
À Mrs les Députés François de Rugy et Marc Le Fur Messieurs,
Nous tenons à vous féliciter pour votre toute récente initiative qui doit permettre à un département de quitter une région pour une autre, possibilité institutionnelle beaucoup plus en accord avec la volonté de ses habitants et leur histoire que l'actuelle législation.
Certes la voie est ardue, il n'en reste pas moins que vous avez réussi à entrouvrir une porte pour atteindre un but cher à la population bretonne: le retour de la Loire Atlantique dans l'ensemble breton. Nous n'ignorons ni les freins ni les obstacles qui restent encore à lever.
Soyez assurés que nous nous tiendrons à vos côtés pour vous épauler afin mettre de mettre un terme à un découpage instauré arbitrairement, sans consultation aucune des populations concernées, par un décret inique du régime de Vichy.
Veuillez agréer, Messieurs les députés, nos respectueuses et bien bretonnes salutations.
Lettre ouverteL'initiative alsacienne: un exemple à suivre pour la Bretagne.
La toute récente décision prise par les élus alsaciens de fondre en une collectivité unique le Conseil régional et les conseils généraux de Haute et Basse Alsace constitue une avancée certaine vers une vraie régionalisation. Elle met fin, tout au moins sur ce territoire, à ce qui constitue l'un des handicaps majeurs français, l'empilement des structures de gestion et de décision avec toutes les dépenses inutiles (pour cause de doublon) que celà suppose. Au moment où la France se trouve confrontée à la nécessité absolue de mettre fin à des déficits vertigineux, les élus alsaciens se sont engagés dans une gestion moins dispendieuse de leur territoire tout en renforçant le pouvoir régional. Il est certain que par leur proximité avec l'Allemagne, ils sont d'autant plus à même de juger que la réussite économique est largement tributaire d'une gestion parfaitement décentralisée où les länder, et tout particulièrement celui de Baden-Wurtemberg, disposent de pouvoirs considérables. Tout celà repose sur la notion de fédéralisme. Corsetées dans un système où Paris se taille la part du lion, les régions françaises par comparaison font bien pâle figure.
Face à la crise qui affecte une partie des membres de l'Union européenne, les autorités françaises parlent de plus en plus de "fédéralisme". Il semble bien que leur présentation soit plutôt à sens unique, à savoir sous couvert de ce vocable de mutualiser les déficits (sous entendu de faire payer les plus vertueux). Or le vrai Fédéralisme procède de deux mouvements: une délégation de pouvoirs vers une structure supranationale et en même temps un mouvement vers le bas qui vise à renforcer les pouvoirs régionaux, y compris celui de légiférer dans certains domaines.
Les élections présidentielles doivent être l'occasion de traiter la question de la réorganisation des structures étatiques françaises dans un sens beaucoup plus proche des territoires en favorisant la démocratie de proximité. De par leur histoire la Bretagne et son peuple constituent une entité originale qui justifie pleinement une gestion spécifique. La grave situation présente impose de sortir de la pensée unique. Aussi serait-il plus que souhaitable que les dirigeants du Conseil régional et les présidents des cinq conseils généraux [ Loire Atlantique comprise] prennent exemple sur leurs collègues alsaciens en s'engageant dans un processus de simplification et de rationalisation des structures. Ce serait là l'un des moyens les plus efficaces pour contribuer à allèger la dette et le meilleur processus d'approfondissement de la démocratie au profit des citoyens.
Lettre ouverte à:
CommuniquéAprès les Sénatoriales.
Le basculement du Sénat traduit une défaite indéniable du système Sarkozy. Cette défaite est essentiellement liée au rejet de la Réforme territoriale telle qu'elle a été présentée aux élus: présentation à la hussarde par les Préfets, opacité et complexité, le tout aggravé par une restriction budgétaire qui étrangle les communes et les collectivités. En Bretagne le département du Mor-bihan et dans une moindre mesure celui de la Loire Atlantique reflètent parfaitement l'exaspération des élus locaux.
Donc la gauche est majoritaire à l'Assemblée du Luxembourg. Mais attention pour elle, après l'euphorie de la victoire, de ne pas se couler dans le lit douillet de cette institution. Pour ce faire, elle doit entreprendre deux réformes fondamentales: mettre fin au cumul des mandats et instituer la proportionnelle.
Une véritable réforme du Sénat serait aussi sa transformation en Assemblée représentante des régions et des peuples de l'hexagone à l'image du Bundesratt en Allemagne Fédérale.
KemennadennMaro Per Denez
Ni, izili AFB-EKB , zo o saludiñ memor Per Denez. Hennez en deus gouestlet e vuhez d'ar brezhoneg ha d 'hor bro. Stummet en deus kalz a studierien yaouank war dachenn ar Brezhoneg, en ur c'houzout e oa ret ivez enaouiñ enno un emskiant politikel gwirion. A-hend-all e vefe bet skubet kuit e labour abalamour da itrikoù hon enebourien.
Lod , hag int niverus emichañs, zo dija o tamall dezhañ bezañ graet emglevioù gant enebourien hon bro Ni, er c'hontrol, a lavar en deus ranket Per Denez tremen gwech ha gwech all dre henchoù treuz evit tizhout ar pal ha bezañ trec'h ; seurt doare-ober 'vez anvet diplomatiezh. Hag er c'heñver-se arabat deomp ankounac'haat an aotreegezh Brezhoneg a zo bet gounezet a drugarez dezhañ, a drugarez d'e zalc'husted, hep kontañ ar mell labour en deus kaset da-benn evel kelenner.
Lavaromp ivez, evit klozañ, ez eo bet Per Denez ur Breizhad kar-e-vro ma tleomp dougen dezhañ hon doujañs hag istim.
Message de l'AFB-EKB au premier ministre norvégienKjaere Premierministeren,
I navnet af det Bretonske folk og mit egnen, vi vil uttrykker vores sorg og metfoelelse for dit eget folk etter det grusom angrep som har ramt indre Oslo og saa mange unge mennesker paa Utoeya.
Det er fulstendidt uforstaaeligt at det kan sjer saa noget i Norge.
Vi ber deg og tilbringe vores medlidende tanker til alle de norske statsborger som fik tabt slaegtninger og barna ved denne meget triste begivenheten.
Som du sa, « Norge er et lille land, men et stolt land » og det er lige hvad vi mener hernede i det keltiske Bretagne.
Med vores venligste bretonske hilsener.
Ministr kentan ker,
En anv Pobl breton ha va hini , fell a ra din kas dit hor sonjoù glac'haret hag a gengañv da genver an darvoud euzhus arruet en Oslo en ur tagañ ouzhpenn ur bern tud yaouank ar an Inis Uteoya.
Digomprenus eo gwelout seurt torfed o arruout e Bro Norvegia.
Ni zo pediñ ac'hanout degas d'ar familhoù, hag o deus kollet kar pe bugale e-barzh an trist oberenn-se, hor prederennoù gennerzh.
Evel t'eus lavaret en da brezegenn, « Bro Norvegia a zo marse ur vro vihan, met ur vro gant lorc'h enni « . Just ar pezh a sonjomp amañ er vro geltiek ni, Breizh.
Gant hor gwelañ saludoù breizhat.
CommuniquéNeutralité du Net
L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh souhaite attirer l'attention de nos compatriotes sur le risque de voir l'Internet bailloné par tout un arsenal de lois: DAVSI, HADOPI 1, HADOPI 2, LOPPSI, ACTA ...
Ainsi nous observons que progressivement, sous prétexte de lutter contre les "pedo-nazi-anarcho-pirates", se met en place un Internet bridé voire filtré d'une part selon les désirs d'une caste qui voit son monopole de la parole publique concurrencé par tout individu possédant une connection au réseau mondial et d'autre part les ayants droits se plaignant que le téléchargemant de films par les gamins ruinerait l'industrie cinématographique alors que celle-ci enregistre chaque année des records de fréquentation des salles obscures.
Au lieu de s'attaquer à la source du problème c'est à dire aux réseaux mafieux, de prostitution, de blanchiment d'argent, on assiste, comme pour la crise financière, à la mise en place d'un système de "punition" collective. Cette infantilisation consistant à couper l'accès à l'Internet comme on priverait de télé un enfant.
La partie sanction de la loi HADOPI a été censurée par le Conseil Constitutionnel en Juin 2009 considérant que l'accès à l'Internet fait partie des droits fondemmentaux à la libre expressions et à la libre circulation des pensées.
Maintenant la Commission Européenne ne s'oppose pas à ce que les fournisseurs d'accès à l'Internet favorisent les gros éditeurs de services à avoir un accès privilégié à leurs abonnés à condition de payer. Visiblement certains ne voient uniquement dans l'Internet qu'un nouvel espace marchant.
On se souvient de la loi Toubon destinée à freiner l'usage de l'anglais, dans les faits elle a surtout servi à lutter contre les langues dites "minoritaires", la langue bretonne étant la toute première visée.
La Bretagne a cette particularité de se situer au carrefour de trois grands types de réseaux: maritime, aérien et communication (fibre optique et cables). Malheureusement elle n'en tire guère profit.
L'AFB-EKB déclare être très attachée au principe de la neutralité du net, principe consistant à mettre l'intelligence en périphérie du réseau et non au centre. (Internet vs minitel)
CommuniquéManifestation du 18 Juin à Nantes pour une Bretagne intégrale.
L'AFB-EKB est bien entendu solidaire avec toutes les organisations et les personnes qui luttent pour le RETOUR de la Loire Atlantique dans l'ensemble breton. En toute logique elle ne peut que récuser un découpage inique hérité du régime de Vichy et s'étonne de voir des organisations politiques, proclamant bien haut leur attachement aux valeurs républicaines, entériner jusqu'à ce jour un décret pris, faut-il le rappeler, sans aucune consultation des populations concernées. La Bretagne ne mérite pas ce traitement.
Ceci dit nous pensons qu'il est temps de s'interroger sur la façon dont Bretagne Réunie pense résoudre ce problème, problème qui concerne la Bretagne toute entière. Loin de méconnaitre l'attachement des instances dirigeantes de B.R. à défendre cette cause, l'AFB-EKB souhaite en faire l'un des enjeux de l'élection présidentielle de 2012 auprès de l'électorat breton en l'insérant dans une réflexion sur l'indispensable rééquilibration des territoires et leur attributions financières et décisionnelles face au "monstre parisien" et en partenariat avec Bruxelles.
Ar retorik gall ha ni.Klasket em eus sevel ur pennad war an doare ma vez implijetal lavar gant Paotred ar Stad hag o mevelien breizhat evit touellañ ar speredoù. Ar yezhzonourion a gavo gwall skañv ar mennozioù am eus displeget. Met an holl lennerion n'int ket yezhonourion ! Goude beañ graet dave da Sofisted Hellaz, em eus lakaet a-wel teknikoù al loberion c'hall dre vras, a-raok komz eus un teknik ispisial am eus anvet : ar c'hwekaat ar gerioù. Ha me neuze da reiñ ur skouer splann, ur fed hag a zo c'hoarvezet nevez'zo, p'o deus dibabet paotred ar C'huzul Rannvroel skarzhañ kuit Gouel Erwan evit lakaat en e lec'h "la Fête de la Bretagne".
N'eo ket abaoe hiziv e vez imlijet ar yezh evit touellañ ar bobl. Komzet e vez abaoe Platon eus ar Sofisted hag eus c'halvezadoù (teknikoù) implijet ganto evit touellañ ar boblañs. An hini en defe un tamm amzer a alian da lenn an Emziviz anvet ar Gorgias, ma tispleg Sokratez peseurt istrikoù a veze implijet gant ar re-mañ warwell gounit ar bobl d'o sorc'henoù. An arm an efedusañ etre o daouarn a oa an helavarouriezh pe mar fell deoc'h ar retorik. Evel just arabat dre ret kondaouniñ an helavarouriezh, gant ma talvezo da gaeraat komz ur prezeger broudet gant ar c'hoant da lavarout ar wirionez. Rak ar retorik a c'hall bezañ ur benveg prizius evit lakaat ar wirionez da splannañ gwelloc'h a se. Siwazh gant Sofisted Hellaz e oa disheñvel ar gont, avat. N'o doa nemet ur soñj en o fenn : ober eus ar gomz an efedusañ benveg evit hoalañ an dud ha kaout krog war o c'henvroiz. Ken e tamalle Platon dezho bezañ heñvel ouzh ur c'heginer ampart o c'holeiñ ar pistri gant un hilienn voenus.
Hogen va fal n'eo ket sevel betek an amzerioù kent ha displegañ deoc'h korvigelloù Sofisted Hellaz. Pezh a vennan ober eo, er c'hontrol, degas da soñj deoc'h eus un dra hag a anavezit kenkoulz ha me : abaoe kantvedoù ez omp deuet da vezañ wazh eus flourderioù ul lavar gaouiat kinklet-kaer a-berzh al lamponed ouzh hon ren. Gant ar gomz eo bet renet a-viskoazh ar Republik c'hall. Hag ar re eveldon a zo erru war an oad? bet tro ganto da selaou prezegennoù stambouc'het ha pompadus ar jeneral de Gaulle, a oar pegen akuit e oa hemañ da gilhañ ar boblañs ha da walc'hiñ an empennoù. Kounait, da skouer, prezegenn Kemper d'an 18 a viz Even 70 ! Dalc'homp koun ivez eus an "darvoud-kalz" nevezoc'h, anvet an "adkempennadur Balladur" pe zoken, gant darn'zo, "ar Big Bang tiriadel". Amañ c'hoazh e oa deuet a-benn Sarkozy hag e lakerion da lakaat kalz a Vretoned hegredik da vagañ spi e vefe sevenet adunvanidigezh Breizh. Amañ c'hoazh o doa gouezet an hailhoned-se dibab gerioù kizellet-brav evit hon lakaat da esperout.
C'hwekaat ar gerioù
Betek-henn em eus komzet eus an helavarouriezh dre vras. Bremañ e klaskin tennañ an evezh war un elfenn hepken eus an helavarouriezh : ul lun hag anvin ar c'hwekaat ar gerioù. Ar gerioù a zo graet, evel ma uozer, evit arouezin ar ster-man-ster. Met an hini a fell dezhañ lorbiñ al lenner pe ar selaouer, ez zo a-walc'h dezhañ erlerc'hiañ ouzh ar ger reizh ur ger damheñvel hag a dalvezo da oueliañ, da guzhat ar ster reizh. N'eo ket ar skouerioù a vank : an Nazied ne gomzent ket evel just eus gouennlazh ar Yuzevion, komz a raent eus an "diskoulm diwezhañ". D'ar mare mar difenne ar Vretoned "ar gwir da vevañ er vro", en doa goveliet Raymond Barre un droienn c'hwek a-walc'h : "fiñvusted ar vicherourion" (mobilité de la main-d'œuvre). Pa ouzer pegen gouliet e vez kalon an den pa rank kuitaat e vro c'henidik ha bezañ diwriziennet, pa veizer ment ar bec'h hag ha boan en devez da ziwaskañ e seurt degouezh, e kavan dizamantmeurbed seurt kavadennoù yezhel. Menegiñ a rin c'hoazh, o vezañ ma'z on bet kelenner ha lennet ganin paperadur ofisiel an "Deskadurezh Vroadel", ar geriennoù ma vezed boas outo d'ar mare-se : ne raent morse dave d'ar yezhoù ranvroel, kaoz a veze dalc'hmat gant paotred ar stad eus idiomoù pe me oar me.
Ouzhpennomp n'eo ket hepken c'hwekaat ar gerioù an hini ar reont. Ken ampart int, en ur arverañ an hevelep kalvezad, da greñvaat ar ster. Er c'heñver-mañ, n'eo ket palvata ar ger an hini a reont, palvata ar ster ne lavaran ket. E c'horren a reont e splander ar Sakr. Kemeromp c'hoazh un neubeud skouerioù. Eveldon ez oc'h bet fastet gant holl zarvoudoù an Dispac'h gall. Ac'hanta, bezañ 'zo an devoud hag a vez douget dezhañ klod el lervrioù istor : La Terreur, ar Spouron bras. Ober a ra Paotred ar Stad hag o mevelion gant ur c'halvezad eeun : tremen a reont gant lakaat ur pennlizherenn. Ar wech-mañ ne gemmont ket ar ger, kemmañ a reont ar ster. Heñveldra evit ar Republik, al Laïkelezh, an Nasion, ar Big Bang tiriadel ha kement a zo. Kalvezadoù eeun hag efedus !
Taol-gwidre ar C'huzul Rannvroel
Rannet e vez va c'halon gant ar gevier a vez silet en empennoù gant Aotrounez vras Pariz. Met donoc'h c'hoazh e vezan tizhet pa vez ar Vretoned o-unan oc'h ober al labour drastus-se. Pezh a zo c'hoarvezet abaoe ur pennad, pa oa bet anv da aozañ Gouel Broadel Breizh dindan warez Sant Erwan, e-giz ma vez lidet gouel broadel Iwerzhon dindan gazel Sant Padrig. Ar mennozh a oa ijinek-kenañ, hag ar re a oa diwanet seurt keal en o spered a zellez anaoudegezh an holl. Siwazh, huñvre ne badas ket pell ! Koulz lavaret, adalek an deroù, e voe kavet Bretoned vat (sañset) evit lakaat en arvar seurt dibab. O anvioù a anavezan, met ne roin nemet anv unan anezho, Lena Louarn, un intron hag he deus diskouezet abaoe neuze pegen barrek e oa da zifenn hec'h interestoù diwar goust he c'henvroiz.
Neoazh, Gouel Erwan/Fest-Yves a seblante c'hoazh bezañ re zispac'hus evit izili ar C'huzul Rannvroel. Ha setu int, nevez 'zo, o skarzhañ kuit seurt anvadur ha lakaat en e blas "la Fête de la Bretagne", hervez ar c'halvezad am eus displeget bremaik : hini c'hwekaat ar gerioù. Ret e vefe lenn pizh diskleriadur an hini a zo karget eus ar c'hultur er C'huzul Rannvroel : Jean-Michel Le Boulanger. Na pegen pilpouz seurt komzoù, pa glask ober da grediñ d'al lennerion ez eus bet dibabet un anv "kevredusoc'h" (plus fédérateur). E gwirionez, kemer a ra ac'hanomp evit ur bagad genaouien, hag eñ o c'houzout ervat penaos en anv Sant Erwan ez eus an nerzh arouezennel eus an uhelañ evit d'ar Vretoned kadarnaat en o c'hreiz an emskiant a vezañ izili eus an heveled kevredigezh. E gerioù all, gouest eo an anv-se da greñvaat en o c'halon ar santad a hevelebiezh. Pezh a zo dic'houzañvadus evit ar ganfarded-mañ, troet ma'z eo o spered war-zu ar reter : ar pezh a gont evito, a-raok pep tra, ez eo terriñ ar muiañ ma c'hellont kement liamm a c'hallfe stagañ ar Vretoned ouzh o c'humuniezh naturel. Evel lavaret, unan eus Taolioù-gwidre ar C'huzul Ranvroel.
Petra lavarout goude-se ?Evel just e kaver e seurt dibab un arvez eneprelijiel. Se a zo sklaer. Padal, n'eo ket aze emañ an dalc'h : un akt politikel eo, evel ma'm eus klasket lakaet war-wel. Rak-se, dalc'homp, koustet a gousto, da lidañ hon gouelioù, da vare miz Mae, dindan gazel Sant Erwan. N'eo ket dav deomp kaout skoazelladoù an hailhoned-se evit derc'hel gant hon roudenn.
Fañch Kerrain
lettre ouverte au président du FILObjet: Promotion du Muscadet au FIL 2010.
Monsieur le Président,
Nous avons appris que le FIL prévoit un partenariat privilégié avec l'association des producteurs de Bordeaux, écartant du coup la promotion du vin emblématique de la Bretagne, le Muscadet.
Cette façon de faire nous apparaît comme hautement déplorable et ce pour plusieurs motifs.
Le premier est que cette édition 2010 a comme nation "invitée" la Bretagne précisément.
Le second est d'ordre économique. Les producteurs de Muscadet ont fait des efforts plus que mérités pour une production de qualité. Ces efforts, aussi tournés vers l'exportation; participent ainsi au bon renom de notre pays.
Troisième argument. À l'heure où il est plus que jamais question du retour dans la famille bretonne du département de Loire-Atlantique, quoi de plus significatif que la présence du Muscadet pour bien montrer le soutien qu'apporte le FIL à cet élan.
Autre motif, qui cette fois-ci fait référence à vos origines nantaises. Il serait paradoxal qu'en tant que Président d'un festival ayant comme but le rassemblement de la grande famille celtique vous vous mettiez du coté des forces qui travaillent à l'affaiblir. Un festival en Irlande serait-il concevable sans la Guinness ou encore en Ecosse sans le Whisky ?
Vous seriez le premier à partager l'indignation générale.
D'aucuns voudront opposer des arguments d'ordre financier à ce mauvais choix, vu la difficile conjoncture. Mais n'est-ce-pas là vendre son âme? Entendons nous, nous n'avons rien contre les vins de Bordeaux en tant que tels et nous en buvons bien volontiers. Pas plus que nous n'oublions qu'il fut un temps dans l'histoire bretonne où nos armateurs et leurs navires en avaient le monopole du transport vers nos voisins du nord ouest européen et la Scandinavie. Ces temps là sont révolus et d'autres nations ont pris la place de la nation bretonne, signe indiscutable de son abaissement.
Alors allez vous ajouter à ce déclin ? Il y a quelques mois vous avez réussi à rétablir une subvention équitable pour le FIL en intervenant auprès du Président de la République Française. Même si son geste est apparu comme le "fait du prince", on ne peut que s'en féliciter. N'allez pas brouiller cette image d'homme attaché aux valeurs bretonnes, image pour laquelle vous avez été choisi comme président de ce festival au renom européen.
Vous devez savoir qu'une pétition a été lancée sur internet qui traduit sans ambiguïté le mécontement pour ne pas dire l'indignation de nos compatriotes en Bretagne et au delà.
Les différents partenaires du FIL dans les autres pays celtiques ont aussi été alertés.
Aussi, Monsieur le Président, nous n'avons qu'un souhait ; c'est que vous preniez contact avec les producteurs de Muscadet pour réparer cette bévue et faire qu'ils se retrouvent au coude à coude avec les producteurs bordelais.
Dans l'espoir d'être entendus, recevez, Monsieur le Président, nos salutations bretonnes.
Mr Gilbert Josse
Initiateur de la pétition
Pétition : Le Muscadet interdit de FIL
Dr Le Mee
Président de l'Alliance Fédéraliste Bretonne
Les derniers survivants du Nazisme et de Pétain continuent
de nuire à la Bretagne......Dans une enveloppe pdl une lettre circulaire dans une enveloppe pdl de Auxiette vantant l'action de son équipe pour aider les lycéens et leur familles vient d'être distribuée à l'ensemble des lycéens . Certains responsables dans les administrations des lycées résistent au pouvoir pdl en mettant à la corbeille cette propagande. Un gaspillage d'argent public et un gaspillage de papier : il est vrai que c'est un "écolo" pdl du 49 qui est le vice président aux lycées.
Les jeunes du 44 sont le coeur de cible de la politique d'éradication de l'identité bretonne. Certains pro pdl dans l'administration des lycées font même remplir des documents aux lycéens en leur demandant de mettre académie des pays de loire et non de Nantes alors que académie des pdl cela n'existe pas.
Brittany 1750-1950 The invisible nationVoilà un ouvrage que peu de nos "universitaires et de nos intellectuels bretons", pour la plus grande majorité élevés aux mamelles de l'Université Française, n'ont pas lu. Et pourtant sa lecture leur permettrait de sortir des poncifs et des études convenues.
Ecrit par le Dr. Sharif Gemie, brillant universitaire de l'Université de Glamorgan au Pays de Galles, après un périple breton et un séjour au Croisig, ce livre donne une analyse sans concession des pratiques culturelles et politiques de la Bretagne en brisant avec la vision franco-bretonne ou breto-française qui constitue habituellement le cadre de pareilles études.
Rassurons tout de suite nos lecteurs, cette étude s'étend, en dépis de son titre, jusqu'à l'époque comtemporaine. Nous donnerons un aperçu de ce regard neuf et non conformiste sur notre pays, en citant la conclusion du Dr. Sharif Gimie: " Les deux cent cinquante dernières années ont produit un appétit pour la Bretonnitude. La marque visuelle en est dorénavant bien lisible avec les femmes - en coiffes-, les hommes avec leurs vestes de velours noir, les binioù, les foules aux Pardons ou aux Festoù-noz jouissifs, les bandes blanches et noirs du drapeau breton sur les T-shirts de la jeunesse, la référence toute faite à l'esprit celte... mais surtout au delà de ces poncifs il existe un indéniable sens d'une communauté humaine capable de transformer en vécu magique un concert de rock commercialement réussi comme le cas aux "Erer Kozh". Ces manifestations sont avant tout non verbales et se veulant apolitiques. Ce n'est pas du nationaliste au sens habituel du terme; il n'y a pas de passeports, pas d'institutions établies, pas de manifeste, pas de test de nationalité et guère d'encadrement. Le sociologue en politique armé de son scepticsme à la recherche de faits empiriques et l'anthropologue cynique à la recherche d'une adéquation entre l'engagement militant et la masse de la population jugeront tous les deux que cet état d'esprit est bien contradictoire, illusoire et même suspect. Et c'est pourtant du nationalisme, une forme efficace de vivre en communauté, un moyen de créer sans chichi les solidarités banales et les alliances indispensables à la vie de tous les groupes humains. Si les enfants de Mordrel ont, pour leur grande majorité, rejeté le déterminisme du sang et du sol, ils n'en ont pas moins créé quelque chose de plus ludique, plus en adéquation avec le genre humain: ils ne rêvent pas d'une Nation mais vivent dans... une nation invisible." Nous avons voulu donner cette conclusion afin de mieux donner le ton de l'ouvrage.
Il s'agit en faite d'un livre difficile qui fourmille de notes et d'informations inédites avec une impressionnante bibliographie ( 19 pages !) tirée d'auteurs aussi bien brittophones qu'anglophones ou francophones. Apports historiques impeccables, interrogation à l'occasion sur la "Francité" [ chapitre à recommander à Mr. Besson], la Bretagne sous l'Ancien régime, sous la Révolution [ ruine des activités ancestrales*, messianisme "libérateur" français forcené plaqué sur une population vue comme "étrangère et ayant des moeurs intolérables ", processus tout à fait identique à l'image frabriquée dans les années 1830-40 pour justifier la colonisation de l'Algérie ], traitement politique de la Bretagne de 1850 à 1940 par les gouvernements français qui se sont succédés durant la période, si nÃéligée dans nos livres d'histoire [ vision et consignes des préfets inchangées !], Vichy et le Nationalisme breton etc, etc ...
Tout au long de ce parcours l'auteur développe plusieurs thèses audacieuses qui nous confortent dans la vision d'une Nation décidément bien particulière. Citons d'exemple l'usage inattendu du Barzaz Breizh en plein 19ème siècle: contribuer à la "régénération d'une France dépravée par le retour à des valeurs éternelles" et dont le peuple breton serait rester le vivant porteur. Ainsi ce peuple serait-il resté figé dans le temps, intact et pur ! N'est-ce pas ce même sentiment qui planerait dans l'inconscient de certains qui croient bien faire en nous parlant de la "Bretagne historique" ? [panneau routier vu à l'entrée sud de la Loire Atlantique]. N'aurait-il pas mieux valu inscrire tout bonnement " Bienvenue en Bretagne, Welcome To Brittany"? Le voyageur venant de Belgique ou d'Italie ou débarquant de Roissy est-il accueilli par des panneaux de bienvenue en .. France historique"? Passionnante aussi sa présentation de la vague Orientaliste et Celticiste du 19ème et du début du 20ème siècle et leurs rapports avec le développement parallèle du sentiment "national" en Bretagne ou en Algérie. Gémie note à ce sujet que si les pionniers du nationalisme breton - à de rares exceptions près - sont bien les enfants spirituels des auteurs et créateurs du Celtisme - les premiers nationalistes algériens, eux , ne se sont jamais réclamés de l'Orientalisme; bien au contraire ils l'ont toujours rejeté parce qu'ils le percevaient comme élément de justification du colonialisme. Ainsi les perceptions psychologiques d'un phénomène culturel [ ou artistique, si l'on veut ] au départ identique ont produit des effets opposés chez les Bretons et Algériens avec des conséquences considérables sur le mode de fonctionnement et la réthorique ultérieurs des partis nationalistes des deux pays. On comprend alors mieux pourquoi les milieux nationalistes bretons ne se sont nullement, sauf très rares exceptions, engagés ni même sentis concernés par la luttes de libération des peuples colonisés de l'empire français. Voilà ce que n'avaient jusqu'ici pas vu nos agrégés (Bretons ou non) de l'Université Française.
Et bien d'autres choses encore. Nous reviendrons sur le contenu de ce "pavé" plus tard.
* Sur le sujet on appréciera le regard neuf apporté par un autre universitaire "étranger" [ canadien d'origine bretonne ] sur les causses et les raisons de l'étonnante vigueur de la Chouannerie mor-bihannaise; présence importante d'une petite paysannerie aisée et instruite, enrichie par la culture et l'exportation du blé. On est loin de l'image des Chouans ignares et "buveurs de sang humain" véhiculée par l'historiographie officielle des "valeurs de la Républiques". T.J.A Le Goff - Vannes and its Region, a Study of Town and Country in Eighteenth century. (Oxford-Clarendon 1981)
Hevelebiezh vroadelKentañ diarbennoù Sarkozy
N'on ket evit lavarout adalek pegoulz ez eo krog ar Briñsed ouzh hon ren da hejañ-dihejañ banniel Bro-C'hall en argoll. Techet e vefen da grediñ ez eo krignet o spered gant an anken-se abaoe diazidigezh ar Republik. E-giz ma vijemp bemdez Doue a-raok emgann Valmy, ha darev hon mistri da stlepel ar sitoianed war dalbennoù-brezel a bep seurt. Pezh a zo sur, diwar ar mare ma taolan evezh ouzh prezegennoù paotred ar Stad, ne glevan nemet seurt diskanoù war o muzelloù. Unvaniezh, kenstagded vroadel, unded, ha me oar-me, seurt randon ez eo divi va divskouarn gantañ abaoe pell.
Er c'heñver-se, ne ra Sarkozy nemet dispenn roudoù e ziaragourion. Da geñver e stourmad dilenn, e oa bet dichañset din e selaou, ha taolet em boa evezh e veze distaget seurt koñchennoù born gantañ dibaouez. Kounaat a ran dreist-holl prezegenn Perigueux, d'an 12 a viz Here 2006, ma tispake e soñj war ar Republik nevez a venne adsevel. Ac'hanta, e-pad div eurvezh bennak en doa dalc'het da ragachat diwar-benn an unvaniez, an dañjerioù ouzh hon gedal, ar vrogarouriezh, an Nasion. Nemet en doa degaset ur mennozh na oan ket boas outañ tamm ebet : hini an "identité nationale". Nation hag Identité, setu un temad hag a voe bet diskanet gantañ n'ouzon ket pet gwech. Hag ur wech dilennet, ne chomas ket da dortal : e zisentez kentañ a voe sevel Ministrerezh an Hevelebiezh vroadel. Buan-tre, goude-se, e c'houlennas ma vefe "doujet da argeloù ar Republik" (ar banniel, an himn), hag e redias ar gelennerion da lenn d'ar skolidi lizher diwezhañ en doa kaset Guy Môquet d'e gerent, kent bezañ fuzuilhet gant an Alamaned. Ar skol a c'hoari he roll, eme Xavier Darcos, Ministr an Deskadurezh, pa genstag korf ar gevredigezh vroadel en-dro d'un istor, da dalvoudoù ha da izuniadoù boutin. ( L'école est dans son rôle quand elle renforce la cohésion nationale autour d'une histoire, de valeurs et d'aspirations communes).
Lavarout a ran, en ur dremen, pegen iskis e kavan seurt dibab. Evitañ da vezañ bet ur paotr yaouank hael ha gredus, e oa anezhañ ur c'homunour penn-kil-ha-troad, ha, d'ar mare-se, n'eo ket enebiñ ouzh an nazied an hini a rae, met skignañ kelaouennoù ma kaved enno mennozhioù ha talvoudoù n'o doa netra da welout gant ar frankiz, an demokratiezh pe ar vrogarouriezh ! Gwir eo, pa vez anv a ganmeuliñ ar Republik santel, arabat bezañ re figus eta. N'eus ket pell'zo e veze lakaet da grediñ gant an hengoun gaullour e oa bet ar Fransizion ur boblad a Rezistañsourion ! An "istour broadel" gall, na petra, a zo diazezet war wengeloù, e ster orin ar ger, eleze war ar gevier.
Rak-se, souezh ebet ma weler ar Prezidant o kemenn ur vreutadeg vroadel adalek derou miz Du, ur vreutadeg o tennañ, dres, d'ar pezh am eus anvet an "hevelebiezh vroadel". Komz a ra eus ur "breud bras" ma'z eo kouviet an holl geodediz da gemer perzh ennañ. Lennet em eus er gelaouenn Le Monde, diwar bluenn an istouriourez Anne-Marie Thiesse (1) penaos an droienn-se n'eo diwanet er galleg "nemet er bloavezhioù pevar-ugent". Bremañ, avat, ez eo kemmet an traoù : mann nemet abaoe ar bloaz 2000 ez eus bet embannet 30 levr o tougen an titl-se. Hag hi da lakaat war-wel ez eo difluket ar bomm-se er Stadoù-Unanet, er bloavezhioù tri-ugent, p'o deus kroget sokiologourion evel Erving Goffman d'ober gant keal an hevelebiezh a-zivout strolladoù tud'zo : ar merc'hed, ar Re Zu, hag int reuziet o buhez gant gwallziforc'hioù a bep seurt. Difenn o hevelebiezh a oa evito un doare da lakaat un termen d'an emzalc'hioù dizenekaus, ha da dreiñ o mezhekadurioù e balc'hder. Ha n'eo ket dre zegouezh, emezi, ma 'z eo ganet ar bomm-lavar-se er bloavezhioù 80, rak Frañs a oa krog da goll he sked abaoe un tamm'zo, hag en em santout a rae gwan ouzh gwan, hec'hloaz ouzh hec'hloaz. Ha se seul vui ma ne c'halled ket ken harpañ war hevelebiezhioù all evel hini "ar renkad", tra ma oa ar renadoù komunour o vont da get. E seurt degouezh, -. komzet e veze alies eus "diskar Frañs"- n'eo ket hep rezon ma'z eo tarzhet keal an hevelebiezh vroadel ha ma venn ar Prezidant bremañ sevel ur c'hendiviz war ar gudenn.
Ar breud bras evel emzoug-hudKalz a dud, dreist-holl e kostezennoù an tu kleiz, o deus desellet ar vreutadeg vroadel diwar-benn an hevelebiezh evel un dro-widre arveret gant ar renerion a-raok ar mouezhiadegoù da zont, dre ma verzhont muioc'h-mui en em gavont en un enkadenn bolitikel c'hrevus. Kalz a wirionez a zo, sur-mat, e seurt barnadenn, rak gouzout a reer ne vank ket a itrikoù d'ar Prezidant ha d'al lamponed ouzh e aliañ. Ha n'eo ket ar wech kentañ dezhañ da zisplegañ e ardoù. Koulskoude ez on douget da grediñ ez eus abegoù kalz donoc'h da seurt jestraouerezh. N'eo ket evit kelo-se, avat, e teuan da soñjal e vo diskoulmet ar c'hudennoù gant kas ar breud war an divoud-se. An eskemm a vennozhioù kleuz n'en deus biskoazh talvezet da galz tra. Seurt emzalc'h am laka da soñjal e pezh a skrive Jean-paul Sartre en e levr Esquisse d'une théorie des Emotions, pa zisplege an trivliadoù hag ar fromadennoù war-bouez arverañ meizad an "emzoug-hud. Alies gwech, pa ne vez ket ur gumuniezh pe ur gronnad tud evit talañ ouzh diaesterioù ar vuhez, e klaskont mont er-maez eus ar gwirvoud e mod pe vod, ha zinac'h un tonkad re zic'houzañvadus. Soñjal a ran, da skouer, en dibunadegoù ma weler un engroeziad-tud, trelatet gant ar gounnar, goude dezho bezañ kollet o labour, o pilat pavezioù en ur huchal luganoù hag en ur safariñ par ma c'hellont, evito da c'houzout ervat n'o devo krog ebet war o dazont. Kement a lavaran aze diwar-benn seurt manifestadegoù dic'hoanag a c'hallan dedalvezout ivez d'ar "breud bras" emeur oc'h aozañ. Hemañ n'eo kennebeut nemet un "emzoug-hud", eleze un dec'hadenn eus ar vuhez wirion. Pezh na vir ket ouzhin a gemer a-zevri an afer-se. Evidon-me ez eus kel amañ eus azon ur c'hleñved.
Ar breud bras evel azon ur c'hleñvedAzon a zo anezhañ un termen a vez implijet er vezegiezh evit talvezout ur merk pe ur sin eus bezañs ar c'hleñved-mañ kleñved. An derzhienn hag ar boan-benn a vo sellet, da skouer, evel azonoù eus ar grip. Heñveldra evit a sell ar breud bras. Evitañ da vezañ didalvoud a-grenn, peogwir ne c'hall nemet bezañ un digarez evit mirout ha moarvat gwashaat ar "patrom republikat" a anavezer, e tiskouez evelkent pegen nec'het eo hon renerion ha pegen grevus eo saviad Frañs . Er pennadoù am eus savet, em eus roet skouerius hag a agavan arouezius. Soñjit en emsavadeg Gwedeloup. Pe c'hoazh e degouzh ar paotr yaouan Mustapha Kessous, un afer a laka war-wel pegen krignet eo Bro-C'hall gant ar ouennelouriezh. Ha kounañ a c'hallfed ivez an diaesterioù er bannlevioù : ar re yaouank o tiwaskañ gwallziforc'hioù a bep seurt hag an dañjerioù o teverañ eus ar blegenn-se. Ha c'hoazh ez eo pell al listenn a vezañ klok. Gallet em bije kenkoulz all menegiñ gwander ar c'hweluniadoù hag o divarregezh da glask un treuzvarc'had, ar gorfuniaderezh (corporatisme) o ren e pep gennad eus ar gevredigezh, an taolioù-nerzh el labouradegoù, c'hwitadenn ar mouezhiadegoù evit Europa, Le Pen en eilvet tro mouezhiadegoù 2002, degouezh enkrezus kalz a labourerion-douar hag an taolioù-reveulzi a c'hall c'hoarvezout a gement-se, ha kement a zo ...
Penaos neuze dezverkañ ar saviad-se ? A beseurt kleñved ez eus azonoù aze? Berr-ha-berr e respontin. Brudet-tre eo levr Freud Das Unbehagen in der Kultur, embannet e 1930. An trefu er sevenandur. Amañ ivez e c'hallfed komz eus an trefu er gevredigezh c'hall. Evel ma vefe digenstrollet, diempret ar gevredigezh da vat, ha ma c'hallfed dedalvezout da Frañs lavaredoù Mirabeau a-zivout ar pobloù enframmet er Stad C'hall gant ar Roueed : Frañs "un agrégat inconstitué de peuples désunis". E gerioù all, Bro-C'hall a seblant bezañ deuet da vezañ un dachenn reuziet gant un diouer a gengred etre ar geodediz, tizhet ha ma'z eo gant kleñved an diliammañ strollennel.
Fañch Kerrain.
Gouennelouriezh ha GwenndedAr fedoù
N'eus ket pell ez eus bet kaoz war ar gelaouenn "Le Monde" diwar-benn ar ouennelouriezh o ren er gevredigezh c'hall. Ur pennad savet gant ur c'helaouenner a orin arab, un den yaouank oadet a dregont vloaz, anvet Mustapha Kessous. Displegañ a rae sklaer ha fraez an diaesterioù en doa kavet war e hent e-kerz e labour. Ar pennad-se, e gwirionez, a zo bet klevet komz anezhañ e pep lec'h, war ar skinwell, er skingomz ha me oar. Ha n'eo ket hep rezon, rak fromus e oa diskleriadur ar paotr, peadra d'en em soñjal war ar walenn spontus o reuziañ ar vro. N'ouzon ket pet skouer en deus kinniget deomp, ken euzhus an eil hag egile. Un deiz ma oa oc'h heuliañ an "Tour de France" , en em gavas, kostez Blaen, dirak un tiegezh birvilhet-kaer, ken en doa bet c'hoant mont da varvailhat gant an dud-se. Pebezh fazi ! Kaset e oa bet da stoupa gant ur paotr yaouank a zistagas krenn-ha-krak : "Ne gomzan ket ouzhit-te". Padal, ur c'henseurt dezhañ, en e gichen, gwenn e groc'hen evel just, a c'halle toullañ kaoz ganto hep diaezamant ebet.
Kaer en devez diskouez e gartenn kelaouenner, an dra-se ne dalvez dezhañ da netra. Peurvuiañ ne vez ket kredet e vez o ren seurt micher, ha degouezhout a ra gant darn'zo pellgomz d'ar Sez evit gouzout hag-eñ ez eus ur Mustapha bennak er gelaouenn.
Tamm-ha-tamm, tapet gantañ un tamm skiant-prenet, en deus dibabet tevel war e anv-bihan. Er pellgomz, pa venn mont e darempred gant unan bennak, ne ra meneg ken nemet eus e anv familh. "Amañ an Aotrou Kessous". seurt anvioù, na petra, ne vezer ket techet da zisfiziout outo. Gallout a rafe zoken bezañ kemeret evit ur Yuzev !
Ne dalvez ket ar boan din sevel al listenn eus an holl drubuilhoù ha mezhekadurioù en deus gouzañvet ar paour-kaezh paotr. Gwall hir e vije ! Mar fell dezhañ feurmiñ ur ranndi a-zoare, mont da ostalerioù'zo, pe antren en ur voest-noz cheuc'h, e vo graet dezhañ da intent n'emañ ket e blas e seurt lec'hioù. Ha ma kej gant fliked'zo.... Ya, kaer an deus hon Mustapha bezañ un den yaouank speredet-kaer, o labourat evit unan eus ar c'helaouennoù ar brudetañ, adal m'en em gav gant al lodenn vrasañ eus ar C'hallaoued, an deskamant, ar vicher, ar sevended ne dalvezont ket dezhañ da galz tra. Diouzh e neuz, liv e groc'henn hag e anv-bihan an hini e vez barnet. Ha war a seblant, sed aze ur c'hleñved ha n'emañ ket war-nes bezañ pareet e bro Gwirioù mab-den.
Ar pezh a gontan aze ne souezho lenner ebet. E vefe gwriziennet don ar ouennelouriezh er gevredigezh c'hall, an holl a oar se abaoe pell. A dra sur, trec'h Jean-Marie le Pen d'ar pemp a viz Mae 2002 a strafuilhas ar speredoù. Koulskoude, an trec'h-se n'eo ket c'hoarvezet dre zegouezh. Pell ac'hane! E gwirionez, bep ma tegouezhe e Frañs gwagennadoù a enbroidi, e derou an ugentved c'hantved, e-touez an engroez e save kasoni ha droukrañs ouzh an istud-se a zeue da dennañ o bara digant ar gwir Frañsizion. Poloniz, Italianed, Spagnoled, Turked, holl e vezent distaolet, ha kement-se a zo gwiroc'h c'hoazh evit an Afrikaned a zeuio diwezhatoc'h eus an trevadennoù a-wechall, kenkoulz ar re zu ha paotred ar Maghreb. Hep ankouaat an dismegañs a veze taolet war ar Vretoned, ar Gorsikiz, an Euskariz ha me oar. Istor Bekasin a zo anavezet gant an holl.
Ma ! Ned an ket d' astenn ar gaoz war ar poent-se. C'hoant am eus kentoc'h da zistreiñ da bennad ar c'helaouenner, ha dreist-holl d' an addisplegoù kaset d'ar gelaouenn gant al lennerion. Un dra en deus skoet va spered : biskoazh ne oa bet kaset kement a respontoù dezhi. Peurvuiañ e vez kavet etre 5 ha 50 addispleg. Amañ e kaved, soñjit un tamm, 456. Ken e oa distroet ar gelaouenn war ar gudenn, an deiz war-lerc'h, ha goulennet o zesteni digant ar re o deveze seurt tourmantoù da c'houzañv.107 respont ar wech-mañ c'hoazh.
Ez an da reiñ deoc'h un distrap eus ar pezh a veze kontet. Meuleudioù e-leizh d'ar c'hazetenner, gourc'hemennoù sof-kont, kendruez alies ha rukun a-wechoù ouzh un emzalc'h ken euzhus a-berzh o c'henvroiz dinaturet. Darn a lavare e oant laouen o vezañ kuitaet Frañs evit mont da Ganada pe d'ar Stadoù Unanet. Unan e gouvie zoken da vont da V/Belgia e-lec'h na vefe ket gwallgaset e giz-se. Un toullad anezho a boueze war ar gasoni diwanet da heul brezel Aljeria. Evel ma verzhit, an darnvuiañ a ziskoueze bezañ a-du gant Mustapha. Ne vane nemet un nebeud rac'hoanerion, un nebeud gwerouzerion ha na gavent ket o c'hont. Imoret e oant ken e oant. "Gouennelour ar Frañsizion, emezo, petra emaoc'h oc'h ijinañ aze ? Hag an Arabed neuze'ta " ! Dav eo anzav, dibunet e veze ur stal komzoù, anez d'ar gudenn bezañ diluziet an disterañ. Kalz a raneoù, met, koulz laret, displegadenn ebet.
Me, avat, ne gaven ket va c'hont kennebeut gant ar glabouserezh-se, kement a c'hoant ha ma oa warnon da c'houzout peseurt abeg a vije bet kinniget gant ar C'hallaoued da unan eus o heverkañ dibarderioù. Ken kerseet e oan ma troas em fenn ar froudenn da reiñ un damskeud eus va donañ preder. Setu dre vras ar pezh a skriven. " Evidon-me a soñj ivez evel meur a lenner ez eo bet maget ar gasoni ouzh an Arabed gant brezel Aljeria. Neoazh, n'eus ket nemet an Arabed a gement a rank diwaskañ ar ouennelouriezh. Kement hini a zo du e groc'hen a zo bet disprizet deiz pe zeiz, na pa vefe o chom en departamantoù tramor, hag eñ ezel abaoe pell eus ar gumuniezh c'hall. Ha c'hoazh, d'am meno, ar vosenn-se n'eo ket ereet nemetken ouzh an trevadennañ. Kalz donoc'h eget se ez eo sanket en istor Frañs. Lod a ra ar ouennelouriezh eus an hengoun republikat. Ar Republik, o vezañ mar fell dezhi krouiñ ur gevredigezh peurunvan hag unandoare, n'asant ket e vefe war he ziriad tud dezho ur yezh, ur c'hultur ha doareoù-bevañ disheñvel. E gerioù all, abeg kentañ ar ouennelouriezh c'hall eo ideologiezh ar peurheñvelekaat. En em c'houlenn a ran hag-eñ e vo un deiz bennak ar gwir d'an disheñvelout e par sevenadur ar Republik unan ha dirannus. Ha gallout a ray ar Me bezañ unan all ? " Va fennad n'eo ket bet degemeret. En ur gelaouenn sirius evel "Le Monde", ne vez ket laosket ne vern pe furlukin da alteriñ evel ma kar. 456 addispleg a gaver, mankout a ra va hini.
Fañch Kerrain.
Lettre au Premier MinistreLes chantiers navals de Saint-Nazaire.
La situation des chantiers de constructions navals de Saint-Nazaire, chantiers de l'Atlantique devenus STX (Coréens) est très préoccupante. L'Alliance Fédéraliste Bretonne / Emglev Kevredel Breizh prend position sur les dossiers suivants:
C'est au travers de tels projets structurants que nous vous demandons de soutenir, que sera pérennisé l'avenir des Chantiers de Saint-Nazaire.
Lettre ouverte au journal "Le Monde".PLAIDOYER POUR NOTRE-DAME-DES-LANDES, PLAYDOYER POUR LA BRETAGNE.
Dans la chronique "À vous de jouer" de l'édition de votre journal du Lundi 20 Juillet dernier, Mr. Hervé Kempf tente, parfois avec des arguments fallacieux et erronés, de s'opposer à la construction d'un aéroport international (et non transcontinental) situé à une quarantaine de 40 kilomètres au Nord de Nantes, à 60 kilomètres au sud de Rennes afin de pallier aux inconvénients de l'actuel aéroport de Château Bougon (développement du traffic et nuisances sonores pour l'agglomération ducale).
Je ne sais si Mr. Kempf est originaire de Nantes ou d'une quelconque autre région bretonne, mais nous aimerions relever quelques erreurs, pour ne pas écrire contradictions, et aussi des "énormités" dans son argumentation. Permettez nous de lui opposer notre vision en faveur de ce projet structurant, porteur d'emplois, non seulement pour l'agglomération nantaise mais aussi pour la Bretagne.
Première contradiction: Cet aéroport aurait un traffic "réduit" alors que plus loin dans le texte on nous révèle que le traffic actuel est de de 2,8 millions de passagers, loin devant le second aéroport de la péninsule, Brest-Guipavas avec 1 million de passagers, ce dont nous félicitons pour tous les deux.
Autre argument technique erroné: il suffirait, aux dires de Mr. Kempf, de construire une simple piste "perpendiculaire" à l'existante (à Château Bougon) pour mettre fin aux nuisances sonores. On peut s'étonner de lire une telle argumentation alors que n'importe quel quidam vous dira que les pistes partout dans le monde doivent être orientées suivant les vents dominants. Faut-il rappeler à notre écologiste de circonstance que les vents dominants dans cette partie du monde sont d'Ouest ! Est-ce à dire que les deux dernières pistes construites à Roissy (dans le sens Est-Ouest) l'ont été avec erreur ? Autre argument fallacieux: ce projet (inscrit par le Conseil Général de Loire Atlantique comme réserve foncière dès 1974 sous la forme d'une ZAD de 1225 hectares) gèlerait 2000 hectares de terres agricoles. Par un habile tour de passe-passe on tente de nous faire accroire que l'emprise de l'aéroport atteindrait cette surface or il n'en est rien puisque la surface totale des deux pistes prévues, aérogare et bâtiments annexes sera de 800 hectares.
À noter que l'indignation de Mr. Kempf est assez sélective car il se garde bien de fustiger promoteurs, notaires et même la DDE qui ont laissé se construire des maisons individuelles dans des secteurs théoriquement "gelés". Sous la pression d'organisations comme la notre il a été prévu des indemnisations conséquentes pour les familles qui pourraient être touchées. Ainsi la collectivité a t-elle été amenée à réparer les erreurs de certains particuliers. On aimerait aussi poser la question: combien d'hectares de bonnes terres agricoles ont -ils été dévorés par l'extension de Roissy ? Quant au coût, 560 millions, qui fait s'étrangler Mr. Kempf, là encore il conviendrait de lui opposer celui de bien des équipements et infrastructures de la région parisienne déjà largement pourvue. Ne parle t-on pas, pour citer un exemple, de 7 à 8 milliards d'Euros pour les transports du futur "Grand Paris" ? On pourrait à ce jeu citer des dizaines d' autres exemples du même acabit.
Autre argument démagogue développé par l'auteur : le capitalisme continuerait de saccager l'environnement au nom de la "croissance verte". J'invite votre intrépide interlocuteur à aller voir du coté de Mourmansk ou de Tchernobyl ce que le "Socialisme scientifique" a fait de l'environnement dans ces contrées !
En conclusion, on retrouve une fois de plus avec l'exposé de Mr. Kempf, une illustration de l'un aspects les plus critiquables de "l'exception française" dans notre pays à savoir la difficulté rémanente à concevoir un aménagement harmonieux et équilibré des territoires. Aux yeux de certains il y a Paris qui reste prioritaire et "la province" réduite à la portion congrue... Aveuglés par cette vision toute réactionnaire et égocentrique, il leur est difficile d'imaginer que l'on puisse exister sans eux. Que ne se démènent-ils en priorité, par la mobilisation des citoyens et des associations concernés, à améliorer l'environnement et les conditions de vie d'une agglomération parisienne de longue date au bord de l'apoplexie ?
Fort heureusement les bretons ne se laisseront pas impressionner par la rhétorique hâbleuse de telles personnes. Gageons aussi que la légitime ambition bretonne confortera partout ailleurs "au fin fond" des territoires ceux qui, et ils sont nombreux partout en France, veulent aussi lier de façon équilibrée infrastructures, emplois et cadre de vie. C'est avoir là une toute autre ambition pour notre pays.
Bravo aux sonneurs du Bagad Sant-Nazer et aux Bretons de New-York pour la belle image de la Bretagne qu'ils ont donné à nos amis de New-York City à l'occasion de la parade de la St-Patrick le 17 mars 2009. Les communautés irlandaises et bretonnes ont montré à cette occasion la force de l'identité de ses deux nations celtes. Cette volonté de faire partager la culture celtique avec les habitants de la grosse pomme ne peut trouver qu'un large écho dans une ville connue par sa richesse multiculturelle.
Les Nazairiens présents à New-York pouvaient avoir une légitime fierté à voir leur Bagad défiler sur la 5ème Avenue derrière le Gwenn ha Du et le drapeau de Sant-Nazer créé par le CREDIB.
LA POLITIQUE DU CONSEIL REGIONALLe rapport "Parler Breton au XXIe siècle" de Fañch Broudig va bientôt paraître. Un rapport qui nous annonce que la Bretagne a perdu 28% de ses locuteurs du breton en 10 ans. Comme s'il s'agissait d'une surprise ! Régulièrement, avec une délectation morose incomparable, Fañch Broudig nous gratifie de ses statistiques et de ses "analyses scientifiques", nous annonçant le déclin irréversible de la langue bretonne. Notre grand savant, devenu apparemment l'inspirateur intellectuel du Conseil Régional, éprouve une jouissance morbide à régler ses comptes avec le Mouvement Breton jusqu'au dernier souffle, dans la lignée des "intellectuels républicains" du début du XXe siècle, comme le franc-maçon Yves le Febvre, la sincérité et le talent en moins.
La question, à nos yeux, n'est pas de savoir quelle est la valeur de ses prophéties. La seule question que je me pose est de savoir quels objectifs veulent atteindre les actuels responsables politiques à la tête de l'exécutif régional en matière de culture bretonne. Sur ce point, nous ne sommes pas en mesure d'apporter une réponse catégorique. D'un côté, nous savons gré à Jean-Yves le Drian d'avoir permis que soit épongée la dette de Diwan, assez rapidement après la victoire aux élections de la coalition opposée à Josselin de Rohan. Et la dernière proposition d'accorder des bourses aux étudiants qui s'inscrivent en master de breton va également dans le bon sens, à condition que cette proposition soit avalisée par les membres du Parti Socialiste. Mais de l'autre, la politique linguistique adoptée par le Conseil Régional n'est pas exempte d'ambiguïtés.
Alors devons nous souscrire à l'idée que le destin de la langue bretonne est définitivement scellé, la politique de l'actuel Conseil Régional consistant à pratiquer, dans des conditions de confort certes non négligeables, " l'accompagnement thérapeutique du mourant " ? Nous ne le pensons pas pour les deux raisons suivantes.:
D'abord, c'est un fait réjouissant de constater que de plus en plus de Bretons sont conscients que, avec leur langue, ils détiennent un trésor inestimable, dans la mesure où elle nous transmet une grande richesse d'humanité. C'est le cas de toutes les langues d'ailleurs, comme nous le rappelait admirablement Jean-Marie Le Clézio, dans son discours du Prix Nobel.
Ensuite, non seulement beaucoup de Bretons sont conscients des enjeux, mais ils sont déterminés à mettre leur intelligence et leur cœur au service de leur langue et de son développement. Il faudra, n'en doutons pas, beaucoup d'énergie, de persévérance, de solidarité pour parvenir à nos fins. Mais des Bretons conscients et déterminés sont capables de déjouer les ruses et les perfidies des Grands Serviteurs de l'État, et des farouches partisans du monoculturalisme. Ils sont aussi capables de prendre le chemin inverse suivi par les pratiquants du masochisme et les adeptes du renoncement. Aussi appartient-il à toutes celles et à tous ceux qui partagent cette conception dynamique de notre pays de joindre leurs efforts pour l'incarner et la mettre en oeuvre au sein du futur Conseil Régional.
Fañch Digasoni.
Lettre Mars 2009En réaction au sondage outrageusement "orienté" présenté dans Ouest-France du 8 mars et suite à l'éditorial de son directeur voulant nous faire accroire à l'intérêt du statut-quo, l'heure est à l'action. Aussi voici la teneur du courrier que nous venons d' envoyer à M Jean Yves BOURRIAU, Président de Bretagne Réunie.
Monsieur le Président,
En préalable à la réunion du 15 mars prochain à la Maison du Temps Libre à Saint Herblain (44), nous vous prions de trouver ci-dessous nos deux propositions pour engager au plus vite le processus de réunification de la Bretagne.
Par ailleurs, devant la montée des oppositions de toutes sortes, les unes clairement exprimées [maires de Nantes et de Rennes, le "baron" Auxiette], les autres plus biaisées présentées par le journal Ouest-France, il apparait urgent de regrouper toutes les forces qui à des degrés divers se sont engagées dans le combat pour la réunification. C'est pourquoi nous suggérons qu'elles installent un Comité de lutte dans lequel elles siègeront de façon paritaire afin de défendre, devant l'opinion publique, et de présenter au gouvernement les deux propositins ci-dessus.
L'Europe à la françaiseLe "NON" irlandais qui ne cesse de faire des vagues et qui conduit la Présidence française à s'agiter, me conduit à jeter un regard rétrospectif sur l'origine de la construction européenne et à évoquer quelques souvenirs de jeunesse qui m'avaient profondément marqués.
Je me souviens du débat portant sur la ratification de la CED, débat qui n'avait plus rien à voir avec le projet originel. Ceux-ci voulaient réaliser une Europe politique voulaient créer véritablement la Communauté européenne, en imposant l'idée d'un intérêt commun supérieur aux intérêts de chaque pays. On pourrait lire à ce sujet le discours de Robert Schumann du 9 Mai 1950, lorsque, dans le salon de l'Horloge du ministères des affaires étrangères, il tendait la main aux Allemands et proposait de mettre en commun la gestion des ressources minières de pays en guerre quelques années plus tôt. Ce qui aboutit, comme on le sait, à la ratification de la CECA.
La véritable nature de l'État français et le nationalisme qui lui est consubstanciel allaient apparaître au moment de la ratification du traité de la CED. Le texte fut rejeter le 30 Août 1954. La France, dernier pays à ratifier la CED, le faisait capoter. Le grand rêve d'une Europe politique rencontrait dès l'origine l'opposition radicale de la France: les cinq autres pays de l'Union ratifiaient le traité; la France seule le rejetait. Je suis intimement persuadé que cette opposition française a pesé lourdement sur le destin de la construction européenne et a déterminé par la suite le cours des choses. La question se pose alors de savoir pour quelle raison on est confronté constamment à cette "exception française". Pourquoi dès l'origine la France a bloqué le processus de l'intégration européenne? J'introduirais deux facteurs explicatifs: un facteur idéologique et un facteur historique.
Je pense, contrairement à la plupart des gens, qu'il n'existe pas de Peuple français. La France n'est pas un Peuple mais une cntruction administrative, une réalisation politique artificielle. La France est l' œuvre de l'État. C'est la raison pour laquelle elle est en permanence hantée par le spectre de sa désagrégation. Comme s'il fallait conjurer je ne sais quelles forces maléfiques mettant sans cesse en danger la "cohésion nationale". Que l'on ne s'étonne pas que sa visée, à l'intérieur de ses frontières, est de laminer les cultures et les langues dites régionales et, concernant le processus européen, d'entraver tout ce qui pourrait porter atteinte à la souveraineté de l'État. I est clair à mes yeux que l'Italie ou l'Allemagne n'ont pas le même rapport à leurs communautés intérieures ni à l'Europe. Pourquoi? Tout simplement parce que la Nation a préexisté à l'émergence de l'État. Il s'agit d'une communauté civilisationnelle qui, au XIXs a débouché sur une organisation étatique. Je n'irai pas soutenir que Bismark et Cavour ne sont que des épiphénomêènes; il est sûr qu'ils ont joué un rôle déterminant dans la construction de leur Nation, mais en aucun cas on ne saurait assimiler leur action à celle de Louis XI, Louis XIV, des Pères de la Révolution, de Napoléon et des diverses Républiques qui se sont succédées jusqu'à nos jours. En raison de son histoire, la France est statocentrique. Ce type de réflexe émerge constamment dans le discours français et dans les choix fondamentaux des hommes politiques vis-à-vis de l'Europe. Rappelons-nous de Gaulle: quel grand tort ne fit-il pas à l'idée européenne en se moquant, durant les années 60, des "sauts de cabri" des partisans de l'union (Il ne suffit pas de dire l'Europe! l'Europe! l'Europe!). Et cette attitude persiste de nos jours non seulement chez ceux qui ne sont pas opposés au traité constitutionnel, mais encore chez ceux qui préconisaient le "oui à l'Europe". Tout récemment, au moment où était évoquée la possibilité de concentrer toutes les structures institutionnelles à Bruxelles, au nom de l'efficacité de fonctionnement, Bernard Poignant, le maire de Quimper s'y oposait nettement. Alors que Jean Monnet dès le début voulait un centre unifié comme "symbole unitaire", Poignant, lui, préfère le symbole de la fragmentation:
L'Union Européenne, déclare-t-il, n'est ni un État ni une Nation. Elle unit des peuples. Elle n'est pas un peuple"(Le Monde du 12/09/08).
Ce facteur imprègne si profondément la mentalité française. Ce que l'on appelle communément le "messianisme français", et qui éclate particulièrement dans les grandes commémorations comme le bicentenaire de la Révolution ou les grandes parades du 14 Juillet. Ou dans les diverses variations sur la Patrie des Droits de l'Homme. La France est censée apporter au monde une nouvelle Révélation qu'elle doit diffuser dans le monde entier. Bref, la France est "exception", elle a une vocation universelle. C'est à la lumière de l'idéologie française que l'on peut comprendre la politique que mena De Gaulle à l'égard de l'Europe. À ces yeux, l'Europe n'a aucun sens si elle n'est pas française, si elle ne permet pas à la France d'imposer sa domination. Dans cet esprit, la France a un rôle dirigeant à mener, tout simplement parce qu'elle est la France. "Notre action vise à atteindre des buts qui, parce qu'ils sont français, répondent à l'intérêt des hommes", déclarait-t-il. Et l'on pourrait citer les divers présidents qui lui ont succédé.
Pompidou: "La France doit jouer le rôle de l'Europe" (et non un rôle en Europe).
Mitterrand: "Cet indéfinissable génie qui permet à la France de concevoir et d'exprimer les besoins profonds de l'esprit humain"
Giscard: "La biologie profonde du peuple français en fait un groupe à part, à jamais distinct des autres peuples et destiné à devenir une élite pour le monde"
La liste est loin d'être exhaustive.
Bien entendu, je suis incapable de rendre compte des diverses raisons complexes et contradictoires qui ont dicté le non "irlandais". Mais le malaise est bien plus grave. Indéniablement, c'est l'ensemble du continent qui est saisi par le doute européen, cette maladie de langueur que la France lui a transmise dès l'origine. Ceux qui ont conçu ce projet étaient des visionnaires, des personnages qui avaient l'Europe chevillée au cœur et à l'intellingence. Mais les responsables politiques français ont vite refusé l'avènement d'une Europe politique. Le nationalisme de l'État français ne se borne donc pas à vouloir éradiquer notre culture, il se caractérise aussi par ses grandes capacités de nuisance par rapport à la construction européenne. Le non irlandais, que les français voudraient annuler avec leur arrogance coutumière, trouve là, non certes son explication, mais certainement son origine.
Lettre au député Marc Le FurCher Monsieur Le Fur,
Il est en effet CONSTERNANT de lire et d'entendre les déclarations de gens comme Michel CHARASSE, MELENCHON et consorts. On ne connait que trop leurs diatribes et leurs obsessions qui ne font qu'entretenir le peu d'estime que l'on a pour eux dans les milieux attachés à la construction une Europe solide fondée sur la solidarité et la diversité.
Mais il faut avouer que la déclaration de Madame la Présidente de l'Académie Française, personnalité jusqu'ici respectée pour son œuvre et son talent bien au delà de l'Hexagone, abasourdit tout le monde et il est fort à craindre que ses effets négatifs se feront sentir tant pour sa personne que pour la vision de la France à l' étranger . À un moment où l'UNESCO vient de déclarer l'année 2008 année de la préservation du patrimoine linguistique mondial, Madame Carrère d' Encausse se place au mème niveau-peu flatteur- que les extrèmistes flamands , les tenants de la mort de la civilisation tibétaine ou encore du nationalisme turc.
Il est à craindre qu'un tel comportement ne renforce les rangs de ceux qui ne croient que dans le rapport de force et jugent qu'établir un dialogue est peine perdue.
Vous avez, Monsieur le Député, ouvert la voie à une solution sereine et décomplexée de ce sujet. Il reste maintenant à inclure dans une loi les dispositioins pour assurer la pérennité de ces langues. Nous tenons à vous dire notre souhait de poursuivre le travail entamé avec vous pour abouitir à un résultat positif.
Recevez, Monsieur le Député, nos amicales salutations.
LettreÀ Mrs les Députés-Maires Jean Marc Ayrault et René Couanau.
Messieurs les Députés-Maires,
Par un article paru dans le journal "Le Marin" nous avons appris que Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports, voulait réformer les écoles de la marine marchande, ce qui en soit n'a rien de scandaleux. Malheureusement il n'en reste pas là et sous le prétexte de leur donner un nouveau statut, après avoir enterré le statut régional créé par Raffarin, il est prévu de fermer purement et simplement les écoles de Saint Malo et de Nantes.
Ainsi la Bretagne, qui fournit plus de 60% des navigants de l'hexagone et dont on se plaît à vanter en haut lieu "la vocation maritime", se trouverait-elle amputée des deux écoles d'Hydro qui lui reste, à un moment où le traffic maritime international connait un développement sans précédent.
Nous trouvons ces projets scandaleux et dans le cas où ils venaient à se réaliser on pourrait parler de politique de "déménagement du territoire".
Perspective d'autant plus inadmissible que la Bretagne a déjà investit des sommes conséquentes pour l'amélioration dans les équipements de ces écoles. De récentes éditions du "Télégramme" et de "Ouest-France" ont fait connaître les réactions très négatives de M. le Député-Maire de Saint Malo et de M. Jean Yves Le Drian sur ce dossier. Mais il nous semble qu'il faut aller au delà des simples protestations.
C'est pourquoi nous vous demandons, Messieurs les Députés-Maires, d'entreprendre une démarche commune auprès du gouvernement sur cette affaire. Nous pensons, que au delà de vos sensibilités politiques respectives, vous aurez à cœur de défendre l'avenir du monde maritime breton tout en rendant hommage à son glorieux passé.
Veuillez agréer Messieurs les Députés-Maires, en mon nom et au nom de nos adhérents et sympathisants, nos salutations distinguées.
M Balladur répond à l'AFB-EKBDans un récent courrier, M. Balladur, Président de la commission pour la rénovation de la constitution française, se dit d'accord pour examiner les propositions élaborées par notre parti et présentées lors d'une conférence de presse à Auray le 15 Septembre dernier. Le bureau de l'AFB-EKB se félicite de cette nouvelle.
Ces propositions, au nombre de 17 et qui concernent aussi bien les modifications à apporter aux institutions françaises que la Bretagne proprement dite, seront donc adressées à la Commission et diffusées auprès des médias et à certains organismes qui militent pour le bien commun de la population bretonne. Le détail de ces propositions sera aussi consultable sur le site internet de l'AFB-EKB.
50 mesures pour la Bretagne - Horizon 2010
De Françoise Morvan à Marine Le Pen en passant par Hubert CoudurierVous savez tous que Françoise Morvan, comme les Erinyes des tragédies grecques, poursuit inlassablement le mouvement breton et, comme beaucoup d'autres idolâtres, sacrifie allègrement le Peuple Breton sur l'autel de la République. Elle est présente sur tous les fronts, elle est à l'affût de tous les combats, afin de permettre à l'Indivisible vacillante de garder un minimum de vigueur. C'est ainsi qu'elle a été la première à s'en prendre à la bretonnisation des panneaux routiers en pays gallo. Pensez donc, une zone qui, depuis des siècles, (depuis Clovis j'imagine), a parlé un dialecte de langue d'oïl, une région exclusivement de culture française, (où la toponymie n'évoque en rien la langue bretonne!), oser introduire le bilinguisme dans un tel sanctuaire, quel sacrilège ! Je n'insiste pas sur les sarcasmes gorgés d'une haine inextinguible que déverse sur les militants bretons ce porte-drapeau du jacobinisme politique, notamment sur l'association vannetaise Bemdez.
Depuis quelques jours, nous avons pu constater que Marine le Pen lui emboîte le pas. Plus scandaleux encore, elle "justifie
une assimilation violente, demandant à la Bretagne, dit l'auteur du communiqué, de perdre sa culture, sa
langue, sa religion pour se fondre en un espace national de référence". Je ne peux, bien entendu, restituer les paroles
exactes de Mme le Pen, mais qu'elle invoque la nécessité de l'assimilation et emploie le terme d'assimilation violente,
me semble plausible. Nous ne sommes plus habitués à entendre ce langage, parce que nos politiciens ont su depuis longtemps
récurer leurs vieux concepts, et se gardent bien de commettre de telles bévues. Mais, nous ne le savons que trop, en haut
lieu, tous partagent la même conception de la société, sauf qu'ils tiennent davantage compte du rapport de force. Ils
savent bien que l'identité bretonne est forte, assez forte en tout cas pour ne pas supporter un tel langage, et que, chez
ces Gaulois fiers et irascibles, de la passivité à la rébellion le pas est vite franchi.
Rien de nouveau sous le soleil, par conséquent, le nationalisme échevelé de Marine Le Pen s'inscrit dans une longue
tradition républicaine "à la française" : il s'agit de réaliser la "communauté des citoyens égaux devant la loi" sur les
débris de toutes les appartenances culturelles ou ethniques , quelles soient corses, alsaciennes, basques ou bretonnes.
Pour qu'advienne cette société idéale, resplendissante de rationalité, l'école de Jules Ferry n'avait pas lésiné sur
les moyens. Elle eut recours, elle aussi, à des procédés violents, mais cette violence sait désormais se dissimuler
sous le masque de l'idéologie. Disons qu'à la violence de l'agression, celle que préconise Marine le Pen, (la violence
du "simbol" à la grande époque des hussards noirs de la République), a succédé une violence plus sournoise, presque
invisible, celle de l'oppression : celle de l' article 2 de la Constitution, celle d'un Conseil Constitutionnel
arbitrairement nommé, celle des arrêtés ministériels et d'un système administratif implacable (préfet de région,
rectorat, inspecteurs d'académie), celle, enfin, d'un discours culpabilisant sur le "communautarisme" et le "repli
identitaire", auquel le maître-penseur du Télégramme fait bien évidemment allusion.
Puisque je parle de cette violence masquée, je me dois de rappeler l'admirable discours patelin (un vrai chef-d'œuvre
du genre) : celui du Ministre de l'outre-Mer, François Baroin, en réponse à la proposition d'amendement de l'article 2
de la Constitution par Marc Le Fur. Voilà de quelle manière doit parler un homme politique digne de ce nom. Face à des
bonimenteurs si talentueux, Marine le Pen fait bien piètre figure.
Évoquant le communautarisme, je signale la raison d'être de cette nouvelle trouvaille étatique. Appliqué au combat que nous menons pour la sauvegarde de notre identité et de notre culture, ce terme peut difficilement revêtir un sens. Pourquoi une communauté humaine défendant son histoire, sa langue, son patrimoine culturel serait-elle stigmatisée de la sorte ? En réalité, l'important, pour nos stratèges politiques, n' est pas de conférer un sens à ce terme, mais de lui assigner une fonction, Dans une campagne de désinformation orchestrée par l'État, ce mot sert désormais de thème mobilisateur. Il n'y a pas si longtemps, nous avions droit au thème : mouvement breton = nazi , campagne qui a culminé avec le film BZH et la focalisation sur la personne de Roparz Hemon : R. Hemon au service de la propagande nazie à radio Rennes (thèse de Ronan Calvez), R.Hemon gestapiste (présence à l'Assemblée nationale " d'historiens", soutenus par les députés Félix Leizour et Alain Gouriou). Actuellement, le nouveau thème concocté par l'État, et qui s'applique à tous les mouvements régionalistes, est celui du communautarisme. Au thème Mouvement Breton = nazi s'est substitué une nouvelle équation : régionalisme = communautarisme. J'ai étudié la technique de la désinformation ainsi que les réseaux occultes qui lui servent de vecteurs. Elle fait partie de l'arsenal inépuisable de la République déclinante. Régulièrement nous aurons affaire à des variations sur ces deux thèmes : tantôt le nazisme génétique du mouvement breton, tantôt la perversion du communautarisme. Hanté par le spectre d'un éventuel effondrement, cet "État-Nation", artificiellement construit sur la négation des nationalités, préfèrera sans doute user de tels stratagèmes à l'avenir, au lieu de procéder aux réformes institutionnelles nécessaires. Que cela ne nous empêche pas de dormir!
Avant de terminer, je voudrais soulever un problème crucial. Mais je ne pourrai que l'effleurer ici. Quel est, à votre avis, le point faible chez tous ces défenseurs du jacobinisme politique ? Sous quel angle peut-on véritablement les attaquer? Face à quel argument se révèlent-ils infiniment faibles ? C'est sur le plan moral. Ils auront beau invoquer les grands principes républicains, envelopper leurs pratiques ethnocidaires dans le chocolat de la "communauté de citoyens", du "pacte républicain", de la "Volonté Générale"et autres sornettes, nous pouvons toujours leur rétorquer que leurs pratiques sont immorales, voire criminelles : détruire une langue, détruire une culture, c'est détruire des hommes. Le saccage d'une identité collective ne relève pas de la civilisation, mais de la barbarie. On touche profondément à la dignité de l'être humain. Si j'avais le temps, je m' appuierais sur des faits qui peuvent faire l'unanimité : le taux d'alcoolisme breton depuis la première guerre mondiale, et maintenant le taux de suicide qui dépasse de 60% la moyenne française. Des hommes debout transformés en épaves. Et comme la centralisation politique est le moteur essentiel de ce laminage des cultures, ajoutons aussi, quoi qu'en pense M. Coudurier, que le système centralisé est foncièrement immoral : il entraîne trop de souffrances, d'inégalités, d'injustices et de frustrations. Mais restons résolument optimistes. Peut-être arrivera-t-il un jour que quelques hommes politiques lucides et courageux se dégageront de l'armure d'une idéologie désuète, qui confond nationalité et citoyenneté. Il n'est pas impossible que la France de demain se régionalise, et que la République centralisée et jacobine devienne, à l'image des sociétés qui nous entourent, une véritable démocratie, c'est-à-dire un pays où la politique se réfèrera aux principes moraux fondamentaux.
Plateformes européennes de déconstruction-décontamination des navires
Actualité économique et de l'emploi en Bretagne
La France qui refuse de reconnaître les accords internationaux: