président Poutine de son côté, dans un discours d'une heure devant une Douma enthousiaste et deux représentants de la Crimée, s'est félicité du retour de la Crimée dans le giron russe en s'appuyant sur les résultats du référendum mais aussi sur l'histoire de ce territoire. Il a aussi déclaré ne pas vouloir, à l'opposé des craintes occidentales, démanteler l'Ukraine. Par contre il a dit clairement l'opposition de la Russie à l'installation de bases de l'OTAN sur le territoire ukrainien et sa volonté de mettre un arrêt aux constantes tentatives de rabaissement de la Russie venues du camp occidental durant ces dix dernières années.

En dépit de l'intense campagne médiatique développée par les autorités américaines et européennes, la France en tête, contre la politique russe, devons nous nous faire abuser ? Il n'est sans doute pas inutile, pour nous Bretons, avant de suivre aveuglement les positions prises à Bruxelles et à Paris, de rappeler quelque peu l'histoire de la Crimée.

Rappel historique.

Pour les anciens Grecs la Crimée s'appelait la Colchide et la Chersonèse. C'est sur ses rives que Jason et ses marins débarquèrent à la recherche de la mythique Toison d'Or. Beaucoup plus tard elle devint le lieu d'implantation des Tatars descendants des Mongols de la Horde d'Or, un des quatre empires issus de la désintégration de l'empire de Gengis Khan. Vers 1420 se constituera le Khanât de Crimée, lequel va devenir vassal de l'Empire ottoman. Au cours du XVIème siècle l'extension de la Russie va la faire se heurter militairement à l'Empire ottoman pour aboutir au passage de la Crimée en 1783 -sous le règne de la Grande Catherine- dans l'orbite russe. Les Tatars tant redoutés pour leurs pratiques de l'esclavage aux dépens de populations slaves, vont alors subir une répression terrible et être remplacés par les Cosaques. L'Empire tsariste, outre qu'il se débarrassait d' "un fléau de Dieu" avait enfin son accès aux mers chaudes.

Sous Napoleon III, les Français alliés aux Anglais et aux Turques vont se lancer dans une guerre victorieuse (1853-1856) contre une Russie désireuse, à l'instigation du panslavisme, de venir au secours des populations slaves et aussi de s'ouvrir les détroits des Dardanelles pour atteindre la Méditerranée. Deux stations de métro parisiennes [Sébastopol, Kremlin-Bicetre] et un nom de gateau [Baklava] rappellent ces évènements dans le quotidien parisien.

Sous la révolution bolchevique de 1917, Sébastopol devient l'une des villes symboles de l'installation du nouveau régime. Le grand réalisateur Eisenstein, avec son film emblématique "Le cuirassé Potemkine" a magnifié l'action des révolutionnaires. Tous les cinéphiles ont en mémoire l'image de ce landau qui dévale les escaliers de la grande cité portuaire parsemés de morts et de blessés tombés sous la mitraille des troupes tsaristes.

Plus près de nous, au cours de la "grande guerre patriotique" de 39-45 Simferopol [notre Sébastopol] devient avec Leningrad [l'actuel Saint Petersbourg] et Stalingrad le symbole, dorénavant gravé dans l'imaginaire russe, de la résistance à l'invasion nazie. Accusés par Staline d'avoir collaboré avec la Wehrmacht 200.000 Tatars sont déportés en Sibérie. La moitié ne reviendra pas et à ce jour ils ne représentent plus que 12% de la population.

Quant à l'appartenance formelle de la Crimée à l'Ukraine, elle date de 1954 à la suite d'une décision de Krouchtcheff avec la clause restrictive que la Russie y garderait trois grandes bases navales. La majorité de la population y était de longue date russophone. Poutine, dans son discours, a dénoncé avec vigueur cette décision prise par l'un des dirigeants de l'ex-URSS, dénonciation d'autant plus virulente que le gouvernement ukrainien s'était lancé dans une politique linguistique antirusse.

Revenir à une position nuancée.
À la lecture de ce qui précède on comprend alors mieux qu'aux yeux des Russes la Crimée ne fait que rejoindre la mère patrie et que cette décision résulte du droit des peuples à choisir leur destin en faisant aussi remarquer que c'est sur ces bases que le camp occidental s'était appuyé pour reconnaître la séparation du Kosovo de la Serbie.

Alors nous Bretons qui voulons aussi choisir notre destin, devons nous nous joindre au concert des bien-pensants et des donneurs de leçons qui peuplent le monde médiatique* et politique français ? Pourtant eux si prompts à dénoncer, sans nuance aucune, la Russie et ses dirigeants n'ont rien dit et rien écrit quand le Président Hollande a fait son déplacement en Arabie Saoudite ; il s'agit pourtant d'un pays où les femmes sont asservies, où se pratiquent des décapitations publiques, où l'homosexualité est passible de mort, où la liberté de conscience n'existe pas.

Nous ne voulons pas terminer cet article sans assurer nos lecteurs que nous aussi nous souhaitons, bien évidemment, aux Ukrainiens de se doter d'un gouvernement représentatif capable de leur assurer prospérité économique, lutte contre la corruption, stabilité politique et liberté.

Quant au futur, gageons que l'Europe reviendra à des positions plus raisonnables, ne serait-que pour des raisons liées à sa dépendance énergétique au pétrole et encore plus au gaz russe. L'Allemagne, par la voix d'Angela Merkel, a déjà souhaité que l'étude de l'application des dites sanctions soit étudiée au sein de l'OSCE. Une fois de plus on aura observé la position va-t-en-guerre française, position que les réalités économiques transformeront bien vite en simple gesticulation médiatique. Pensons à ce qui s'est passé pour la Syrie.

* à deux rares exceptions :
Nous nous devons de reproduire ici les écrits du talentueux écrivain-voyageur Sylvain Tesson :
"Je m'étais persuadé que les Français allaient marquer une légère pause dans leur entreprise de déversement de critiques sur le dos de l'ours russe, célébrer un pays relevé de soixante-dix ans de communisme et de vingt ans de dépeçage libéralo-eltsinien. Eh bien non, pas de répit ! ..."Sotchi, l'endroit le plus dangereux du monde", a dit un commentateur de télévision à qui on devrait financer un voyage de formation à Kaboul. Il aurait pu rappeler que Médée était né en Colchide, que Prométhée a été enchainé dans le Caucase..."etc..etc...
Ou encore ceux de Benoît Duteurtre dans l'article l'Obsession Russe, paru dans le numéro du 6 février 2014 du journal Le Point, article qui dénonce la russophobie des intellectuels français.

LannVolontés bretonnes

[Novembre 2013]

Les médias relatant le grand mouvement de contestation incarné par les Bonnets rouges (Ar Bonedoù ruz) se sont polarisés sur le refus qu'opposent les Bretons à l'écotaxe. C'est un peu court, et on ne tardera pas à s'en rendre compte. La mobilisation aussi soudaine que violente illustre, en vérité, une colère qui ne cesse de s'exacerber depuis plusieurs années : les Bretons rejettent de plus en plus un mode de gouvernance, d'une part ultra-centralisé, d'autre part totalement sourd à leur attente d'une véritable responsabilité régionale dans l'ordre de la gestion, de la culture, de la langue. Depuis des décennies, de nombreuses formations politiques bretonnes, n'appartenant pas, il est vrai, au système hexagonal, ont proposé une série de mesures concrètes, bien sûr dans le domaine économique, mais surtout dans le domaine institutionnel. Elles ont souligné l'impérieuse nécessité d'imaginer, face à l'explosion du numérique et de la mondialisation, une nouvelle organisation de l'État jacobin. Si nous nous trouvons dans la situation actuelle, n'est-ce pas précisément parce que le pouvoir - de droite ou de gauche confondus - a ignoré, avec superbe, ces revendications.
Pourtant François Hollande, dans son programme pré-électoral, avait promis une vigoureuse relance de la décentralisation, un message reçu avec beaucoup d'espoir en Bretagne. Or, ce qui devait être un des "grands chantiers" du quinquennat a fait chou blanc. Le droit à l'expérimentation régionale, assorti d'une montée en puissance de ce droit, a été tout bonnement enterré.
Dans ce contexte de profonde désillusion, il convient de rappeler les principales attentes bretonnes, lesquelles sont délibérément ignorées par l'establishment parisien et ses relais en Bretagne.

  1. Aménagement de la fiscalité. Actuellement 46% seulement des recettes fiscales provenant des Bretons restent en Bretagne. Nous demandons que ce taux atteigne 60%. Il n'y a là rien ni de scandaleux ni d'impossible : c'est le niveau qu'on observe au Pays basque espagnol, l'Euzkadi. Sur ce même terrain fiscal, nous réclamons la gestion en direct des fonds européens, comme c'est le cas en Alsace.

  2. Nous souhaitons que l'élection au Conseil régional se fasse pour les deux tiers dans le cadre de la région et pour un tiers dans le cadre des départements. C'est un moyen de faire disparaître, à terme, les départements. Une telle réforme irait également dans le sens d'une simplification du millefeuille administratif et d'un allègement des charges.

  3. L'environnement (gestion de l'eau et du littoral, énergies alternatives) et l'éducation - avec l'intégration du cursus complet des langues de Bretagne et gestion des rythmes scolaires - doivent revenir à la Région.

  4. La santé, épaulée par un organisme d'assurance-maladie, devra s'inspirer du régime alsacien qui est non déficitaire, faut-il le rappeler.

  5. Il faut impérativement que s'établissent de nouveaux rapports avec la forteresse de Bercy, et il est indispensable de créer en Bretagne une direction budgétaire autonome, analogue à celle qui existe dans chaque Land allemand.

  6. S'appuyer sur les réseaux et les compétences de la Diaspora bretonne dans le monde. La Fondation de Bretagne est un premier outil. Il faut aller plus loin : notre Diaspora doit être représentée au sein du Conseil régional par des élus.

  7. Retour de la Loire Atlantique chez elle, c'est-à-dire dans la Région Bretagne qui est son territoire géographique et historique aussi naturel que légitime. Au-delà de sa place éminente et incontournable dans le destin de la Bretagne, la Loire Atlantique représente 40% du potentiel économique breton. C'est pourquoi seule une Bretagne intégrale constitue un ensemble cohérent capable de défendre, au niveau européen, sa singularité et ses intérêts. De surcroît, comment se peut-il qu'un gouvernement dit socialiste ne remette pas en cause le découpage des Régions initié par le gouvernement de Vichy ? Au vrai, à gauche, beaucoup s'acharnent, à travers une phraséologie mensongère, à falsifier l'Histoire pour nier l'appartenance de la Loire Atlantique à la Bretagne.

  8. Enfin nous demandons au gouvernement Ayrault de ratifier la Charte européenne des langues minoritaires, ratification également réclamée par les Basques et les Corses. La France, si prompte à revendiquer son "exception culturelle", à célébrer le droit qu'ont les peuples de préserver et de promouvoir leurs langues, ne saurait que rejoindre les vingt-six autres États européens ayant déjà signé cette Charte.

On aura compris que la "question bretonne" ne sera pas résolue par de simples dotations financières baptisées "Pacte pour la Bretagne". Le problème n'est pas exclusivement économique, il est d'abord politique. D'autres régions en Europe, l'Écosse, le Pays de Galles, la Bavière, l'Archipel d'Aaland..., jouissent d'une réelle autonomie sans que les gouvernements centraux ne poussent des cris d'orfraie ou ne se sentent en péril. Paris le sait et tremble pourtant à l'idée d'amorcer une telle évolution. Quand le gouvernement se décidera-t-il à faire preuve d'audace et de courage ? Quand acceptera-t-il le projet ambitieux résumé par nos huit exigences ? Il ne s'agit plus de concocter, dans le huis clos des cabinets ministériels, un Pacte ou un énième Plan en faveur de la Bretagne. Il s'agit de mettre en place un processus de négociation entre, d'un côté, une délégation bretonne représentative de l'actuelle mobilisation sociale et, de l'autre, une délégation placée sous la responsabilité directe du Premier ministre.
C'est seulement à ce prix que la Bretagne et son peuple retrouveront le calme pour préparer avec confiance l'avenir.

LannKemennadenn - Communiqué

[Novembre 2013]

Rendez-vous samedi 30 novembre à Carhaix

Un grand vent de colère souffle sur la Bretagne qui vise en vérité à refuser le déclin et préparer avec confiance l'avenir.
Toutes les tentatives pour disqualifier ce grand et légitime mouvement seront vouées à l'échec parce que, les dernières semaines l'ont démontré, les Bretons ne sont jamais aussi forts que lorsqu'ils sont unis.

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh appelle toutes les Bretonnes et les Bretons à se retrouver à Carhaix le samedi 30 octobre 2013, 15h00.

LannKemennadenn - Communiqué

[Octobre 2013]

Les tartuffes...

Dans une récente interview au "journal du Dimanche". Bernard Poignant, maire de Quimper donne son sentiment sur la crise qui secoue actuellement la Bretagne. Ses réponses nous feraient croire que sa personne n'est nullement concernée alors qu'il s'était présenté dès l'annonce de l'élection du Président Hollande, comme "l'oreille du Président", occupant pour ce faire un bureau réservé à l'Elysée. Loin d'assumer une quelconque responsabilité dans la tourmente qui affecte l'économie bretonne, notre "conseiller special" feint de prendre de la hauteur.

Écoutons le : La fermeture des abattoirs Gad ? C'est de la faute des coopératives qui abritent cette entreprise. La tempête qui frappe de plein fouet Tilly-Sabco et Doux ? C'est à cause de l'Europe qui a pris le gouverement Hollande de court alors que dans les milieux avertis tout le monde savait que les restitutions seraient supprimées en 2013.
Quant aux manifestations de plus en plus musclées contre l'écotaxe, notre "conseiller du Président" y voit là l'occasion de se lancer dans des considérations historiques pour nous rappeler que depuis Louis XIV et la révolte du papier timbré la Bretagne est coutumière de ces accès de fièvre et tout cela est lié à son caractère "péninsulaire".

Bref, les Bretons ne sont pas particulièrement remontés contre le gouvernement Hollande. Alors, doit-on penser qu'ils en sont satisfaits ? L'actuel Président de région B4, Michel Massiot, ne semble pas partager complètement les vues de son camarade Quimperois. Ne vient-il pas de demander un moratoire pour la mise en place de l'écotaxe... Cet art de nier l'évidence a été couronné par la présentation d'un "plan Bretagne" par un premier ministre jouant la comédie de son attachement breton. Disons le tout net : ce plan ne répond en aucune façon aux attentes de nos compatriotes. Pour notre part nous rappellerons avec force à ces tartuffes que notre situation péninsulaire exige des ACTES et des réponses concrètes. Le premier d'entre eux sera la SUPPRESSION de l 'écotaxe seule mesure permettant de faire baisser la tention présente. Ensuite nous demandons que s'engagent des négociations avec comme objectif la mise en place d'un "Home-rule breton", seule solution pour ne pas sombrer dans une France vertigineusement surendettée (1 880 Mds €, € 1 800 000 000 000) habituée depuis des décennies à des demi-mesures et des faux-fuyants preconisés par des gouvernements adeptes de la langue de bois avec l'appui d'une classe technocratique immuable et autiste toute droit sortie de l'ENA.

LannKemennadenn - Communiqué

[Octobre 2013]

Appel à se rassembler samedi 02 novembre à Quimper

La Bretagne traverse une crise grave. Les circonstances actuelles nous commandent de serrer les rangs.
La suppression de l'écotaxe n'est pas un but en soi, mais pose un problème plus profond, celui de la maîtrise de notre avenir.
Or aujourd'hui nous subissons et réagissons. Samedi à Quimper prenons des initiatives.

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh appelle toutes les Bretonnes et tous les Bretons à se rassembler dans le calme à Quimper le samedi 2 novembre, place de la Résistance à 15h00.

LannKemennadenn - Communiqué

[Septembre 2013]

USA : ar Brezhoneg en Harvard, Bro C'hall : ar Brezhoneg en arvar. ...cherchez l'erreur !

An AFB-EKB a zo eürus o c'houzout e vo kelennet ar Brezhoneg er Skol-Veur Harvard. Ar Brezhoneg a gemero plas en unan eus ar Skolioù-meur brudetañ ar bed hervez renkadur Shangaï. Kement-se a ziskouez pegen istimet eo du-hont ar yezh geltiek nemeti komzet c'hoazh war an tiriad europat, kontrefed eus an dismegañs graet outi gant ar Stad c'hall.

Ar Stad c'hall, ar memes hini hag a ra komzoù flour diwarbenn an "nemadenn sevenadurel". Seurt diskleriadennoù o deus 'met daou pal : chom peget ouzh lavarioù mod-kozh a-zivout ar Galleg ha derc'hel da vont, en ur ganañ a-bouez-penn war an ton "droejoù-mab-den", gant ur politikerezh-distruj ar bobloù minorelezet Bro C'hall.

L'AFB-EKB ne peut que se réjouir après l'annonce de l'introduction de l'enseignement du Breton à Harvard. Voilà dorénavant la langue bretonne enseignée dans l'une des universités placées en tête du classement de Shangaï, une éclatante démonstration de l'intérêt suscité pour la seule langue celtique, Ar Brezhoneg, encore parlée sur le continent européen. Cette bonne nouvelle est en total contraste avec la politique d'annihilation pratiquée par l'Etat français.

Ce même état ne manque pourtant pas de déclarations verbales sur l'importance de l'"exception culturelle", déclarations, il est vrai qui ne visent qu'un double objectif : défendre des positions chauvines sur la langue française et occulter, sous couvert de défense des droits de l'homme, sa politique assimilatrice envers les peuples minoritaires de France.

LannKemennadenn - Communiqué

[Août 2013]

Écotaxe

Suite à la destruction d'un portique Écotaxe à Guiclan, l'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh rappelle qu'elle avait déclaré sa totale opposition à la mise en place de ce nouvel impot-rackett, dès sa naissance, sur le transport routier breton. En effet cette taxe décidée, sous prétexte vertueux de favoriser le transfert du transport routier vers le rail, a pour effet direct de pénaliser encore plus un pan essentiel de l'économie bretonne basé sur l'agroalimentaire.

Une fois encore, on est obligé de constater que les milieux dirigeants hexagonaux, à quelque bord politique qu'ils appartiennent, prennent des décisions autoritaires qui vont à l'encontre des intérêts bretons. Tout celà ajouté à la grave crise à laquelle sont confrontés les entreprises comme Gad, Tilly-Sabco et Doux -et bien d'autres à venir- démontre la nécessité de renforcer la solidarité et la réflexion bretonne pour doter la Bretagne d'instruments économiques et d'institutions politiques qui lui permettront d'éviter un affaiblissement irréversible de ses forces vives.

LannÉdito été 2013

[Juillet 2013]

LGV* ou le Chœur des Pleureuses

On vient de l'apprendre. Le gouvernement de Ayrault, se basant sur un rapport fourni par le député du Calvados, Philippe Duron, a fait ses choix pour les lignes LGV en projet. Pour ce qui concerne la Bretagne l'objectif des liaisons Paris-Brest et Paris-Kemper en 3 heures est repoussé après l'horizon 2030, autrement dit aux calendes grecques. Seul le tronçon Le Mans-Rennes sera terminé en 2017.

Comme dans toute tragédie grecque on a alors assisté à un "Chœur des Pleureuses" unanime des principaux ténors UMP-PS du Conseil Régional B4. François Puillandre, maire de Brest, Bernard Poignant** maire de Kemper épaulés par le Président des Chambres de Commerce de Bretagne B4 se sont joints au concert, chacun renchérissant à qui mieux mieux dans cette volonté absurde, et contraire aux intérêts fondamentaux bretons, d'accélérer le processus de concentration des infrastructures et des richesse sur un Paris frisant quotidiennement l'apoplexie. On aura aussi noté la déclaration toute lénifiante de "notre Jean-yves" qui ne voit dans cette décision aucune raison pour ne pas poursuivre le débat public sur le sujet ! Dans l'art d'enfumer les populations on ne fait pas mieux. Il est vrai que l' ex-président du Conseil Régional de Bretagne a su, de façon fulgurante, passer de l'état "plus breton que moi tu meurs" à la posture de défenseur fiable et habile des grands intérêts français. Viserait-il la place de Duguesclin du 21ème siècle ? Le président Hollande semble vouloir donner la réponse en venant adouber son champion à Lorient sur ses terres à l'occasion de l'inauguration du nouvel hopital. C'est fou comme rien n'a changé depuis le discours d'un autre François qui promettait au Peuple breton monts et merveilles en ce même lieu pour "respecter et promouvoir leur belle et singulière culture"! Etonnante aussi la rapidité avec laquelle nos "pennoù-bras" oublient leurs engagements préélectoraux après avoir humé l'air des cabinets ministériels parisiens.

Et pourtant la population bretonne au rebours de la vision toute jacobine de cette gente politique moutonnière a donné tout crûment son avis dans un sondage guère promu par les médias : elle déclare à 70% que l'important n'est pas de gagner 15 minutes pour atteindre Paris mais bien d'améliorer les liaisons entre l'ouest breton et Nantes ou encore tout bêtement entre Brest et...Landerneau.

De la même façon cette population, sans doute beaucoup plus perspicace que le sont ses soi-disant "représentants des territoires" (une formule à la mode), ose déclarer qu'il faudrait, outre l'amélioration des liaisons ferroviaires internes, avoir comme objectif prioritaire la baisse des tarifs aériens entre les aéroports de Brest, Lannion, Kemper, Lorient et ceux de Paris. Un Paris-New york coûte moins cher qu'un Kemper-Paris ! En s'appuyant sur les dires des spécialistes du traffic aérien***, elle avance deux arguments irréfutables : l'avion garde toute sa pertinence à partir de 500 km et le traffic aérien va doubler dans les 10 ans.

* À remarquer que l'empreinte de cette LGV entre Le Mans et Rennes se présente sous la forme d'une trouée de 100m de large sur 144 km de long. À vos calculettes, chers lecteurs, pour donner le nombre d'hectares sacrifiés et à les comparer avec les 1700 ha de Notre Dame Des Landes ! Là encore le silence de nos "écolos-bobos" sur le sujet nous épate !

** qui déclare "nous ne sommes pas satisfaits, même s'il était normal que le gouvernement établisse des priorités". On admirera un fois de plus l'art de la thèse et de l'antithèse pratiqué avec brio par le Maire de Kemper. Autre exemple: quand une délégation l'interpelle sur la non signature de la Charte Européenne des Langues Minoritaires, il la reçoit en tant que Maire de Kemper en précisant bien qu'il ne mélange pas cette fonction avec celle de "Conseiller spécial du Président". En un autre temps on appelait cela Hypocrisie.

*** Aviation Weekly

PluennLetter to Arts Council of Wales

[August 2012]

Wrong map of Brittany in An Oriant's Celtic Festival

Dear Welsh Cousins,

We deeply deplore that a wrong map of Brittany was visible at your exhibition stall in An Oriant ( Lorient) during the Interceltic festival. Many breton people were stunned by this bad action of some were very angry. As you probably know Brittany doesn't accept the partition of it's territory, a partition which was decided during world war II under nazi oppression.

You should be angry too if some Breton association should put on wall a map of Wales without one of it's components (Powys or some other welsh part), and you would be quite wright.
Here in Brittany we are used to see Wales as our "sister-country" so it's easy to understand our disapointment. The worse is that some welsh guy in your stall complained at french police as a result of a breton young man trying to correct the wrong map.
So we hope you will drope this complain down and that such an event will not occur again.

With our best celtic regards.

Kendirvi kembraek ker,

Ni zo bet displijet gant diskouezadeg kartenn sparc'het hor Vro-ni e-barzh ho stall da geñver Gouel ar Gelted en Oriant. Kalz a vretoned o tremen enno a zo bet aheurtet ha droug enno abalamour d'ar fazienn-se. Evel a ouzoc'h, marteze, Breizh ne fell ket dezhi asanti ouzh troc'hadenn he ec'honder, un dra euzhus graet e-pad ar brezel II, dindan amzer an Nazisted.

C'hwi kennebeut ne blijfe ket deoc'h hag e vefe diskouezet ur gartenn Bro Gembre hep Pöwys pe ul lodenn all dionti. Hag ar wirionez vije ganeoc'h.
Amañ e Breizh gwelout a reomp Bro Gembre evel "c'hoar-vro" hag e c'hellit kompren pegen dipitet omp bet. Ha wasoc'h c'hoaz pa hon eus gwelet unan ho izili o vont da sevel klemm , dirag ar polis gall, ouzh ur Breton yaouank hag en deus klasket resisaat ar gartenn-faoz.
Spi hon eus ne vo diskaret ar c'hlemm-se gant ho kevredegiezh ha n'arruo ket ken un darvoud trist sorse.

Gant hon gwelan saludoù keltiek.

PluennÀ Mrs les Députés François de Rugy et Marc Le Fur

[Décembre 2011]

Amendement nouvellement adopté en vue de la réunification de la Bretagne

Messieurs,

Nous tenons à vous féliciter pour votre toute récente initiative qui doit permettre à un département de quitter une région pour une autre, possibilité institutionnelle beaucoup plus en accord avec la volonté de ses habitants et leur histoire que l'actuelle législation.
Certes la voie est ardue, il n'en reste pas moins que vous avez réussi à entrouvrir une porte pour atteindre un but cher à la population bretonne: le retour de la Loire Atlantique dans l'ensemble breton. Nous n'ignorons ni les freins ni les obstacles qui restent encore à lever.

Soyez assurés que nous nous tiendrons à vos côtés pour vous épauler afin mettre de mettre un terme à un découpage instauré arbitrairement, sans consultation aucune des populations concernées, par un décret inique du régime de Vichy.

Veuillez agréer, Messieurs les députés, nos respectueuses et bien bretonnes salutations.

PluennLettre ouverte

[Novembre 2011]

L'initiative alsacienne: un exemple à suivre pour la Bretagne.

La toute récente décision prise par les élus alsaciens de fondre en une collectivité unique le Conseil régional et les conseils généraux de Haute et Basse Alsace constitue une avancée certaine vers une vraie régionalisation. Elle met fin, tout au moins sur ce territoire, à ce qui constitue l'un des handicaps majeurs français, l'empilement des structures de gestion et de décision avec toutes les dépenses inutiles (pour cause de doublon) que celà suppose. Au moment où la France se trouve confrontée à la nécessité absolue de mettre fin à des déficits vertigineux, les élus alsaciens se sont engagés dans une gestion moins dispendieuse de leur territoire tout en renforçant le pouvoir régional. Il est certain que par leur proximité avec l'Allemagne, ils sont d'autant plus à même de juger que la réussite économique est largement tributaire d'une gestion parfaitement décentralisée où les länder, et tout particulièrement celui de Baden-Wurtemberg, disposent de pouvoirs considérables. Tout celà repose sur la notion de fédéralisme. Corsetées dans un système où Paris se taille la part du lion, les régions françaises par comparaison font bien pâle figure.

Face à la crise qui affecte une partie des membres de l'Union européenne, les autorités françaises parlent de plus en plus de "fédéralisme". Il semble bien que leur présentation soit plutôt à sens unique, à savoir sous couvert de ce vocable de mutualiser les déficits (sous entendu de faire payer les plus vertueux). Or le vrai Fédéralisme procède de deux mouvements: une délégation de pouvoirs vers une structure supranationale et en même temps un mouvement vers le bas qui vise à renforcer les pouvoirs régionaux, y compris celui de légiférer dans certains domaines.

Les élections présidentielles doivent être l'occasion de traiter la question de la réorganisation des structures étatiques françaises dans un sens beaucoup plus proche des territoires en favorisant la démocratie de proximité. De par leur histoire la Bretagne et son peuple constituent une entité originale qui justifie pleinement une gestion spécifique. La grave situation présente impose de sortir de la pensée unique. Aussi serait-il plus que souhaitable que les dirigeants du Conseil régional et les présidents des cinq conseils généraux [ Loire Atlantique comprise] prennent exemple sur leurs collègues alsaciens en s'engageant dans un processus de simplification et de rationalisation des structures. Ce serait là l'un des moyens les plus efficaces pour contribuer à allèger la dette et le meilleur processus d'approfondissement de la démocratie au profit des citoyens.

Lettre ouverte à:
Mme Odette Herviaux, sénatrice du Mor-bihan.
Mme Eva Joly, candidate à la Présidentielle.
Mme Marylise Le Branchu, députée de Morlaix.
Mr Jean Marc Ayrault, député-maire de Nantes.
Mr François Bayrou, Président du Modem.
Mr Jean Pierre Bel, président du Sénat.
Mr François Hollande, candidat à la Présidentielle.
Mr Joël Labbé, sénateur du Mor-bihan.
Mr Ronan Le Dantec, sénateur de la LoireAtlantique.
Mr Jean Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne B4.
Mr Michel Le Scouarnec, sénateur du Mor-bihan.
Mr Xavier Musca, secrétariat de la Présidence de la République.
Mr Bernard Poignant, maire de Quimper.
Mr Philippe Richert, président de la région Alsace, ministre des Collectivités locales.
Présidents des Conseils généraux des Côtes d'Armor, du Finistère, d' Ille et Vilaine, de Loire Atlantique, du Mor-bihan.

PluennMessage de l'AFB-EKB au premier ministre norvégien

[Gouere 2011]

Kjaere Premierministeren,

I navnet af det Bretonske folk og mit egnen, vi vil uttrykker vores sorg og metfoelelse for dit eget folk etter det grusom angrep som har ramt indre Oslo og saa mange unge mennesker paa Utoeya. Det er fulstendidt uforstaaeligt at det kan sjer saa noget i Norge.
Vi ber deg og tilbringe vores medlidende tanker til alle de norske statsborger som fik tabt slaegtninger og barna ved denne meget triste begivenheten.
Som du sa, « Norge er et lille land, men et stolt land » og det er lige hvad vi mener hernede i det keltiske Bretagne.

Med vores venligste bretonske hilsener.

Ministr kentan ker,

En anv Pobl breton ha va hini , fell a ra din kas dit hor sonjoù glac'haret hag a gengañv da genver an darvoud euzhus arruet en Oslo en ur tagañ ouzhpenn ur bern tud yaouank ar an Inis Uteoya. Digomprenus eo gwelout seurt torfed o arruout e Bro Norvegia.
Ni zo pediñ ac'hanout degas d'ar familhoù, hag o deus kollet kar pe bugale e-barzh an trist oberenn-se, hor prederennoù gennerzh.
Evel t'eus lavaret en da brezegenn, «  Bro Norvegia a zo marse ur vro vihan, met ur vro gant lorc'h enni « . Just ar pezh a sonjomp amañ er vro geltiek ni, Breizh.

Gant hor gwelañ saludoù breizhat.

LannAr retorik gall ha ni.

[Miz Gouere 2010]

Klasket em eus sevel ur pennad war an doare ma vez implijetal lavar gant Paotred ar Stad hag o mevelien breizhat evit touellañ ar speredoù. Ar yezhzonourion a gavo gwall skañv ar mennozioù am eus displeget. Met an holl lennerion n'int ket yezhonourion ! Goude beañ graet dave da Sofisted Hellaz, em eus lakaet a-wel teknikoù al loberion c'hall dre vras, a-raok komz eus un teknik ispisial am eus anvet : ar c'hwekaat ar gerioù. Ha me neuze da reiñ ur skouer splann, ur fed hag a zo c'hoarvezet nevez'zo, p'o deus dibabet paotred ar C'huzul Rannvroel skarzhañ kuit Gouel Erwan evit lakaat en e lec'h "la Fête de la Bretagne".

N'eo ket abaoe hiziv e vez imlijet ar yezh evit touellañ ar bobl. Komzet e vez abaoe Platon eus ar Sofisted hag eus c'halvezadoù (teknikoù) implijet ganto evit touellañ ar boblañs. An hini en defe un tamm amzer a alian da lenn an Emziviz anvet ar Gorgias, ma tispleg Sokratez peseurt istrikoù a veze implijet gant ar re-mañ warwell gounit ar bobl d'o sorc'henoù. An arm an efedusañ etre o daouarn a oa an helavarouriezh pe mar fell deoc'h ar retorik. Evel just arabat dre ret kondaouniñ an helavarouriezh, gant ma talvezo da gaeraat komz ur prezeger broudet gant ar c'hoant da lavarout ar wirionez. Rak ar retorik a c'hall bezañ ur benveg prizius evit lakaat ar wirionez da splannañ gwelloc'h a se. Siwazh gant Sofisted Hellaz e oa disheñvel ar gont, avat. N'o doa nemet ur soñj en o fenn : ober eus ar gomz an efedusañ benveg evit hoalañ an dud ha kaout krog war o c'henvroiz. Ken e tamalle Platon dezho bezañ heñvel ouzh ur c'heginer ampart o c'holeiñ ar pistri gant un hilienn voenus.

Hogen va fal n'eo ket sevel betek an amzerioù kent ha displegañ deoc'h korvigelloù Sofisted Hellaz. Pezh a vennan ober eo, er c'hontrol, degas da soñj deoc'h eus un dra hag a anavezit kenkoulz ha me : abaoe kantvedoù ez omp deuet da vezañ wazh eus flourderioù ul lavar gaouiat kinklet-kaer a-berzh al lamponed ouzh hon ren. Gant ar gomz eo bet renet a-viskoazh ar Republik c'hall. Hag ar re eveldon a zo erru war an oad? bet tro ganto da selaou prezegennoù stambouc'het ha pompadus ar jeneral de Gaulle, a oar pegen akuit e oa hemañ da gilhañ ar boblañs ha da walc'hiñ an empennoù. Kounait, da skouer, prezegenn Kemper d'an 18 a viz Even 70 ! Dalc'homp koun ivez eus an "darvoud-kalz" nevezoc'h, anvet an "adkempennadur Balladur" pe zoken, gant darn'zo, "ar Big Bang tiriadel". Amañ c'hoazh e oa deuet a-benn Sarkozy hag e lakerion da lakaat kalz a Vretoned hegredik da vagañ spi e vefe sevenet adunvanidigezh Breizh. Amañ c'hoazh o doa gouezet an hailhoned-se dibab gerioù kizellet-brav evit hon lakaat da esperout.

C'hwekaat ar gerioù

Betek-henn em eus komzet eus an helavarouriezh dre vras. Bremañ e klaskin tennañ an evezh war un elfenn hepken eus an helavarouriezh : ul lun hag anvin ar c'hwekaat ar gerioù. Ar gerioù a zo graet, evel ma uozer, evit arouezin ar ster-man-ster. Met an hini a fell dezhañ lorbiñ al lenner pe ar selaouer, ez zo a-walc'h dezhañ erlerc'hiañ ouzh ar ger reizh ur ger damheñvel hag a dalvezo da oueliañ, da guzhat ar ster reizh. N'eo ket ar skouerioù a vank : an Nazied ne gomzent ket evel just eus gouennlazh ar Yuzevion, komz a raent eus an "diskoulm diwezhañ". D'ar mare mar difenne ar Vretoned "ar gwir da vevañ er vro", en doa goveliet Raymond Barre un droienn c'hwek a-walc'h : "fiñvusted ar vicherourion" (mobilité de la main-d'œuvre). Pa ouzer pegen gouliet e vez kalon an den pa rank kuitaat e vro c'henidik ha bezañ diwriziennet, pa veizer ment ar bec'h hag ha boan en devez da ziwaskañ e seurt degouezh, e kavan dizamantmeurbed seurt kavadennoù yezhel. Menegiñ a rin c'hoazh, o vezañ ma'z on bet kelenner ha lennet ganin paperadur ofisiel an "Deskadurezh Vroadel", ar geriennoù ma vezed boas outo d'ar mare-se : ne raent morse dave d'ar yezhoù ranvroel, kaoz a veze dalc'hmat gant paotred ar stad eus idiomoù pe me oar me.

Ouzhpennomp n'eo ket hepken c'hwekaat ar gerioù an hini ar reont. Ken ampart int, en ur arverañ an hevelep kalvezad, da greñvaat ar ster. Er c'heñver-mañ, n'eo ket palvata ar ger an hini a reont, palvata ar ster ne lavaran ket. E c'horren a reont e splander ar Sakr. Kemeromp c'hoazh un neubeud skouerioù. Eveldon ez oc'h bet fastet gant holl zarvoudoù an Dispac'h gall. Ac'hanta, bezañ 'zo an devoud hag a vez douget dezhañ klod el lervrioù istor : La Terreur, ar Spouron bras. Ober a ra Paotred ar Stad hag o mevelion gant ur c'halvezad eeun : tremen a reont gant lakaat ur pennlizherenn. Ar wech-mañ ne gemmont ket ar ger, kemmañ a reont ar ster. Heñveldra evit ar Republik, al Laïkelezh, an Nasion, ar Big Bang tiriadel ha kement a zo. Kalvezadoù eeun hag efedus !

Taol-gwidre ar C'huzul Rannvroel

Rannet e vez va c'halon gant ar gevier a vez silet en empennoù gant Aotrounez vras Pariz. Met donoc'h c'hoazh e vezan tizhet pa vez ar Vretoned o-unan oc'h ober al labour drastus-se. Pezh a zo c'hoarvezet abaoe ur pennad, pa oa bet anv da aozañ Gouel Broadel Breizh dindan warez Sant Erwan, e-giz ma vez lidet gouel broadel Iwerzhon dindan gazel Sant Padrig. Ar mennozh a oa ijinek-kenañ, hag ar re a oa diwanet seurt keal en o spered a zellez anaoudegezh an holl. Siwazh, huñvre ne badas ket pell ! Koulz lavaret, adalek an deroù, e voe kavet Bretoned vat (sañset) evit lakaat en arvar seurt dibab. O anvioù a anavezan, met ne roin nemet anv unan anezho, Lena Louarn, un intron hag he deus diskouezet abaoe neuze pegen barrek e oa da zifenn hec'h interestoù diwar goust he c'henvroiz.

Neoazh, Gouel Erwan/Fest-Yves a seblante c'hoazh bezañ re zispac'hus evit izili ar C'huzul Rannvroel. Ha setu int, nevez 'zo, o skarzhañ kuit seurt anvadur ha lakaat en e blas "la Fête de la Bretagne", hervez ar c'halvezad am eus displeget bremaik : hini c'hwekaat ar gerioù. Ret e vefe lenn pizh diskleriadur an hini a zo karget eus ar c'hultur er C'huzul Rannvroel : Jean-Michel Le Boulanger. Na pegen pilpouz seurt komzoù, pa glask ober da grediñ d'al lennerion ez eus bet dibabet un anv "kevredusoc'h" (plus fédérateur). E gwirionez, kemer a ra ac'hanomp evit ur bagad genaouien, hag eñ o c'houzout ervat penaos en anv Sant Erwan ez eus an nerzh arouezennel eus an uhelañ evit d'ar Vretoned kadarnaat en o c'hreiz an emskiant a vezañ izili eus an heveled kevredigezh. E gerioù all, gouest eo an anv-se da greñvaat en o c'halon ar santad a hevelebiezh. Pezh a zo dic'houzañvadus evit ar ganfarded-mañ, troet ma'z eo o spered war-zu ar reter : ar pezh a gont evito, a-raok pep tra, ez eo terriñ ar muiañ ma c'hellont kement liamm a c'hallfe stagañ ar Vretoned ouzh o c'humuniezh naturel. Evel lavaret, unan eus Taolioù-gwidre ar C'huzul Ranvroel.

Petra lavarout goude-se ?Evel just e kaver e seurt dibab un arvez eneprelijiel. Se a zo sklaer. Padal, n'eo ket aze emañ an dalc'h : un akt politikel eo, evel ma'm eus klasket lakaet war-wel. Rak-se, dalc'homp, koustet a gousto, da lidañ hon gouelioù, da vare miz Mae, dindan gazel Sant Erwan. N'eo ket dav deomp kaout skoazelladoù an hailhoned-se evit derc'hel gant hon roudenn.

Fañch Kerrain

Pluennlettre ouverte au président du FIL

[Juin 2010]

Objet: Promotion du Muscadet au FIL 2010.

Monsieur le Président,

Nous avons appris que le FIL prévoit un partenariat privilégié avec l'association des producteurs de Bordeaux, écartant du coup la promotion du vin emblématique de la Bretagne, le Muscadet.

Cette façon de faire nous apparaît comme hautement déplorable et ce pour plusieurs motifs.

Le premier est que cette édition 2010 a comme nation "invitée" la Bretagne précisément.
Le second est d'ordre économique. Les producteurs de Muscadet ont fait des efforts plus que mérités pour une production de qualité. Ces efforts, aussi tournés vers l'exportation; participent ainsi au bon renom de notre pays.
Troisième argument. À l'heure où il est plus que jamais question du retour dans la famille bretonne du département de Loire-Atlantique, quoi de plus significatif que la présence du Muscadet pour bien montrer le soutien qu'apporte le FIL à cet élan.
Autre motif, qui cette fois-ci fait référence à vos origines nantaises. Il serait paradoxal qu'en tant que Président d'un festival ayant comme but le rassemblement de la grande famille celtique vous vous mettiez du coté des forces qui travaillent à l'affaiblir. Un festival en Irlande serait-il concevable sans la Guinness ou encore en Ecosse sans le Whisky ?
Vous seriez le premier à partager l'indignation générale.

D'aucuns voudront opposer des arguments d'ordre financier à ce mauvais choix, vu la difficile conjoncture. Mais n'est-ce-pas là vendre son âme? Entendons nous, nous n'avons rien contre les vins de Bordeaux en tant que tels et nous en buvons bien volontiers. Pas plus que nous n'oublions qu'il fut un temps dans l'histoire bretonne où nos armateurs et leurs navires en avaient le monopole du transport vers nos voisins du nord ouest européen et la Scandinavie. Ces temps là sont révolus et d'autres nations ont pris la place de la nation bretonne, signe indiscutable de son abaissement.

Alors allez vous ajouter à ce déclin ? Il y a quelques mois vous avez réussi à rétablir une subvention équitable pour le FIL en intervenant auprès du Président de la République Française. Même si son geste est apparu comme le "fait du prince", on ne peut que s'en féliciter. N'allez pas brouiller cette image d'homme attaché aux valeurs bretonnes, image pour laquelle vous avez été choisi comme président de ce festival au renom européen.

Vous devez savoir qu'une pétition a été lancée sur internet qui traduit sans ambiguïté le mécontement pour ne pas dire l'indignation de nos compatriotes en Bretagne et au delà.
Les différents partenaires du FIL dans les autres pays celtiques ont aussi été alertés.

Aussi, Monsieur le Président, nous n'avons qu'un souhait ; c'est que vous preniez contact avec les producteurs de Muscadet pour réparer cette bévue et faire qu'ils se retrouvent au coude à coude avec les producteurs bordelais.

Dans l'espoir d'être entendus, recevez, Monsieur le Président, nos salutations bretonnes.

Mr Gilbert Josse
Initiateur de la pétition
Pétition : Le Muscadet interdit de FIL

Dr Le Mee
Président de l'Alliance Fédéraliste Bretonne

LannLes derniers survivants du Nazisme et de Pétain continuent de nuire à la Bretagne......

[juin 2010]

Dans une enveloppe pdl une lettre circulaire de Auxiette vantant l'action de son équipe pour aider les lycéens et leur famille vient d'être distribuée à l'ensemble des lycéens . Certains responsables dans les administrations des lycées résistent au pouvoir pdl en mettant à la corbeille cette propagande. Un gaspillage d'argent public et un gaspillage de papier : il est vrai que c'est un "écolo" pdl du 49 qui est le vice président aux lycées.

Les jeunes de Loire-Atlantique sont le coeur de cible de la politique d'éradication de l'identité bretonne. Certains pro-pdl dans l'administration des lycées font même remplir des documents aux lycéens en leur demandant de mettre académie des pays de loire et non de Nantes alors que académie des pdl cela n'existe pas.

LannBrittany 1750-1950 The invisible nation

Sharif Gemie-Gwasg Prifysgol Cymru - www.uwp.co.uk
[Juin 2010]

Voilà un ouvrage que peu de nos "universitaires et de nos intellectuels bretons", pour la plus grande majorité élevés aux mamelles de l'Université Française, n'ont pas lu. Et pourtant sa lecture leur permettrait de sortir des poncifs et des études convenues.

Ecrit par le Dr. Sharif Gemie, brillant universitaire de l'Université de Glamorgan au Pays de Galles, après un périple breton et un séjour au Croisig, ce livre donne une analyse sans concession des pratiques culturelles et politiques de la Bretagne en brisant avec la vision franco-bretonne ou breto-française qui constitue habituellement le cadre de pareilles études.

Rassurons tout de suite nos lecteurs, cette étude s'étend, en dépis de son titre, jusqu'à l'époque comtemporaine. Nous donnerons un aperçu de ce regard neuf et non conformiste sur notre pays, en citant la conclusion du Dr. Sharif Gimie: " Les deux cent cinquante dernières années ont produit un appétit pour la Bretonnitude. La marque visuelle en est dorénavant bien lisible avec les femmes - en coiffes-, les hommes avec leurs vestes de velours noir, les binioù, les foules aux Pardons ou aux Festoù-noz jouissifs, les bandes blanches et noirs du drapeau breton sur les T-shirts de la jeunesse, la référence toute faite à l'esprit celte... mais surtout au delà de ces poncifs il existe un indéniable sens d'une communauté humaine capable de transformer en vécu magique un concert de rock commercialement réussi comme le cas aux "Erer Kozh". Ces manifestations sont avant tout non verbales et se veulant apolitiques. Ce n'est pas du nationaliste au sens habituel du terme; il n'y a pas de passeports, pas d'institutions établies, pas de manifeste, pas de test de nationalité et guère d'encadrement. Le sociologue en politique armé de son scepticsme à la recherche de faits empiriques et l'anthropologue cynique à la recherche d'une adéquation entre l'engagement militant et la masse de la population jugeront tous les deux que cet état d'esprit est bien contradictoire, illusoire et même suspect. Et c'est pourtant du nationalisme, une forme efficace de vivre en communauté, un moyen de créer sans chichi les solidarités banales et les alliances indispensables à la vie de tous les groupes humains. Si les enfants de Mordrel ont, pour leur grande majorité, rejeté le déterminisme du sang et du sol, ils n'en ont pas moins créé quelque chose de plus ludique, plus en adéquation avec le genre humain: ils ne rêvent pas d'une Nation mais vivent dans... une nation invisible." Nous avons voulu donner cette conclusion afin de mieux donner le ton de l'ouvrage.

Il s'agit en faite d'un livre difficile qui fourmille de notes et d'informations inédites avec une impressionnante bibliographie ( 19 pages !) tirée d'auteurs aussi bien brittophones qu'anglophones ou francophones. Apports historiques impeccables, interrogation à l'occasion sur la "Francité" [ chapitre à recommander à Mr. Besson], la Bretagne sous l'Ancien régime, sous la Révolution [ ruine des activités ancestrales*, messianisme "libérateur" français forcené plaqué sur une population vue comme "étrangère et ayant des moeurs intolérables ", processus tout à fait identique à l'image frabriquée dans les années 1830-40 pour justifier la colonisation de l'Algérie ], traitement politique de la Bretagne de 1850 à 1940 par les gouvernements français qui se sont succédés durant la période, si nÃéligée dans nos livres d'histoire [ vision et consignes des préfets inchangées !], Vichy et le Nationalisme breton etc, etc ...

Tout au long de ce parcours l'auteur développe plusieurs thèses audacieuses qui nous confortent dans la vision d'une Nation décidément bien particulière. Citons d'exemple l'usage inattendu du Barzaz Breizh en plein 19ème siècle: contribuer à la "régénération d'une France dépravée par le retour à des valeurs éternelles" et dont le peuple breton serait rester le vivant porteur. Ainsi ce peuple serait-il resté figé dans le temps, intact et pur ! N'est-ce pas ce même sentiment qui planerait dans l'inconscient de certains qui croient bien faire en nous parlant de la "Bretagne historique" ? [panneau routier vu à l'entrée sud de la Loire Atlantique]. N'aurait-il pas mieux valu inscrire tout bonnement " Bienvenue en Bretagne, Welcome To Brittany"? Le voyageur venant de Belgique ou d'Italie ou débarquant de Roissy est-il accueilli par des panneaux de bienvenue en .. France historique"? Passionnante aussi sa présentation de la vague Orientaliste et Celticiste du 19ème et du début du 20ème siècle et leurs rapports avec le développement parallèle du sentiment "national" en Bretagne ou en Algérie. Gémie note à ce sujet que si les pionniers du nationalisme breton - à de rares exceptions près - sont bien les enfants spirituels des auteurs et créateurs du Celtisme - les premiers nationalistes algériens, eux , ne se sont jamais réclamés de l'Orientalisme; bien au contraire ils l'ont toujours rejeté parce qu'ils le percevaient comme élément de justification du colonialisme. Ainsi les perceptions psychologiques d'un phénomène culturel [ ou artistique, si l'on veut ] au départ identique ont produit des effets opposés chez les Bretons et Algériens avec des conséquences considérables sur le mode de fonctionnement et la réthorique ultérieurs des partis nationalistes des deux pays. On comprend alors mieux pourquoi les milieux nationalistes bretons ne se sont nullement, sauf très rares exceptions, engagés ni même sentis concernés par la luttes de libération des peuples colonisés de l'empire français. Voilà ce que n'avaient jusqu'ici pas vu nos agrégés (Bretons ou non) de l'Université Française.

Et bien d'autres choses encore. Nous reviendrons sur le contenu de ce "pavé" plus tard.

* Sur le sujet on appréciera le regard neuf apporté par un autre universitaire "étranger" [ canadien d'origine bretonne ] sur les causses et les raisons de l'étonnante vigueur de la Chouannerie mor-bihannaise; présence importante d'une petite paysannerie aisée et instruite, enrichie par la culture et l'exportation du blé. On est loin de l'image des Chouans ignares et "buveurs de sang humain" véhiculée par l'historiographie officielle des "valeurs de la Républiques". T.J.A Le Goff - Vannes and its Region, a Study of Town and Country in Eighteenth century. (Oxford-Clarendon 1981)

lannHevelebiezh vroadel

[Miz Du 2009]

Kentañ diarbennoù Sarkozy

N'on ket evit lavarout adalek pegoulz ez eo krog ar Briñsed ouzh hon ren da hejañ-dihejañ banniel Bro-C'hall en argoll. Techet e vefen da grediñ ez eo krignet o spered gant an anken-se abaoe diazidigezh ar Republik. E-giz ma vijemp bemdez Doue a-raok emgann Valmy, ha darev hon mistri da stlepel ar sitoianed war dalbennoù-brezel a bep seurt. Pezh a zo sur, diwar ar mare ma taolan evezh ouzh prezegennoù paotred ar Stad, ne glevan nemet seurt diskanoù war o muzelloù. Unvaniezh, kenstagded vroadel, unded, ha me oar-me, seurt randon ez eo divi va divskouarn gantañ abaoe pell.
Er c'heñver-se, ne ra Sarkozy nemet dispenn roudoù e ziaragourion. Da geñver e stourmad dilenn, e oa bet dichañset din e selaou, ha taolet em boa evezh e veze distaget seurt koñchennoù born gantañ dibaouez. Kounaat a ran dreist-holl prezegenn Perigueux, d'an 12 a viz Here 2006, ma tispake e soñj war ar Republik nevez a venne adsevel. Ac'hanta, e-pad div eurvezh bennak en doa dalc'het da ragachat diwar-benn an unvaniez, an dañjerioù ouzh hon gedal, ar vrogarouriezh, an Nasion. Nemet en doa degaset ur mennozh na oan ket boas outañ tamm ebet : hini an "identité nationale". Nation hag Identité, setu un temad hag a voe bet diskanet gantañ n'ouzon ket pet gwech. Hag ur wech dilennet, ne chomas ket da dortal : e zisentez kentañ a voe sevel Ministrerezh an Hevelebiezh vroadel. Buan-tre, goude-se, e c'houlennas ma vefe "doujet da argeloù ar Republik" (ar banniel, an himn), hag e redias ar gelennerion da lenn d'ar skolidi lizher diwezhañ en doa kaset Guy Môquet d'e gerent, kent bezañ fuzuilhet gant an Alamaned. Ar skol a c'hoari he roll, eme Xavier Darcos, Ministr an Deskadurezh, pa genstag korf ar gevredigezh vroadel en-dro d'un istor, da dalvoudoù ha da izuniadoù boutin. ( L'école est dans son rôle quand elle renforce la cohésion nationale autour d'une histoire, de valeurs et d'aspirations communes).
Lavarout a ran, en ur dremen, pegen iskis e kavan seurt dibab. Evitañ da vezañ bet ur paotr yaouank hael ha gredus, e oa anezhañ ur c'homunour penn-kil-ha-troad, ha, d'ar mare-se, n'eo ket enebiñ ouzh an nazied an hini a rae, met skignañ kelaouennoù ma kaved enno mennozhioù ha talvoudoù n'o doa netra da welout gant ar frankiz, an demokratiezh pe ar vrogarouriezh ! Gwir eo, pa vez anv a ganmeuliñ ar Republik santel, arabat bezañ re figus eta. N'eus ket pell'zo e veze lakaet da grediñ gant an hengoun gaullour e oa bet ar Fransizion ur boblad a Rezistañsourion ! An "istour broadel" gall, na petra, a zo diazezet war wengeloù, e ster orin ar ger, eleze war ar gevier.

Ar vreutadeg vroadel

Rak-se, souezh ebet ma weler ar Prezidant o kemenn ur vreutadeg vroadel adalek derou miz Du, ur vreutadeg o tennañ, dres, d'ar pezh am eus anvet an "hevelebiezh vroadel". Komz a ra eus ur "breud bras" ma'z eo kouviet an holl geodediz da gemer perzh ennañ. Lennet em eus er gelaouenn Le Monde, diwar bluenn an istouriourez Anne-Marie Thiesse (1) penaos an droienn-se n'eo diwanet er galleg "nemet er bloavezhioù pevar-ugent". Bremañ, avat, ez eo kemmet an traoù : mann nemet abaoe ar bloaz 2000 ez eus bet embannet 30 levr o tougen an titl-se. Hag hi da lakaat war-wel ez eo difluket ar bomm-se er Stadoù-Unanet, er bloavezhioù tri-ugent, p'o deus kroget sokiologourion evel Erving Goffman d'ober gant keal an hevelebiezh a-zivout strolladoù tud'zo : ar merc'hed, ar Re Zu, hag int reuziet o buhez gant gwallziforc'hioù a bep seurt. Difenn o hevelebiezh a oa evito un doare da lakaat un termen d'an emzalc'hioù dizenekaus, ha da dreiñ o mezhekadurioù e balc'hder. Ha n'eo ket dre zegouezh, emezi, ma 'z eo ganet ar bomm-lavar-se er bloavezhioù 80, rak Frañs a oa krog da goll he sked abaoe un tamm'zo, hag en em santout a rae gwan ouzh gwan, hec'hloaz ouzh hec'hloaz. Ha se seul vui ma ne c'halled ket ken harpañ war hevelebiezhioù all evel hini "ar renkad", tra ma oa ar renadoù komunour o vont da get. E seurt degouezh, -. komzet e veze alies eus "diskar Frañs"- n'eo ket hep rezon ma'z eo tarzhet keal an hevelebiezh vroadel ha ma venn ar Prezidant bremañ sevel ur c'hendiviz war ar gudenn.

Ar breud bras evel emzoug-hud

Kalz a dud, dreist-holl e kostezennoù an tu kleiz, o deus desellet ar vreutadeg vroadel diwar-benn an hevelebiezh evel un dro-widre arveret gant ar renerion a-raok ar mouezhiadegoù da zont, dre ma verzhont muioc'h-mui en em gavont en un enkadenn bolitikel c'hrevus. Kalz a wirionez a zo, sur-mat, e seurt barnadenn, rak gouzout a reer ne vank ket a itrikoù d'ar Prezidant ha d'al lamponed ouzh e aliañ. Ha n'eo ket ar wech kentañ dezhañ da zisplegañ e ardoù. Koulskoude ez on douget da grediñ ez eus abegoù kalz donoc'h da seurt jestraouerezh. N'eo ket evit kelo-se, avat, e teuan da soñjal e vo diskoulmet ar c'hudennoù gant kas ar breud war an divoud-se. An eskemm a vennozhioù kleuz n'en deus biskoazh talvezet da galz tra. Seurt emzalc'h am laka da soñjal e pezh a skrive Jean-paul Sartre en e levr Esquisse d'une théorie des Emotions, pa zisplege an trivliadoù hag ar fromadennoù war-bouez arverañ meizad an "emzoug-hud. Alies gwech, pa ne vez ket ur gumuniezh pe ur gronnad tud evit talañ ouzh diaesterioù ar vuhez, e klaskont mont er-maez eus ar gwirvoud e mod pe vod, ha zinac'h un tonkad re zic'houzañvadus. Soñjal a ran, da skouer, en dibunadegoù ma weler un engroeziad-tud, trelatet gant ar gounnar, goude dezho bezañ kollet o labour, o pilat pavezioù en ur huchal luganoù hag en ur safariñ par ma c'hellont, evito da c'houzout ervat n'o devo krog ebet war o dazont. Kement a lavaran aze diwar-benn seurt manifestadegoù dic'hoanag a c'hallan dedalvezout ivez d'ar "breud bras" emeur oc'h aozañ. Hemañ n'eo kennebeut nemet un "emzoug-hud", eleze un dec'hadenn eus ar vuhez wirion. Pezh na vir ket ouzhin a gemer a-zevri an afer-se. Evidon-me ez eus kel amañ eus azon ur c'hleñved.

Ar breud bras evel azon ur c'hleñved

Azon a zo anezhañ un termen a vez implijet er vezegiezh evit talvezout ur merk pe ur sin eus bezañs ar c'hleñved-mañ kleñved. An derzhienn hag ar boan-benn a vo sellet, da skouer, evel azonoù eus ar grip. Heñveldra evit a sell ar breud bras. Evitañ da vezañ didalvoud a-grenn, peogwir ne c'hall nemet bezañ un digarez evit mirout ha moarvat gwashaat ar "patrom republikat" a anavezer, e tiskouez evelkent pegen nec'het eo hon renerion ha pegen grevus eo saviad Frañs . Er pennadoù am eus savet, em eus roet skouerius hag a agavan arouezius. Soñjit en emsavadeg Gwedeloup. Pe c'hoazh e degouzh ar paotr yaouan Mustapha Kessous, un afer a laka war-wel pegen krignet eo Bro-C'hall gant ar ouennelouriezh. Ha kounañ a c'hallfed ivez an diaesterioù er bannlevioù : ar re yaouank o tiwaskañ gwallziforc'hioù a bep seurt hag an dañjerioù o teverañ eus ar blegenn-se. Ha c'hoazh ez eo pell al listenn a vezañ klok. Gallet em bije kenkoulz all menegiñ gwander ar c'hweluniadoù hag o divarregezh da glask un treuzvarc'had, ar gorfuniaderezh (corporatisme) o ren e pep gennad eus ar gevredigezh, an taolioù-nerzh el labouradegoù, c'hwitadenn ar mouezhiadegoù evit Europa, Le Pen en eilvet tro mouezhiadegoù 2002, degouezh enkrezus kalz a labourerion-douar hag an taolioù-reveulzi a c'hall c'hoarvezout a gement-se, ha kement a zo ...

Penaos neuze dezverkañ ar saviad-se ? A beseurt kleñved ez eus azonoù aze? Berr-ha-berr e respontin. Brudet-tre eo levr Freud Das Unbehagen in der Kultur, embannet e 1930. An trefu er sevenandur. Amañ ivez e c'hallfed komz eus an trefu er gevredigezh c'hall. Evel ma vefe digenstrollet, diempret ar gevredigezh da vat, ha ma c'hallfed dedalvezout da Frañs lavaredoù Mirabeau a-zivout ar pobloù enframmet er Stad C'hall gant ar Roueed : Frañs "un agrégat inconstitué de peuples désunis". E gerioù all, Bro-C'hall a seblant bezañ deuet da vezañ un dachenn reuziet gant un diouer a gengred etre ar geodediz, tizhet ha ma'z eo gant kleñved an diliammañ strollennel.

Fañch Kerrain.

lannGouennelouriezh ha Gwennded

[Miz Here 2009]

Ar fedoù

N'eus ket pell ez eus bet kaoz war ar gelaouenn "Le Monde" diwar-benn ar ouennelouriezh o ren er gevredigezh c'hall. Ur pennad savet gant ur c'helaouenner a orin arab, un den yaouank oadet a dregont vloaz, anvet Mustapha Kessous. Displegañ a rae sklaer ha fraez an diaesterioù en doa kavet war e hent e-kerz e labour. Ar pennad-se, e gwirionez, a zo bet klevet komz anezhañ e pep lec'h, war ar skinwell, er skingomz ha me oar. Ha n'eo ket hep rezon, rak fromus e oa diskleriadur ar paotr, peadra d'en em soñjal war ar walenn spontus o reuziañ ar vro. N'ouzon ket pet skouer en deus kinniget deomp, ken euzhus an eil hag egile. Un deiz ma oa oc'h heuliañ an "Tour de France" , en em gavas, kostez Blaen, dirak un tiegezh birvilhet-kaer, ken en doa bet c'hoant mont da varvailhat gant an dud-se. Pebezh fazi ! Kaset e oa bet da stoupa gant ur paotr yaouank a zistagas krenn-ha-krak : "Ne gomzan ket ouzhit-te". Padal, ur c'henseurt dezhañ, en e gichen, gwenn e groc'hen evel just, a c'halle toullañ kaoz ganto hep diaezamant ebet.
Kaer en devez diskouez e gartenn kelaouenner, an dra-se ne dalvez dezhañ da netra. Peurvuiañ ne vez ket kredet e vez o ren seurt micher, ha degouezhout a ra gant darn'zo pellgomz d'ar Sez evit gouzout hag-eñ ez eus ur Mustapha bennak er gelaouenn.
Tamm-ha-tamm, tapet gantañ un tamm skiant-prenet, en deus dibabet tevel war e anv-bihan. Er pellgomz, pa venn mont e darempred gant unan bennak, ne ra meneg ken nemet eus e anv familh. "Amañ an Aotrou Kessous". seurt anvioù, na petra, ne vezer ket techet da zisfiziout outo. Gallout a rafe zoken bezañ kemeret evit ur Yuzev !
Ne dalvez ket ar boan din sevel al listenn eus an holl drubuilhoù ha mezhekadurioù en deus gouzañvet ar paour-kaezh paotr. Gwall hir e vije ! Mar fell dezhañ feurmiñ ur ranndi a-zoare, mont da ostalerioù'zo, pe antren en ur voest-noz cheuc'h, e vo graet dezhañ da intent n'emañ ket e blas e seurt lec'hioù. Ha ma kej gant fliked'zo.... Ya, kaer an deus hon Mustapha bezañ un den yaouank speredet-kaer, o labourat evit unan eus ar c'helaouennoù ar brudetañ, adal m'en em gav gant al lodenn vrasañ eus ar C'hallaoued, an deskamant, ar vicher, ar sevended ne dalvezont ket dezhañ da galz tra. Diouzh e neuz, liv e groc'henn hag e anv-bihan an hini e vez barnet. Ha war a seblant, sed aze ur c'hleñved ha n'emañ ket war-nes bezañ pareet e bro Gwirioù mab-den.

Ar rag hag ar perag

Ar pezh a gontan aze ne souezho lenner ebet. E vefe gwriziennet don ar ouennelouriezh er gevredigezh c'hall, an holl a oar se abaoe pell. A dra sur, trec'h Jean-Marie le Pen d'ar pemp a viz Mae 2002 a strafuilhas ar speredoù. Koulskoude, an trec'h-se n'eo ket c'hoarvezet dre zegouezh. Pell ac'hane! E gwirionez, bep ma tegouezhe e Frañs gwagennadoù a enbroidi, e derou an ugentved c'hantved, e-touez an engroez e save kasoni ha droukrañs ouzh an istud-se a zeue da dennañ o bara digant ar gwir Frañsizion. Poloniz, Italianed, Spagnoled, Turked, holl e vezent distaolet, ha kement-se a zo gwiroc'h c'hoazh evit an Afrikaned a zeuio diwezhatoc'h eus an trevadennoù a-wechall, kenkoulz ar re zu ha paotred ar Maghreb. Hep ankouaat an dismegañs a veze taolet war ar Vretoned, ar Gorsikiz, an Euskariz ha me oar. Istor Bekasin a zo anavezet gant an holl.
Ma ! Ned an ket d' astenn ar gaoz war ar poent-se. C'hoant am eus kentoc'h da zistreiñ da bennad ar c'helaouenner, ha dreist-holl d' an addisplegoù kaset d'ar gelaouenn gant al lennerion. Un dra en deus skoet va spered : biskoazh ne oa bet kaset kement a respontoù dezhi. Peurvuiañ e vez kavet etre 5 ha 50 addispleg. Amañ e kaved, soñjit un tamm, 456. Ken e oa distroet ar gelaouenn war ar gudenn, an deiz war-lerc'h, ha goulennet o zesteni digant ar re o deveze seurt tourmantoù da c'houzañv.107 respont ar wech-mañ c'hoazh.
Ez an da reiñ deoc'h un distrap eus ar pezh a veze kontet. Meuleudioù e-leizh d'ar c'hazetenner, gourc'hemennoù sof-kont, kendruez alies ha rukun a-wechoù ouzh un emzalc'h ken euzhus a-berzh o c'henvroiz dinaturet. Darn a lavare e oant laouen o vezañ kuitaet Frañs evit mont da Ganada pe d'ar Stadoù Unanet. Unan e gouvie zoken da vont da V/Belgia e-lec'h na vefe ket gwallgaset e giz-se. Un toullad anezho a boueze war ar gasoni diwanet da heul brezel Aljeria. Evel ma verzhit, an darnvuiañ a ziskoueze bezañ a-du gant Mustapha. Ne vane nemet un nebeud rac'hoanerion, un nebeud gwerouzerion ha na gavent ket o c'hont. Imoret e oant ken e oant. "Gouennelour ar Frañsizion, emezo, petra emaoc'h oc'h ijinañ aze ? Hag an Arabed neuze'ta " ! Dav eo anzav, dibunet e veze ur stal komzoù, anez d'ar gudenn bezañ diluziet an disterañ. Kalz a raneoù, met, koulz laret, displegadenn ebet.
Me, avat, ne gaven ket va c'hont kennebeut gant ar glabouserezh-se, kement a c'hoant ha ma oa warnon da c'houzout peseurt abeg a vije bet kinniget gant ar C'hallaoued da unan eus o heverkañ dibarderioù. Ken kerseet e oan ma troas em fenn ar froudenn da reiñ un damskeud eus va donañ preder. Setu dre vras ar pezh a skriven. " Evidon-me a soñj ivez evel meur a lenner ez eo bet maget ar gasoni ouzh an Arabed gant brezel Aljeria. Neoazh, n'eus ket nemet an Arabed a gement a rank diwaskañ ar ouennelouriezh. Kement hini a zo du e groc'hen a zo bet disprizet deiz pe zeiz, na pa vefe o chom en departamantoù tramor, hag eñ ezel abaoe pell eus ar gumuniezh c'hall. Ha c'hoazh, d'am meno, ar vosenn-se n'eo ket ereet nemetken ouzh an trevadennañ. Kalz donoc'h eget se ez eo sanket en istor Frañs. Lod a ra ar ouennelouriezh eus an hengoun republikat. Ar Republik, o vezañ mar fell dezhi krouiñ ur gevredigezh peurunvan hag unandoare, n'asant ket e vefe war he ziriad tud dezho ur yezh, ur c'hultur ha doareoù-bevañ disheñvel. E gerioù all, abeg kentañ ar ouennelouriezh c'hall eo ideologiezh ar peurheñvelekaat. En em c'houlenn a ran hag-eñ e vo un deiz bennak ar gwir d'an disheñvelout e par sevenadur ar Republik unan ha dirannus. Ha gallout a ray ar Me bezañ unan all ? " Va fennad n'eo ket bet degemeret. En ur gelaouenn sirius evel "Le Monde", ne vez ket laosket ne vern pe furlukin da alteriñ evel ma kar. 456 addispleg a gaver, mankout a ra va hini.

Fañch Kerrain.

pluennLettre au Premier Ministre

[19 Octobre 2009]

Les chantiers navals de Saint-Nazaire.

La situation des chantiers de constructions navals de Saint-Nazaire, chantiers de l'Atlantique devenus STX (Coréens) est très préoccupante. L'Alliance Fédéraliste Bretonne / Emglev Kevredel Breizh prend position sur les dossiers suivants:

  1. Des ententes doivent être conclues entre la BAI et les chantiers pour la construction des futurs ferries.
    Nous rappelons que ce sont tous les secteurs économiques et les collectivités bretonnes qui ont permis la création et le développement de la BAI par un consensus politique.
    Saint-Nazaire est en Bretagne, il est donc normal que l'emploi y soit privilégié.
  2. La construction de navires hôpitaux humanitaires sous statut de l'ONU est actuellement en discussion. Il faut encourager ce processus sur le modèle du projet 2004-2005 qui prévoyait de convertir l'ex paquebot France-Norway en navire amiral d'une flotte de 7 navires. Ce navire de 115 m de long équipé d'une haute technologie (Hôpital - médicalisé - sécurisé - non armé), pourrait intervenir sur les zones touchées par:
    • les catastrophes naturelles
    • les conflits guerriers - malheureusement
  3. Implantation à Brest d'un chantier de dépollution-décontamination des navires ( militaires et civils ). Nous proposons aussi que pour chaque navire construit un dépôt de garantie soit déposé dans un fond mondial garantissant sa démolition future en cas de faillite ou d'abandon ...

C'est au travers de tels projets structurants que nous vous demandons de soutenir, que sera pérennisé l'avenir des Chantiers de Saint-Nazaire.

pluennLettre ouverte au journal "Le Monde".

[juillet 2009]

PLAIDOYER POUR NOTRE-DAME-DES-LANDES, PLAYDOYER POUR LA BRETAGNE.

Dans la chronique "À vous de jouer" de l'édition de votre journal du Lundi 20 Juillet dernier, Mr. Hervé Kempf tente, parfois avec des arguments fallacieux et erronés, de s'opposer à la construction d'un aéroport international (et non transcontinental) situé à une quarantaine de 40 kilomètres au Nord de Nantes, à 60 kilomètres au sud de Rennes afin de pallier aux inconvénients de l'actuel aéroport de Château Bougon (développement du traffic et nuisances sonores pour l'agglomération ducale).
Je ne sais si Mr. Kempf est originaire de Nantes ou d'une quelconque autre région bretonne, mais nous aimerions relever quelques erreurs, pour ne pas écrire contradictions, et aussi des "énormités" dans son argumentation. Permettez nous de lui opposer notre vision en faveur de ce projet structurant, porteur d'emplois, non seulement pour l'agglomération nantaise mais aussi pour la Bretagne.

Première contradiction: Cet aéroport aurait un traffic "réduit" alors que plus loin dans le texte on nous révèle que le traffic actuel est de de 2,8 millions de passagers, loin devant le second aéroport de la péninsule, Brest-Guipavas avec 1 million de passagers, ce dont nous félicitons pour tous les deux.
Autre argument technique erroné: il suffirait, aux dires de Mr. Kempf, de construire une simple piste "perpendiculaire" à l'existante (à Château Bougon) pour mettre fin aux nuisances sonores. On peut s'étonner de lire une telle argumentation alors que n'importe quel quidam vous dira que les pistes partout dans le monde doivent être orientées suivant les vents dominants. Faut-il rappeler à notre écologiste de circonstance que les vents dominants dans cette partie du monde sont d'Ouest ! Est-ce à dire que les deux dernières pistes construites à Roissy (dans le sens Est-Ouest) l'ont été avec erreur ? Autre argument fallacieux: ce projet (inscrit par le Conseil Général de Loire Atlantique comme réserve foncière dès 1974 sous la forme d'une ZAD de 1225 hectares) gèlerait 2000 hectares de terres agricoles. Par un habile tour de passe-passe on tente de nous faire accroire que l'emprise de l'aéroport atteindrait cette surface or il n'en est rien puisque la surface totale des deux pistes prévues, aérogare et bâtiments annexes sera de 800 hectares. À noter que l'indignation de Mr. Kempf est assez sélective car il se garde bien de fustiger promoteurs, notaires et même la DDE qui ont laissé se construire des maisons individuelles dans des secteurs théoriquement "gelés". Sous la pression d'organisations comme la notre il a été prévu des indemnisations conséquentes pour les familles qui pourraient être touchées. Ainsi la collectivité a t-elle été amenée à réparer les erreurs de certains particuliers. On aimerait aussi poser la question: combien d'hectares de bonnes terres agricoles ont -ils été dévorés par l'extension de Roissy ? Quant au coût, 560 millions, qui fait s'étrangler Mr. Kempf, là encore il conviendrait de lui opposer celui de bien des équipements et infrastructures de la région parisienne déjà largement pourvue. Ne parle t-on pas, pour citer un exemple, de 7 à 8 milliards d'Euros pour les transports du futur "Grand Paris" ? On pourrait à ce jeu citer des dizaines d' autres exemples du même acabit.
Autre argument démagogue développé par l'auteur : le capitalisme continuerait de saccager l'environnement au nom de la "croissance verte". J'invite votre intrépide interlocuteur à aller voir du coté de Mourmansk ou de Tchernobyl ce que le "Socialisme scientifique" a fait de l'environnement dans ces contrées !

En conclusion, on retrouve une fois de plus avec l'exposé de Mr. Kempf, une illustration de l'un aspects les plus critiquables de "l'exception française" dans notre pays à savoir la difficulté rémanente à concevoir un aménagement harmonieux et équilibré des territoires. Aux yeux de certains il y a Paris qui reste prioritaire et "la province" réduite à la portion congrue... Aveuglés par cette vision toute réactionnaire et égocentrique, il leur est difficile d'imaginer que l'on puisse exister sans eux. Que ne se démènent-ils en priorité, par la mobilisation des citoyens et des associations concernés, à améliorer l'environnement et les conditions de vie d'une agglomération parisienne de longue date au bord de l'apoplexie ?

Fort heureusement les bretons ne se laisseront pas impressionner par la rhétorique hâbleuse de telles personnes. Gageons aussi que la légitime ambition bretonne confortera partout ailleurs "au fin fond" des territoires ceux qui, et ils sont nombreux partout en France, veulent aussi lier de façon équilibrée infrastructures, emplois et cadre de vie. C'est avoir là une toute autre ambition pour notre pays.

Saint Patrick à New York

[Mars 2009]

Bravo aux sonneurs du Bagad Sant-Nazer et aux Bretons de New-York pour la belle image de la Bretagne qu'ils ont donné à nos amis de New-York City à l'occasion de la parade de la St-Patrick le 17 mars 2009. Les communautés irlandaises et bretonnes ont montré à cette occasion la force de l'identité de ses deux nations celtes. Cette volonté de faire partager la culture celtique avec les habitants de la grosse pomme ne peut trouver qu'un large écho dans une ville connue par sa richesse multiculturelle.

New York

Les Nazairiens présents à New-York pouvaient avoir une légitime fierté à voir leur Bagad défiler sur la 5ème Avenue derrière le Gwenn ha Du et le drapeau de Sant-Nazer créé par le CREDIB.

New York

LannLA POLITIQUE DU CONSEIL REGIONAL

[Mars 2009]

Le rapport "Parler Breton au XXIe siècle" de Fañch Broudig va bientôt paraître. Un rapport qui nous annonce que la Bretagne a perdu 28% de ses locuteurs du breton en 10 ans. Comme s'il s'agissait d'une surprise ! Régulièrement, avec une délectation morose incomparable, Fañch Broudig nous gratifie de ses statistiques et de ses "analyses scientifiques", nous annonçant le déclin irréversible de la langue bretonne. Notre grand savant, devenu apparemment l'inspirateur intellectuel du Conseil Régional, éprouve une jouissance morbide à régler ses comptes avec le Mouvement Breton jusqu'au dernier souffle, dans la lignée des "intellectuels républicains" du début du XXe siècle, comme le franc-maçon Yves le Febvre, la sincérité et le talent en moins.

La question, à nos yeux, n'est pas de savoir quelle est la valeur de ses prophéties. La seule question que je me pose est de savoir quels objectifs veulent atteindre les actuels responsables politiques à la tête de l'exécutif régional en matière de culture bretonne. Sur ce point, nous ne sommes pas en mesure d'apporter une réponse catégorique. D'un côté, nous savons gré à Jean-Yves le Drian d'avoir permis que soit épongée la dette de Diwan, assez rapidement après la victoire aux élections de la coalition opposée à Josselin de Rohan. Et la dernière proposition d'accorder des bourses aux étudiants qui s'inscrivent en master de breton va également dans le bon sens, à condition que cette proposition soit avalisée par les membres du Parti Socialiste. Mais de l'autre, la politique linguistique adoptée par le Conseil Régional n'est pas exempte d'ambiguïtés.

  • Faut-il rappeler que les subventions octroyées aux différentes organisations culturelles bretonnes ne sont pas équitablement réparties ? Certaines organisations comme Emglev Breiz se taillent la part du lion sans aucun rapport avec leur représentativité réelle.
  • Faut-il rappeler la Grande Parade folklorique sur les Champs Elysées, qui coûta très cher mais dont les résultats nous paraissent bien minces ?
  • Et surtout, le projet qui se dessine de subordonner totalement les organisations culturelles aux décisions des politiques et de ne leur accorder qu'un pouvoir consultatif ne laisse pas d'être inquiétant. À tel point que logiquement nous pourrions affirmer que le destin d'une authentique et vivace vie culturelle bretonne est définitivement compromis.
  • Autre paramètre fondamental, pour être efficace une politique linguistique ne peut se permettre de faire l'impasse sur les outils audiovisuels de masse: TV, Radios, Internet. Or reconnaissons que dans ce domaine le Conseil Régional n'a rien entrepris de révolutionnaire. Sans vouloir trancher entre les partisans d'une TV nationale bretonne et les promoteurs de la Télé Internet [débat qui avait été lancé lors d'une table ronde à l'automne à Carhaix], il faut bien admettre que la situation présente place les Bretons loin derrière les Gallois, les Catalans ou les Basques. Idem, pour la Radio.

Alors devons nous souscrire à l'idée que le destin de la langue bretonne est définitivement scellé, la politique de l'actuel Conseil Régional consistant à pratiquer, dans des conditions de confort certes non négligeables, " l'accompagnement thérapeutique du mourant " ? Nous ne le pensons pas pour les deux raisons suivantes.:

D'abord, c'est un fait réjouissant de constater que de plus en plus de Bretons sont conscients que, avec leur langue, ils détiennent un trésor inestimable, dans la mesure où elle nous transmet une grande richesse d'humanité. C'est le cas de toutes les langues d'ailleurs, comme nous le rappelait admirablement Jean-Marie Le Clézio, dans son discours du Prix Nobel.
Ensuite, non seulement beaucoup de Bretons sont conscients des enjeux, mais ils sont déterminés à mettre leur intelligence et leur cœur au service de leur langue et de son développement. Il faudra, n'en doutons pas, beaucoup d'énergie, de persévérance, de solidarité pour parvenir à nos fins. Mais des Bretons conscients et déterminés sont capables de déjouer les ruses et les perfidies des Grands Serviteurs de l'état, et des farouches partisans du monoculturalisme. Ils sont aussi capables de prendre le chemin inverse suivi par les pratiquants du masochisme et les adeptes du renoncement. Aussi appartient-il à toutes celles et à tous ceux qui partagent cette conception dynamique de notre pays de joindre leurs efforts pour l'incarner et la mettre en oeuvre au sein du futur Conseil Régional.

Fañch Digasoni.

PluennLettre Mars 2009

En réaction au sondage outrageusement "orienté" présenté dans Ouest-France du 8 mars et suite à l'éditorial de son directeur voulant nous faire accroire à l'intérêt du statut-quo, l'heure est à l'action. Aussi voici la teneur du courrier que nous venons d' envoyer à M Jean Yves BOURRIAU, Président de Bretagne Réunie.

Monsieur le Président,

En préalable à la réunion du 15 mars prochain à la Maison du Temps Libre à Saint Herblain (44), nous vous prions de trouver ci-dessous nos deux propositions pour engager au plus vite le processus de réunification de la Bretagne.

  • Que soit organisée une consultation populaire pour la réunification sur les territoires de Loire Atlantique et de La Bretagne B4 érigés en circonscriptions de vote.
  • Que l'agglomération nantaise ait un statut spécifique s'inspirant de celui des villes-laender comme Hambourg ou Brême.

Par ailleurs, devant la montée des oppositions de toutes sortes, les unes clairement exprimées [maires de Nantes et de Rennes, le "baron" Auxiette], les autres plus biaisées présentées par le journal Ouest-France, il apparait urgent de regrouper toutes les forces qui à des degrés divers se sont engagées dans le combat pour la réunification. C'est pourquoi nous suggérons qu'elles installent un Comité de lutte dans lequel elles siègeront de façon paritaire afin de défendre, devant l'opinion publique, et de présenter au gouvernement les deux propositins ci-dessus.

lannL'Europe à la française

Interrogeons nous sur l'étrange fièvre qui s'est emparée d'un certain milieu politique français à la suite du "Non" irlandais à la version du "traité" simplifié de l'Union proposée par Nicolas Sarkozy. La France, consubstantiellement, serait-elle malade de l'Europe, elle dont l'hymne "national" appelle avec autant d'insistance, deux cents ans après la période révolutionnaire, à répandre dans on ne sait quels sillons le "sang impur" de nos partenaires européens?

Le "NON" irlandais qui ne cesse de faire des vagues et qui conduit la Présidence française à s'agiter, me conduit à jeter un regard rétrospectif sur l'origine de la construction européenne et à évoquer quelques souvenirs de jeunesse qui m'avaient profondément marqués.

Je me souviens du débat portant sur la ratification de la CED, débat qui n'avait plus rien à voir avec le projet originel. Ceux-ci voulaient réaliser une Europe politique voulaient créer véritablement la Communauté européenne, en imposant l'idée d'un intérêt commun supérieur aux intérêts de chaque pays. On pourrait lire à ce sujet le discours de Robert Schumann du 9 Mai 1950, lorsque, dans le salon de l'Horloge du ministères des affaires étrangères, il tendait la main aux Allemands et proposait de mettre en commun la gestion des ressources minières de pays en guerre quelques années plus tôt. Ce qui aboutit, comme on le sait, à la ratification de la CECA.

La véritable nature de l'état français et le nationalisme qui lui est consubstanciel allaient apparaître au moment de la ratification du traité de la CED. Le texte fut rejeter le 30 Août 1954. La France, dernier pays à ratifier la CED, le faisait capoter. Le grand rêve d'une Europe politique rencontrait dès l'origine l'opposition radicale de la France: les cinq autres pays de l'Union ratifiaient le traité; la France seule le rejetait. Je suis intimement persuadé que cette opposition française a pesé lourdement sur le destin de la construction européenne et a déterminé par la suite le cours des choses. La question se pose alors de savoir pour quelle raison on est confronté constamment à cette "exception française". Pourquoi dès l'origine la France a bloqué le processus de l'intégration européenne? J'introduirais deux facteurs explicatifs: un facteur idéologique et un facteur historique.

Facteur historique

Je pense, contrairement à la plupart des gens, qu'il n'existe pas de Peuple français. La France n'est pas un Peuple mais une cntruction administrative, une réalisation politique artificielle. La France est l' œuvre de l'état. C'est la raison pour laquelle elle est en permanence hantée par le spectre de sa désagrégation. Comme s'il fallait conjurer je ne sais quelles forces maléfiques mettant sans cesse en danger la "cohésion nationale". Que l'on ne s'étonne pas que sa visée, à l'intérieur de ses frontières, est de laminer les cultures et les langues dites régionales et, concernant le processus européen, d'entraver tout ce qui pourrait porter atteinte à la souveraineté de l'état. I est clair à mes yeux que l'Italie ou l'Allemagne n'ont pas le même rapport à leurs communautés intérieures ni à l'Europe. Pourquoi? Tout simplement parce que la Nation a préexisté à l'émergence de l'état. Il s'agit d'une communauté civilisationnelle qui, au XIXs a débouché sur une organisation étatique. Je n'irai pas soutenir que Bismark et Cavour ne sont que des épiphénomêènes; il est sûr qu'ils ont joué un rôle déterminant dans la construction de leur Nation, mais en aucun cas on ne saurait assimiler leur action à celle de Louis XI, Louis XIV, des Pères de la Révolution, de Napoléon et des diverses Républiques qui se sont succédées jusqu'à nos jours. En raison de son histoire, la France est statocentrique. Ce type de réflexe émerge constamment dans le discours français et dans les choix fondamentaux des hommes politiques vis-à-vis de l'Europe. Rappelons-nous de Gaulle: quel grand tort ne fit-il pas à l'idée européenne en se moquant, durant les années 60, des "sauts de cabri" des partisans de l'union (Il ne suffit pas de dire l'Europe! l'Europe! l'Europe!). Et cette attitude persiste de nos jours non seulement chez ceux qui ne sont pas opposés au traité constitutionnel, mais encore chez ceux qui préconisaient le "oui à l'Europe". Tout récemment, au moment où était évoquée la possibilité de concentrer toutes les structures institutionnelles à Bruxelles, au nom de l'efficacité de fonctionnement, Bernard Poignant, le maire de Quimper s'y oposait nettement. Alors que Jean Monnet dès le début voulait un centre unifié comme "symbole unitaire", Poignant, lui, préfère le symbole de la fragmentation:
L'Union Européenne, déclare-t-il, n'est ni un état ni une Nation. Elle unit des peuples. Elle n'est pas un peuple"(Le Monde du 12/09/08).

Facteur idéologique

Ce facteur imprègne si profondément la mentalité française. Ce que l'on appelle communément le "messianisme français", et qui éclate particulièrement dans les grandes commémorations comme le bicentenaire de la Révolution ou les grandes parades du 14 Juillet. Ou dans les diverses variations sur la Patrie des Droits de l'Homme. La France est censée apporter au monde une nouvelle Révélation qu'elle doit diffuser dans le monde entier. Bref, la France est "exception", elle a une vocation universelle. C'est à la lumière de l'idéologie française que l'on peut comprendre la politique que mena De Gaulle à l'égard de l'Europe. À ces yeux, l'Europe n'a aucun sens si elle n'est pas française, si elle ne permet pas à la France d'imposer sa domination. Dans cet esprit, la France a un rôle dirigeant à mener, tout simplement parce qu'elle est la France. "Notre action vise à atteindre des buts qui, parce qu'ils sont français, répondent à l'intérêt des hommes", déclarait-t-il. Et l'on pourrait citer les divers présidents qui lui ont succédé.
Pompidou: "La France doit jouer le rôle de l'Europe" (et non un rôle en Europe).
Mitterrand: "Cet indéfinissable génie qui permet à la France de concevoir et d'exprimer les besoins profonds de l'esprit humain"
Giscard: "La biologie profonde du peuple français en fait un groupe à part, à jamais distinct des autres peuples et destiné à devenir une élite pour le monde"
La liste est loin d'être exhaustive.

Bien entendu, je suis incapable de rendre compte des diverses raisons complexes et contradictoires qui ont dicté le non "irlandais". Mais le malaise est bien plus grave. Indéniablement, c'est l'ensemble du continent qui est saisi par le doute européen, cette maladie de langueur que la France lui a transmise dès l'origine. Ceux qui ont conçu ce projet étaient des visionnaires, des personnages qui avaient l'Europe chevillée au cœur et à l'intellingence. Mais les responsables politiques français ont vite refusé l'avènement d'une Europe politique. Le nationalisme de l'état français ne se borne donc pas à vouloir éradiquer notre culture, il se caractérise aussi par ses grandes capacités de nuisance par rapport à la construction européenne. Le non irlandais, que les français voudraient annuler avec leur arrogance coutumière, trouve là, non certes son explication, mais certainement son origine.

pluennLettre au député Marc Le Fur

Cher Monsieur Le Fur,

Il est en effet CONSTERNANT de lire et d'entendre les déclarations de gens comme Michel CHARASSE, MELENCHON et consorts. On ne connait que trop leurs diatribes et leurs obsessions qui ne font qu'entretenir le peu d'estime que l'on a pour eux dans les milieux attachés à la construction une Europe solide fondée sur la solidarité et la diversité.
Mais il faut avouer que la déclaration de Madame la Présidente de l'Académie Française, personnalité jusqu'ici respectée pour son œuvre et son talent bien au delà de l'Hexagone, abasourdit tout le monde et il est fort à craindre que ses effets négatifs se feront sentir tant pour sa personne que pour la vision de la France à l' étranger . À un moment où l'UNESCO vient de déclarer l'année 2008 année de la préservation du patrimoine linguistique mondial, Madame Carrère d' Encausse se place au mème niveau-peu flatteur- que les extrèmistes flamands , les tenants de la mort de la civilisation tibétaine ou encore du nationalisme turc.
Il est à craindre qu'un tel comportement ne renforce les rangs de ceux qui ne croient que dans le rapport de force et jugent qu'établir un dialogue est peine perdue.

Vous avez, Monsieur le Député, ouvert la voie à une solution sereine et décomplexée de ce sujet. Il reste maintenant à inclure dans une loi les dispositioins pour assurer la pérennité de ces langues. Nous tenons à vous dire notre souhait de poursuivre le travail entamé avec vous pour abouitir à un résultat positif.

Recevez, Monsieur le Député, nos amicales salutations.

pluennLettre

[Avril 2008]

À Mrs les Députés-Maires Jean Marc Ayrault et René Couanau.

Messieurs les Députés-Maires,

Par un article paru dans le journal "Le Marin" nous avons appris que Dominique Bussereau, secrétaire d'état aux transports, voulait réformer les écoles de la marine marchande, ce qui en soit n'a rien de scandaleux. Malheureusement il n'en reste pas là et sous le prétexte de leur donner un nouveau statut, après avoir enterré le statut régional créé par Raffarin, il est prévu de fermer purement et simplement les écoles de Saint Malo et de Nantes.

Ainsi la Bretagne, qui fournit plus de 60% des navigants de l'hexagone et dont on se plaît à vanter en haut lieu "la vocation maritime", se trouverait-elle amputée des deux écoles d'Hydro qui lui reste, à un moment où le traffic maritime international connait un développement sans précédent.
Nous trouvons ces projets scandaleux et dans le cas où ils venaient à se réaliser on pourrait parler de politique de "déménagement du territoire".

Perspective d'autant plus inadmissible que la Bretagne a déjà investit des sommes conséquentes pour l'amélioration dans les équipements de ces écoles. De récentes éditions du "Télégramme" et de "Ouest-France" ont fait connaître les réactions très négatives de M. le Député-Maire de Saint Malo et de M. Jean Yves Le Drian sur ce dossier. Mais il nous semble qu'il faut aller au delà des simples protestations.
C'est pourquoi nous vous demandons, Messieurs les Députés-Maires, d'entreprendre une démarche commune auprès du gouvernement sur cette affaire. Nous pensons, que au delà de vos sensibilités politiques respectives, vous aurez à cœur de défendre l'avenir du monde maritime breton tout en rendant hommage à son glorieux passé.

Veuillez agréer Messieurs les Députés-Maires, en mon nom et au nom de nos adhérents et sympathisants, nos salutations distinguées.

lannM Balladur répond à l'AFB-EKB

[Octobre 2007]

Dans un récent courrier, M. Balladur, Président de la commission pour la rénovation de la constitution française, se dit d'accord pour examiner les propositions élaborées par notre parti et présentées lors d'une conférence de presse à Auray le 15 Septembre dernier. Le bureau de l'AFB-EKB se félicite de cette nouvelle.
Ces propositions, au nombre de 17 et qui concernent aussi bien les modifications à apporter aux institutions françaises que la Bretagne proprement dite, seront donc adressées à la Commission et diffusées auprès des médias et à certains organismes qui militent pour le bien commun de la population bretonne. Le détail de ces propositions sera aussi consultable sur le site internet de l'AFB-EKB.

Propositions au comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, sous la présidence de Mr édouard Balladur

    Constitution française, stricto sensu.
  1. Le Sénat est transformé en Chambre des représentants des Régions qui les nomment et les révoquent. cf. Bundesratt allemand.
  2. Election des députés à la proportionnelle.
  3. Nul ne peut cumuler un mandat regional avec celui de député au Palais Bourbon ou au Parlement européen.
  4. L'Assemblée des députés est responsable de son ordre du jour.
  5. Il y a droit au referendum quand 4 régions ou 1/2 million de personnes en font la demande.
  6. La République française protège les minorités linguistiques par des mesures spécifiques. (Convention de San Francisco, recommendations de l'UNESCO, Charte des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne Article 22).
  7. Le français est la langue officielle sur tout le territoire. Les autres langues seront aussi officielles dans leurs territoires où elles sont parlées. cf. Norvège(nynorsk, same), Espagne(basque, catalan, galicien).
  8. La République française ratifie la Charte Européenne des Langues "dites minoritaires".
  9. Bretagne.
  10. Le droit à l'expérimentation est reconnu à la Bretagne.
  11. Réunification: retour de la Loire Atlantique dans l'ensemble breton. (40% de l'économie bretonne); l'agglomération nantaise aura un statut spécifique1.
  12. Suppression des superpréfets et préfets. Remplacés par une commission mixte délégués du gouvernement-élus régionaux qui se réunira tous les 3 mois. Chargée du suivi des relations état-Région.cf. Italie où les rencontres sont mensuelles.
  13. Le Conseil régional sera composé pour les 2/3 de membres élus de façon directe et pour 1/3 au niveau des conseils de Pays.
  14. Renforcement du rôle des Conseils de Pays.
    (les points 4 et 5 visent à une simplification des échelons de décision en favorisant la montée en puissance de la Région, sur le modèle de ce qui existe ailleurs chez nos partenaires européens)
  15. Fiscalité: 60% des impots perçus sur le territoire breton y restent.( 46% actuellement).cf. Communauté Autonome Basque.
  16. La gestion des fonds européens est confiée à la région.cf. Alsace
  17. Le Système éducatif est régionalisé, ce qui permet l'intégration, entre autres, de l'enseignement de la langue bretonne.
  18. La politique de l'environnement et du développement durable sont confiés à la région: gestion de l'eau, prospective énergétique, gestion du littoral et des espaces protégés ( Conservatoire du littoral).cf Ecosse
  19. Régionalisation du système de santé et de protection sociale sur le modèle alsacien.(non déficitaire).
  20. élection des représentants au parlement Européen dans le cadre régional ou européen.

lann50 mesures pour la Bretagne - Horizon 2010

50 mesures, à la fois ambitieuses et pragmatiques, les constituants d'un projet que l'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh entend faire connaître et mettre en œuvre à l'horizon 2010 dans le cadre d'une Bretagne «Intégrale».[lire la suite...]

lannDe Françoise Morvan à Marine Le Pen en passant par Hubert Coudurier

Vous savez tous que Françoise Morvan, comme les Erinyes des tragédies grecques, poursuit inlassablement le mouvement breton et, comme beaucoup d'autres idolâtres, sacrifie allègrement le Peuple Breton sur l'autel de la République. Elle est présente sur tous les fronts, elle est à l'affût de tous les combats, afin de permettre à l'Indivisible vacillante de garder un minimum de vigueur. C'est ainsi qu'elle a été la première à s'en prendre à la bretonnisation des panneaux routiers en pays gallo. Pensez donc, une zone qui, depuis des siècles, (depuis Clovis j'imagine), a parlé un dialecte de langue d'oïl, une région exclusivement de culture française, (où la toponymie n'évoque en rien la langue bretonne!), oser introduire le bilinguisme dans un tel sanctuaire, quel sacrilège ! Je n'insiste pas sur les sarcasmes gorgés d'une haine inextinguible que déverse sur les militants bretons ce porte-drapeau du jacobinisme politique, notamment sur l'association vannetaise Bemdez.

Depuis quelques jours, nous avons pu constater que Marine le Pen lui emboîte le pas. Plus scandaleux encore, elle "justifie une assimilation violente, demandant à la Bretagne, dit l'auteur du communiqué, de perdre sa culture, sa langue, sa religion pour se fondre en un espace national de référence". Je ne peux, bien entendu, restituer les paroles exactes de Mme le Pen, mais qu'elle invoque la nécessité de l'assimilation et emploie le terme d'assimilation violente, me semble plausible. Nous ne sommes plus habitués à entendre ce langage, parce que nos politiciens ont su depuis longtemps récurer leurs vieux concepts, et se gardent bien de commettre de telles bévues. Mais, nous ne le savons que trop, en haut lieu, tous partagent la même conception de la société, sauf qu'ils tiennent davantage compte du rapport de force. Ils savent bien que l'identité bretonne est forte, assez forte en tout cas pour ne pas supporter un tel langage, et que, chez ces Gaulois fiers et irascibles, de la passivité à la rébellion le pas est vite franchi.
Rien de nouveau sous le soleil, par conséquent, le nationalisme échevelé de Marine Le Pen s'inscrit dans une longue tradition républicaine "à la française" : il s'agit de réaliser la "communauté des citoyens égaux devant la loi" sur les débris de toutes les appartenances culturelles ou ethniques , quelles soient corses, alsaciennes, basques ou bretonnes. Pour qu'advienne cette société idéale, resplendissante de rationalité, l'école de Jules Ferry n'avait pas lésiné sur les moyens. Elle eut recours, elle aussi, à des procédés violents, mais cette violence sait désormais se dissimuler sous le masque de l'idéologie. Disons qu'à la violence de l'agression, celle que préconise Marine le Pen, (la violence du "simbol" à la grande époque des hussards noirs de la République), a succédé une violence plus sournoise, presque invisible, celle de l'oppression : celle de l' article 2 de la Constitution, celle d'un Conseil Constitutionnel arbitrairement nommé, celle des arrêtés ministériels et d'un système administratif implacable (préfet de région, rectorat, inspecteurs d'académie), celle, enfin, d'un discours culpabilisant sur le "communautarisme" et le "repli identitaire", auquel le maître-penseur du Télégramme fait bien évidemment allusion.
Puisque je parle de cette violence masquée, je me dois de rappeler l'admirable discours patelin (un vrai chef-d'œuvre du genre) : celui du Ministre de l'outre-Mer, François Baroin, en réponse à la proposition d'amendement de l'article 2 de la Constitution par Marc Le Fur. Voilà de quelle manière doit parler un homme politique digne de ce nom. Face à des bonimenteurs si talentueux, Marine le Pen fait bien piètre figure.

Communautarisme et désinformation

évoquant le communautarisme, je signale la raison d'être de cette nouvelle trouvaille étatique. Appliqué au combat que nous menons pour la sauvegarde de notre identité et de notre culture, ce terme peut difficilement revêtir un sens. Pourquoi une communauté humaine défendant son histoire, sa langue, son patrimoine culturel serait-elle stigmatisée de la sorte ? En réalité, l'important, pour nos stratèges politiques, n' est pas de conférer un sens à ce terme, mais de lui assigner une fonction, Dans une campagne de désinformation orchestrée par l'état, ce mot sert désormais de thème mobilisateur. Il n'y a pas si longtemps, nous avions droit au thème : mouvement breton = nazi , campagne qui a culminé avec le film BZH et la focalisation sur la personne de Roparz Hemon : R. Hemon au service de la propagande nazie à radio Rennes (thèse de Ronan Calvez), R.Hemon gestapiste (présence à l'Assemblée nationale " d'historiens", soutenus par les députés Félix Leizour et Alain Gouriou). Actuellement, le nouveau thème concocté par l'état, et qui s'applique à tous les mouvements régionalistes, est celui du communautarisme. Au thème Mouvement Breton = nazi s'est substitué une nouvelle équation : régionalisme = communautarisme. J'ai étudié la technique de la désinformation ainsi que les réseaux occultes qui lui servent de vecteurs. Elle fait partie de l'arsenal inépuisable de la République déclinante. Régulièrement nous aurons affaire à des variations sur ces deux thèmes : tantôt le nazisme génétique du mouvement breton, tantôt la perversion du communautarisme. Hanté par le spectre d'un éventuel effondrement, cet "état-Nation", artificiellement construit sur la négation des nationalités, préfèrera sans doute user de tels stratagèmes à l'avenir, au lieu de procéder aux réformes institutionnelles nécessaires. Que cela ne nous empêche pas de dormir!

Morale et politique

Avant de terminer, je voudrais soulever un problème crucial. Mais je ne pourrai que l'effleurer ici. Quel est, à votre avis, le point faible chez tous ces défenseurs du jacobinisme politique ? Sous quel angle peut-on véritablement les attaquer? Face à quel argument se révèlent-ils infiniment faibles ? C'est sur le plan moral. Ils auront beau invoquer les grands principes républicains, envelopper leurs pratiques ethnocidaires dans le chocolat de la "communauté de citoyens", du "pacte républicain", de la "Volonté Générale"et autres sornettes, nous pouvons toujours leur rétorquer que leurs pratiques sont immorales, voire criminelles : détruire une langue, détruire une culture, c'est détruire des hommes. Le saccage d'une identité collective ne relève pas de la civilisation, mais de la barbarie. On touche profondément à la dignité de l'être humain. Si j'avais le temps, je m' appuierais sur des faits qui peuvent faire l'unanimité : le taux d'alcoolisme breton depuis la première guerre mondiale, et maintenant le taux de suicide qui dépasse de 60% la moyenne française. Des hommes debout transformés en épaves. Et comme la centralisation politique est le moteur essentiel de ce laminage des cultures, ajoutons aussi, quoi qu'en pense M. Coudurier, que le système centralisé est foncièrement immoral : il entraîne trop de souffrances, d'inégalités, d'injustices et de frustrations. Mais restons résolument optimistes. Peut-être arrivera-t-il un jour que quelques hommes politiques lucides et courageux se dégageront de l'armure d'une idéologie désuète, qui confond nationalité et citoyenneté. Il n'est pas impossible que la France de demain se régionalise, et que la République centralisée et jacobine devienne, à l'image des sociétés qui nous entourent, une véritable démocratie, c'est-à-dire un pays où la politique se réfèrera aux principes moraux fondamentaux.

lannPlateformes européennes de déconstruction-décontamination des navires

Suite aux récentes déclarations du maire de Saint Nazaire, l'AFB-EKB rappelle qu'elle s'est déjà prononcée pour l'implantation à Brest de l'une des plateformes européennes de déconstruction-décontamination des navires. Elle considère que le temps presse sinon il est à craindre que le port de Brest et l'anse de Landevennek ne deviennent les sites-poubelles où, sans considération aucune pour l'environnement breton, les épaves seront laissées à l'abandon.

Frammoù diskar-digontammiñ listri en Europa

Da heul diskleriadurioù Maer Sant-Nazer e tegas EKB da soñj ez eo savet a-du evit ma vo diazezet e Brest unan eus ar Frammoù diskar-digontammiñ listri evit Europa. Kavout a ra deomp eo mall ober un dra bennak rak a hent-all e teuio porzh Brest ha pleg-mor Landevenneg da vezañ lec'hioù lastez e-lec'h e vo lezet al listri da vreinañ hep derc'hel kont ebet eus an en-dro.

lannActualité économique et de l'emploi en Bretagne

Notre président J. L'Héritier a participé le 28 Février 2006 à la réunion de préparation de la plateforme des ONG à Bruxelles sur les chantiers de déconstruction (amiante, produits toxiques...)
Nous avons exposé au commissaire Européen, aux représentants des associations présents à cette réunion nos besoins pour la Bretagne. Construction d'un site, formation des employés. À noter que les néerlandais ont un projet de 3 cales sèches pour un investissement de 64 millions d'€.
Nous avons proposé les sites de Brest, Saint Nazaire, Lorient et Saint Malo. Plus de 1 000 navires par an sont à détruire sur des dizaines d'années. Il y a des centaines d'emplois en jeu. Pour tous, en Bretagne, mais aussi en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Amérique...

Le 25 Avril 2006 Jakez L'Héritier - qui est aussi président de l'association pour le paquebot France - participera au Parlement européen, à Bruxelles à une conférence intergroupe européenne réunissant
Les élus européens
Les associations
Les organisations de défense des travailleurs amiantés
Les ambassades concernées
Des représentants des ONG Européennes et d'Asie du Sud-Est.
Nous verrons si les "élus européens bretons" seront là!
Entendu à Bruxelles:
Les parlementaires français sont les plus absents...? Mais pas pour les rémunérations!....
Nous communiquerons en Avril le contenu de cette conférence.

lannLa France qui refuse de reconnaître les accords internationaux:

  • Charte de San Francisco,
  • Charte Européenne des langues et minorités,
  • Convention de l'UNESCO sur la diversité culturelle et linguistique, appuyée par la commission Européenne,
continue et se place dans une position intolérable pour le peuple breton entr'autres.
Le nouveau commissaire Européen aux droits de l'Homme, Mr Thomas HAMMARBERG, remplaçant Mr Gil-Robles a été reçu dans tous les états européens, SAUF: en France, le ministre de l'intérieur a REFUSé de le recevoir.
Nous ne sommes pas étonnés de l'attitude des différents gouvernements français.